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La Revue de Presse

Retrouvez l'actualité économique du territoire de la semaine 14

La Revue de Presse

ACTUALITES DES ENTREPRISES

Découvrez l’aéroport Amiens Henry Potez en photos

À l’occasion de la fête du printemps organisée par le Département, l’aéroport international Amiens Henry Potez, situé à Méaulte, a ouvert exceptionnellement ses portes au public. Cet événement a permis aux habitants du territoire ainsi qu’aux passionnés d’aviation de découvrir les coulisses de cette infrastructure habituellement peu accessible. Les visites, organisées les samedi 28 et dimanche 29 mars, ont rencontré un franc succès puisque tous les créneaux proposés affichaient complet. Au cours de cette immersion, les participants ont d’abord exploré l’histoire de l’aéroport, depuis sa création jusqu’à ses usages actuels. Cette introduction a permis de mieux comprendre le rôle stratégique de la plateforme dans le paysage aéronautique local et régional. Les visiteurs ont ensuite vécu une expérience originale en montant à bord de camions de pompiers, utilisés pour la sécurité aéroportuaire, afin de rejoindre le tarmac. La visite s’est poursuivie au cœur des installations, notamment avec un passage par la tour de contrôle, un lieu habituellement inaccessible au public pour des raisons de sécurité. Bien qu’aucune photo ne soit autorisée à l’intérieur, cette étape a constitué un moment fort de la découverte. Les visiteurs ont également accédé au hangar des sapeurs-pompiers, dédié à la gestion des risques et à la protection des infrastructures et des personnes. Sur place, ils ont pu échanger directement avec des professionnels, notamment un contrôleur aérien et des pompiers. Ces derniers ont expliqué leur rôle essentiel et leur organisation quotidienne pour assurer la sécurité et le bon fonctionnement de l’aéroport. Ces rencontres ont offert un éclairage concret sur des métiers souvent méconnus mais indispensables. Pour ceux qui n’ont pas pu participer à ces visites, d’autres occasions sont déjà prévues. L’aéroport accueillera le public le 26 septembre lors de la fête de l’aviation. D’ici là, deux autres événements sont programmés : un week-end dédié à la chute libre les 20 et 21 juin, ainsi que le traditionnel meeting aérien international les 28 et 29 août. (Article du 29/03/2026 – Courrier Picard)


Le fromager végétal picard Jay & Joy a levé 2 millions d’euros


Le producteur français de fromages végétaux Jay & Joy, basé à Lacroix-Saint-Ouen près de Compiègne, vient de finaliser une levée de fonds de deux millions d’euros pour accélérer son développement à l’international et en grande et moyenne distribution (GMS). Ce financement a été réalisé auprès des investisseurs historiques du groupe, tels que Demeter, Beyond Impact, Mindstone et Vivegan, ainsi que de nouveaux partenaires comme Makesense. Cette opération s’inscrit dans la continuité du rachat en début 2025 de Les Nouveaux Affineurs, ancien concurrent de Jay & Joy sur le marché des magasins bio. Le rachat a été suivi d’une modernisation de l’identité de la marque et de son lancement en grande distribution, notamment chez Monoprix, Franprix, Intermarché et Carrefour. Cette stratégie a rencontré un franc succès, et Les Nouveaux Affineurs seront désormais disponibles dans 2 000 magasins français d’ici la fin de l’année, soit le double du réseau actuel. Sur le marché des magasins bio, Jay & Joy demeure le leader français, présent dans des enseignes telles que Naturalia et Biocoop. L’entreprise vise désormais une expansion européenne, ciblant des pays où la demande pour les fromages végétaux est forte, comme l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne et les Pays-Bas. Déjà exportatrice vers une dizaine de pays européens, la société réalise 30 % de son chiffre d’affaires à l’international, malgré un résultat net négatif de 1,2 million d’euros en 2024. La levée de fonds permettra de moderniser les outils de production afin de répondre à l’augmentation des volumes et de soutenir la croissance commerciale, avec pour objectif de produire 3 millions de fromages végétaux annuellement à partir de 2027 et d’atteindre une croissance de 80 % en 2026. Fondée en 2015, Jay & Joy élabore des fromages à base de laits végétaux — amande, soja, coco — sans additifs ni colorants, en s’inspirant des recettes traditionnelles pour obtenir goût et prix comparables aux fromages classiques. La gamme comprend une quinzaine de références, incluant fromages à pâte persillée, râpés, à salade ou pour la cuisson. La production des deux marques est assurée sur les sites de Lacroix-Saint-Ouen et d’Ivry-sur-Seine, et l’entreprise emploie aujourd’hui 45 salariés. Cette stratégie de croissance s’inscrit dans un double objectif : conquérir de nouveaux marchés internationaux et renforcer la présence en GMS sur le territoire français. (Article du 30/03/2026 – Courrier Picard)

