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La Revue de Presse

Retrouvez l'actualité économique du territoire de la semaine 38

La Revue de Presse

ECONOMIE

Les rillettes Bordeau Chesnel bientôt picardes ?

La holding financière Alliance, détenue majoritairement par la coopérative agricole Cobevial, basée à Amiens, est en négociation exclusive avec le groupe agroalimentaire Savencia pour racheter la marque de rillettes Bordeau Chesnel. Les discussions, engagées depuis la fin de 2025 ou le début de 2026, pourraient aboutir d’ici la fin de l’année. Le montant éventuel de la transaction n’a pas été communiqué. L’information a été présentée aux représentants du personnel de Bordeau Chesnel lors d’une réunion extraordinaire du comité social et économique, le 7 septembre. Savencia, qui a réalisé 6,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025, souhaite céder cette activité afin de recentrer son portefeuille sur ses principales marques de crèmes, fromages et chocolats, comme Elle & Vire, Cœur de Lion, Caprice des Dieux, Weiss ou Valrhona. Bordeau Chesnel, détenue par Savencia depuis environ cinquante ans, constitue ainsi une activité moins stratégique pour le groupe. La marque dispose toutefois d’une forte notoriété auprès du grand public et figure parmi les principales marques de charcuterie en France. Sa production est réalisée depuis 2019 dans une usine située à Yvré-l’Évêque, dans la Sarthe, construite grâce à un investissement de 35 millions d’euros. Pour Cobevial, cette acquisition s’inscrirait dans la continuité de ses activités. La coopérative rassemble environ 1 500 éleveurs de porcs et de bovins dans les Hauts-de-France, en Seine-Maritime et dans les Ardennes. Elle détient également une quarantaine de PME de l’agroalimentaire, dont une quinzaine spécialisées dans la charcuterie. Parmi elles figurent notamment la Charcuterie du Moulin et Bahier, toutes deux implantées dans la Sarthe. Le rachat de Bordeau Chesnel permettrait donc à Cobevial de renforcer sa présence et ses parts de marché dans ce secteur. Sur le plan social, Alliance affirme vouloir conserver les 133 salariés de Bordeau Chesnel et prévoit même la création d’une vingtaine de postes. L’objectif affiché est de relancer la dynamique commerciale de l’entreprise et de développer son activité. Cobevial présente cette opération comme un investissement de long terme, en soulignant sa stabilité et son existence depuis 1954. Les salariés devront toutefois attendre la conclusion des négociations pour connaître définitivement leur avenir au sein du groupe. La coopérative agricole Cobevial, créée en 1954 et dont le siège est à Amiens, regroupera environ 1 500 adhérents coopérateurs d’ici à fin 2026. Cobevial est l’actionnaire majoritaire de la holding financière Alliance qui négocie pour racheter les rillettes Bordeau Chesnel. Cobevial a enregistré un chiffre d’affaires de 208 millions d’euros lors du dernier exercice. Son activité est basée sur l’élevage porcin (381 000) et bovin (55 000). Le groupe Alliance regroupe par ailleurs une quarantaine de PME dans le secteur de l’agroalimentaire et notamment le domaine de la charcuterie. Bordeau Chesnel, créée en 1922, est une célèbre marque de rillette produite à Yvré-l’Évêque (Sarthe). L’entreprise est mise en vente par le groupe agroalimentaire Savencia (6,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025), qui la détient depuis une cinquantaine d’années. L’entreprise sarthoise ne publie aucune donnée financière sur son activité. (Article du 12/09/2026 – Courrier Picard)

SOCIETE

Électriciens et gaziers en grève mardi pour défendre le « tarif agent »

Les électriciens et gaziers sont appelés à une grève massive mardi afin de protester contre un éventuel changement de leur « tarif agent », un avantage historique leur permettant de bénéficier d’un prix préférentiel sur l’électricité et le gaz. Les syndicats considèrent cet avantage comme une partie intégrante de la rémunération des salariés et refusent catégoriquement sa remise en cause. Le gouvernement envisage de modifier ce dispositif après avoir reçu, selon le ministère de l’Énergie, une mise en demeure de la Cour des comptes demandant de mettre en conformité la valorisation de l’écart entre le tarif payé par les agents et le coût réel de l’énergie. Le dispositif concerne environ 140 000 salariés des industries électriques et gazières, ainsi que près de 160 000 retraités des entreprises historiques EDF et GDF, notamment Engie, Enedis et GRDF. Dans un rapport publié en juillet, la Cour des comptes affirme que les bénéficiaires paient désormais moins de 2 % du tarif moyen de l’électricité ou du gaz acquitté par les consommateurs. Certains représentants syndicaux contestent toutefois ce chiffre et estiment le tarif à environ 10 % du prix payé par les ménages. Pour le groupe EDF, le coût de cet avantage a dépassé 700 millions d’euros en 2024. La CGT et la CFDT dénoncent une éventuelle réforme. Pour la CGT, le tarif agent constitue un « totem » non négociable, d’autant que la grille salariale du secteur commencerait sous le Smic. La CFDT rappelle également qu’il s’agit d’un élément de rémunération et non d’un cadeau accordé aux salariés. L’ensemble de l’intersyndicale, composée de la CGT, de la CFE-CGC, de la CFDT et de FO, prévoit une forte mobilisation. Des salariés ont même commencé à se mobiliser avant la journée officielle de grève, notamment à la centrale nucléaire de Flamanville. Les syndicats rappellent qu’en 2011, lorsque le tarif avait déjà été menacé, 86 % des salariés avaient fait grève. Le gouvernement doit encore préciser les modalités d’évolution du dispositif, qui devraient être fixées par arrêté ministériel. Les syndicats dénoncent cependant le manque de dialogue et réclament l’abandon du projet. Un rassemblement est prévu devant le ministère de l’Économie et des Finances à Bercy. Si le gouvernement ne répond pas à leurs revendications, les syndicats menacent d’intensifier le mouvement, même si aucun impact immédiat sur les usagers n’est attendu. (Article du 14/09/2026 – Courrier Picard)