EMPLOI

Le groupe de construction Lhotellier propose 50 contrats en alternance

Le Groupe Lhotellier, acteur majeur du secteur de la construction fondé en 1919 en Normandie et basé à Blangy-sur-Bresle, renforce sa stratégie en matière de ressources humaines en misant sur l’alternance. L’entreprise annonce le recrutement de 50 alternants à partir de septembre 2026, répartis dans ses agences des Hauts-de-France, de Normandie et d’Île-de-France. Ces recrutements s’inscrivent dans des contrats d’apprentissage d’une durée de 12 à 24 mois, accessibles à différents niveaux de formation, allant du CAP jusqu’au diplôme d’ingénieur. Les alternants interviendront dans l’ensemble des activités du groupe, qui couvrent un large spectre de métiers : construction, infrastructures et aménagement, énergie, environnement, industries routières, matériaux et immobilier. Cette diversité permet aux jeunes de se former à des compétences variées et de s’insérer dans des secteurs en constante évolution. Pour le groupe Lhotellier, l’alternance représente un levier stratégique essentiel. Selon Danaëe Macret, responsable du développement des ressources humaines, ces formations permettent à la fois de transmettre les savoir-faire historiques de l’entreprise et d’intégrer de nouvelles compétences, notamment liées aux enjeux de la construction durable. En accueillant des jeunes en formation, l’entreprise anticipe ses besoins futurs tout en contribuant à l’insertion professionnelle à l’échelle des territoires. Les résultats de cette politique sont déjà visibles : en 2025, 60 % des alternants formés au sein du groupe ont été recrutés en contrat à durée indéterminée (CDI). Ce taux élevé illustre l’efficacité de l’alternance comme passerelle vers l’emploi durable, tout en répondant aux besoins de main-d’œuvre qualifiée dans le secteur du BTP. Au-delà de la construction, le groupe Lhotellier est également présent dans des domaines complémentaires tels que l’énergie, l’environnement ou encore les matériaux. En 2025, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 346 millions d’euros et compte environ 1 700 salariés. Cette dynamique de recrutement confirme sa volonté de poursuivre son développement tout en formant les talents de demain. (Article du 30/03/2026 – Courrier Picard)


Débrayage chez Valéo : « On ne touche pas au 1 er mai, une journée sacrée »


Une mobilisation sociale a éclaté le mercredi 1er avril au sein de l’usine Valéo située dans la zone industrielle Nord. Dès 8 h 30, une cinquantaine de salariés, représentant plus de 80 % de l’équipe du matin selon les syndicats, ont cessé le travail pour soutenir leurs collègues de l’équipe de nuit. À l’origine du conflit : l’organisation du travail autour du 1er mai, jour férié hautement symbolique pour les travailleurs. Traditionnellement, cette journée n’est pas travaillée dans l’usine. Toutefois, la direction a demandé à l’équipe de nuit, qui travaille habituellement de 22 h à 6 h, de prendre leur service à partir de 00 h 01 dans la nuit du 1er au 2 mai, afin d’assurer les six heures restantes. Une décision perçue comme injuste et provocante par les salariés, qui estiment être privés d’un jour de repos lié à la Fête du travail. Bien que cette organisation soit légale, puisque le travail débute officiellement le 2 mai, les syndicats dénoncent un contournement de l’esprit du jour férié. Pour les représentants du personnel, cette décision est « mesquine » et constitue une atteinte à une date qu’ils considèrent comme « sacrée ». Ils réclament un geste symbolique de la direction, d’autant plus que le climat social est déjà tendu. Les salariés évoquent un ras-le-bol général, alimenté par deux plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) en deux ans et des négociations salariales jugées insuffisantes, avec une augmentation de 1,4 %, inférieure à celle obtenue sur d’autres sites du groupe. Les syndicats regrettent également un manque de dialogue avec la direction, accusée de ne pas répondre à leurs préoccupations. Ils dénoncent une tendance à faire peser les efforts uniquement sur les salariés, tout en remettant en cause des acquis symboliques comme le 1er mai. Pour eux, cette situation représente la « goutte d’eau » qui a déclenché la mobilisation. De son côté, la direction de Valéo n’a pas souhaité s’exprimer publiquement sur le sujet. Le mouvement pourrait se poursuivre, illustrant un climat social tendu et des tensions persistantes autour des conditions de travail et du respect des droits des salariés. (Article du 02/04/2026 – Courrier Picard)

ECONOMIE

« Le marché immobilier picard se maintient malgré la conjoncture »

Selon l’étude publiée en mars 2026 par la Chambre interdépartementale des notaires de Picardie, le marché immobilier en Picardie pour l’année 2025 apparaît globalement stable, mais fortement marqué par des disparités territoriales. Charles Couvreur, notaire à Amiens et vice-président de l’institution, souligne que cette diversité constitue l’une des principales caractéristiques du marché régional. Dans l’ensemble, les prix des maisons affichent une tendance à la hausse, tandis que ceux des appartements connaissent plutôt un recul. Cette évolution témoigne d’une demande toujours soutenue pour les biens individuels, notamment dans certains secteurs. Toutefois, la situation varie sensiblement selon les départements : la Somme et l’Aisne montrent une meilleure résistance du marché des maisons anciennes, alors que l’Oise demeure le territoire le plus cher de la région. Certaines zones géographiques se distinguent particulièrement par des niveaux de prix élevés. C’est le cas de la côte picarde, d’Amiens et de ses environs, ainsi que du sud de l’Oise. D’autres secteurs comme Château-Thierry ou Saint-Quentin participent également à cette dynamique. À l’inverse, d’autres territoires restent plus accessibles, accentuant les écarts de prix au sein même de la région. Le marché des terrains à bâtir illustre aussi ces disparités : une baisse de 10 % est observée dans la Somme, tandis que l’Oise et l’Aisne enregistrent respectivement des hausses de 3 % et 7 %. Malgré la remontée récente des taux d’intérêt pratiqués par les banques, aucune incidence directe n’est encore constatée sur les prix de vente. Selon Charles Couvreur, la Banque centrale européenne n’a pas modifié ses taux directeurs, même si les établissements bancaires ont anticipé une légère hausse. Enfin, des inquiétudes émergent concernant le volume des constructions à venir. La hausse des coûts des matériaux, notamment liée à l’augmentation du prix du gaz, pourrait freiner les nouveaux projets immobiliers. Dans un contexte économique et géopolitique incertain, le marché immobilier picard reste donc stable mais fragile, et étroitement dépendant des évolutions globales. (Article du 30/03/2026 – Courrier Picard)


Ristourne Total : la goutte de trop ?


Le plafonnement des prix des carburants mis en place par TotalEnergies a provoqué une affluence exceptionnelle dans ses stations-service à la fin du mois de mars 2026. Annoncée le 12 mars, cette mesure fixait le prix de l’essence à 1,99 € et celui du gazole à 2,09 €, soit des tarifs légèrement inférieurs à ceux du marché, notamment pour le diesel vendu en moyenne 2,25 €. Face à la hausse généralisée des prix, ces stations sont devenues des points de convergence pour les automobilistes cherchant à faire des économies, quitte à patienter longuement. Dans plusieurs villes, la situation est rapidement devenue tendue. À Abbeville, des files d’attente importantes ont provoqué des risques d’accident. Certains automobilistes dénoncent l’absurdité de patienter moteur allumé pour économiser quelques centimes, tandis que d’autres, notamment des professionnels comme des paysagistes, estiment que ces économies sont indispensables à leur activité. Le mécontentement social s’exprime également, certains évoquant des difficultés croissantes pour les travailleurs modestes face à l’augmentation du coût de la vie. À Villers-Saint-Paul, la situation est similaire : la fréquentation des stations a triplé, entraînant des embouteillages et une nervosité palpable. Les automobilistes s’inquiètent pour leur budget, notamment ceux qui dépendent fortement de leur véhicule pour travailler. Certains redoutent une hausse encore plus importante des prix, évoquant la possibilité d’un litre atteignant 3 à 4 euros, en lien avec les tensions internationales. À Amiens, les stations sont parfois à sec dès la matinée, avant d’être rapidement prises d’assaut après réapprovisionnement. Cette situation affecte directement le quotidien des habitants : certains réduisent leurs déplacements, limitent les visites familiales ou renoncent à utiliser leur véhicule. Les plus précaires, comme les demandeurs d’emploi, sont particulièrement touchés et se sentent piégés par cette hausse des coûts. Enfin, les employés des stations subissent eux aussi la pression, devant gérer les pénuries, les files continues et parfois la frustration des clients, notamment lors des fermetures. Face à cet afflux massif et à la tension croissante, la décision de prolonger le plafonnement d’une semaine supplémentaire apparaît comme un répit temporaire, sans résoudre les difficultés de fond liées à la hausse des carburants. (Article du 01/04/2026 – Courrier Picard)


Ambiance électrique sur le marché de l’automobile


Les ventes de véhicules électriques en France ont atteint un niveau record en mars, portées notamment par la hausse marquée des prix des carburants. En Picardie, cette tendance se confirme sur le terrain : les automobilistes, confrontés à des factures élevées à la pompe malgré un plafonnement temporaire des prix, envisagent de plus en plus sérieusement de passer à l’électrique. À Amiens, comme ailleurs, les stations-service restent très fréquentées, mais l’idée d’un changement de motorisation fait son chemin. Le contexte international, notamment le conflit au Moyen-Orient, a contribué à la flambée des prix du carburant, ce qui a stimulé le marché des véhicules électriques. Selon les données récentes, les ventes ont augmenté de 68 % en mars, représentant 28,5 % des immatriculations de véhicules neufs, un niveau jamais atteint auparavant. Dans les concessions locales, cette dynamique est visible : certaines enregistrent jusqu’à 30 % de ventes électriques, contre 20 % habituellement. Les modèles d’entrée de gamme, plus accessibles, rencontrent un succès particulier. Les professionnels du secteur constatent un intérêt croissant de la part des clients, même si le prix reste un frein important. Beaucoup viennent se renseigner sans forcément acheter immédiatement. Les nouvelles concessions, notamment celles de marques étrangères récemment implantées, affichent également de bons résultats, avec plusieurs dizaines de commandes en quelques mois. Le marché de l’occasion suit la même tendance, avec une hausse significative des ventes de véhicules électriques. Certains vendeurs évoquent des chiffres inédits, signe que des acheteurs déjà intéressés ont décidé de franchir le pas face à la hausse des coûts du carburant. Cependant, des obstacles persistent : le prix d’achat, l’autonomie des batteries, leur fiabilité et les incertitudes sur le coût futur de l’électricité freinent encore certains consommateurs. De plus, certains professionnels estiment que cet engouement pourrait être temporaire et lié à la conjoncture actuelle. Si les prix du carburant baissent, la transition vers l’électrique pourrait ralentir. (Article du 02/04/2026 – Courrier Picard)

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

Une machine picarde à compter les pommes de terre

À l’école d’ingénieurs UniLaSalle, des étudiants ont conçu un prototype innovant destiné à automatiser une tâche encore souvent réalisée manuellement dans le secteur agricole : le comptage des pommes de terre. Ce projet est né d’une commande réelle de l’institut de recherche Arvalis, spécialisé dans le végétal, qui souhaitait développer une machine capable d’analyser les tubercules tout en distinguant les cailloux. Quatre étudiants, dont Jean-Baptiste Milou, se sont investis dans cette mission avec un cahier des charges précis et du matériel fourni, comprenant notamment une caméra et un convoyeur. Leur objectif était de créer un dispositif capable de reconnaître la forme, la couleur et la taille des pommes de terre, tout en amorçant une réflexion sur le tri automatisé. Environ 70 heures de travail, entamées en février 2025, ont été nécessaires pour aboutir à un premier prototype fonctionnel. La machine repose sur un système relativement simple mais efficace : une caméra placée au-dessus d’un convoyeur observe les tubercules dans une cage à luminosité contrôlée grâce à des LED. Ce dispositif permet d’identifier et de compter les pommes de terre avec précision. Le prototype a ensuite été testé chez Arvalis, avant d’être repris par un second groupe d’étudiants chargé d’améliorer ses performances. L’étape suivante consiste à intégrer une intelligence artificielle afin de différencier automatiquement les cailloux des tubercules, ouvrant ainsi la voie à un tri entièrement automatisé. Les étudiants ont déjà développé un logiciel spécifique pour accompagner cette évolution. Ce projet illustre également l’importance de l’ingéniosité et des solutions simples : une partie de la structure a été réalisée avec des matériaux de récupération, comme une palette en bois. Il s’inscrit dans une pédagogie tournée vers la pratique et les collaborations avec les entreprises. À UniLaSalle, ces partenariats permettent aux étudiants de travailler sur des problématiques concrètes tout en se préparant au monde professionnel. L’école collabore ainsi avec de grandes entreprises comme Airbus, Schneider Electric ou Valeo, offrant aux futurs ingénieurs une formation directement connectée aux besoins de l’industrie. (Article du 30/03/2026 – Courrier Picard)

LE CHIFFRE DE LA SEMAINE

300 exposants à Business expo à Amiens le 2 avril

Le salon Business Expo, dédié aux entreprises et aux acteurs économiques, se tient le 2 avril 2026 à Mégacité Amiens, perpétuant une tradition bien installée dans la région. Cet événement B to B, également appelé « Entreprises et territoires », vise à rassembler les décideurs économiques locaux, qu’ils soient issus du secteur public ou privé, afin de favoriser les échanges et les opportunités d’affaires. Pour cette édition, Business Expo réunit environ 300 exposants et attire près de 3 000 visiteurs professionnels. Cette forte participation témoigne de l’importance de ce rendez-vous pour le tissu économique local. Tout au long de la journée, les entreprises présentes peuvent présenter leurs produits et services, échanger avec d’autres professionnels et envisager de futurs partenariats ou contrats. Parmi les moments clés du salon figure le « Village des donneurs d’ordres ». Cet espace regroupe des acheteurs publics et privés ainsi que des prestataires locaux soigneusement sélectionnés. L’objectif est de favoriser des rencontres ciblées et concrètes autour de besoins réels, facilitant ainsi la mise en relation entre l’offre et la demande sur le territoire. Autre temps fort : le speed meeting business. Ce format dynamique rassemble environ 150 décideurs et permet à chaque participant de présenter rapidement son activité lors de tours de table d’une minute. Ce dispositif favorise la prise de contact rapide et efficace, offrant aux entreprises une occasion précieuse de développer leur réseau et d’identifier de nouvelles opportunités professionnelles. En complément de ces dispositifs, le salon propose également des ateliers et des conférences tout au long de la journée. Ces interventions permettent aux participants d’approfondir leurs connaissances sur des thématiques variées liées à l’entreprise, à l’innovation ou encore au développement économique. Enfin, un moment convivial vient clôturer l’événement avec un afterwork organisé en fin de journée, entre 17 h et 18 h 30, après la fermeture du salon. Ce temps informel prolonge les échanges dans un cadre plus détendu, favorisant la création de liens professionnels durables. Ainsi, Business Expo s’impose comme un rendez-vous incontournable pour les entreprises locales, en facilitant les rencontres, la visibilité et le développement économique du territoire. (Article du 30/03/2026 – Courrier Picard)

SANTE

HUGO, le nouveau robot qui débarque dans les salles d’opération

La chirurgie assistée par robot poursuit son développement en France, notamment en Picardie, où plusieurs établissements de santé s’équipent de technologies de pointe. Après la polyclinique de Picardie à Amiens, le centre hospitalier de Beauvais s’est récemment doté du robot chirurgical Hugo, conçu par l’entreprise américaine Medtronic, pour un coût d’environ 1,4 million d’euros. Cet équipement est principalement utilisé en chirurgie urologique et digestive. Lors d’une opération observée à Amiens, le docteur Alexandre Paul, urologue, réalise une prostatectomie (ablation de la prostate) en manipulant à distance les bras articulés du robot. Installé devant un écran en trois dimensions, il contrôle les instruments avec précision grâce à des manettes, dans une configuration qui peut rappeler l’univers du jeu vidéo, bien que l’acte médical reste extrêmement sérieux et technique. Ce dispositif permet au chirurgien de travailler à plus de deux mètres du patient, tout en bénéficiant d’une vision détaillée des organes. Le robot Hugo est équipé de quatre bras articulés et offre une visualisation en 3D, ce qui améliore considérablement la précision des gestes chirurgicaux. Cette technologie permet des interventions moins invasives, avec des bénéfices importants pour les patients, notamment une réduction des risques d’incontinence et de troubles de l’érection après une opération de la prostate. Elle contribue également à une récupération plus rapide. Pour utiliser ce type d’équipement, les chirurgiens doivent suivre une formation spécifique. Dans ce cas, les praticiens ont été formés en Belgique pendant plusieurs jours, avec des exercices sur des animaux puis sur des corps humains. Cette montée en compétence accompagne l’essor de la chirurgie robot-assistée, en progression constante depuis une vingtaine d’années. D’autres établissements, comme le CHU Amiens-Picardie, utilisent également des robots pour diverses interventions, notamment sur le rachis depuis 2014, une première mondiale à l’époque. À l’avenir, les progrès de l’intelligence artificielle devraient encore améliorer ces pratiques, en permettant notamment une meilleure préparation des opérations. Malgré tout, les spécialistes rappellent que ces robots restent des outils : les chirurgiens demeurent au cœur de l’acte médical. (Article du 02/04/2026 – Courrier Picard)