TRANSPORT

Des bons plans lors de la semaine de la mobilité

À l’occasion de la Semaine européenne de la mobilité, organisée du 16 au 22 septembre, la Région Hauts-de-France met en place plusieurs offres destinées à encourager les habitants à privilégier les transports en commun. Ces promotions permettent notamment de découvrir de nouvelles façons de se déplacer tout en réduisant les dépenses liées aux transports. Pendant toute la durée de l’événement, la carte Pass Pass est proposée gratuitement pour toute première demande, alors qu’elle coûte habituellement 5 euros. Cette carte permet de charger différents titres de transport et abonnements des réseaux partenaires, notamment pour les trains, les autocars et les réseaux de transports urbains. Elle peut être demandée en ligne sur les boutiques accessibles depuis le site Hauts-de-France Mobilités, mais également dans les 13 agences commerciales du réseau régional d’autocars. Des relais billettiques, notamment situés dans les gares d’Amiens, de Creil et de Saint-Quentin, permettent aussi de l’obtenir. La Région propose également une offre spéciale sur le réseau régional d’autocars. Les mercredi 16, samedi 19 et dimanche 20 septembre, les voyageurs pourront acheter un titre valable une journée pour seulement 2 euros. Cette initiative vise à rendre les déplacements en car plus accessibles et à inciter les habitants à tester ce moyen de transport. À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, une autre promotion concerne les trains régionaux. Les samedi 19 et dimanche 20 septembre, un billet aller-retour à seulement 2 euros permettra de voyager sur l’ensemble du réseau TER Hauts-de-France. Les billets sont disponibles depuis le 8 septembre sur le site TER Hauts-de-France ainsi qu’aux guichets des gares. Enfin, l’opération « Jours Traincroyables » complète ces offres. Du 15 au 25 septembre, 30 000 billets TER sont mis en vente à des prix compris entre 3 et 12 euros. Ils permettent de voyager pendant les week-ends compris entre le 19 septembre et le 11 octobre. Ainsi, la Région propose plusieurs réductions pour rendre les transports collectifs plus économiques et favoriser leur utilisation. (Article du 15/09/2026 – Courrier Picard)

SOCIAL

La CGT du CHU d’Amiens appelle à la grève les 15 et 29 septembre

La CGT du CHU d’Amiens appelle les agents hospitaliers à se mobiliser les 15 et 29 septembre, dans un contexte de débats sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027. La date du 29 septembre correspond également à une journée de grève intersyndicale concernant l’ensemble de la fonction publique. Les syndicats souhaitent notamment obtenir de meilleures rémunérations et une amélioration des conditions de travail. La CGT du CHU demande un budget de la Sécurité sociale davantage adapté aux besoins de la population, qu’elle estime en constante augmentation. Le syndicat dénonce surtout le sous-financement chronique de l’hôpital public, qui aurait des conséquences importantes aussi bien pour les personnels que pour les patients. Parmi les principales difficultés dénoncées figurent le manque de lits, les effectifs insuffisants et des conditions de travail souvent dégradées. La CGT estime également que les salaires des agents hospitaliers restent trop faibles par rapport à ceux pratiqués dans les autres pays de l’OCDE. Pour le syndicat, cette situation rend l’hôpital public moins attractif et contribue à aggraver les difficultés de recrutement et de fidélisation du personnel. Selon la CGT, le manque de moyens a également des conséquences directes sur la prise en charge des patients. Il entraînerait des délais d’attente trop importants, une rotation fréquente des patients et parfois des sorties trop précoces. Le syndicat affirme que ces conditions peuvent provoquer de la souffrance et, dans certains cas, conduire à des décès qui auraient pu être évités. Pour répondre à ces problèmes, la CGT formule plusieurs revendications. Elle demande notamment de porter la valeur du point d’indice à 6 euros, afin d’améliorer les rémunérations des agents publics. Elle réclame aussi la suppression de la journée de carence et une indemnisation à 100 % des arrêts maladie. Sur le plan des effectifs, le syndicat souhaite le recrutement de 100 000 agents supplémentaires dans les hôpitaux publics. Il demande également une augmentation d’au moins 8 % de l’ONDAM, qui détermine les dépenses consacrées à l’Assurance maladie, ainsi que l’annulation des 30 milliards d’euros de dette des hôpitaux. À travers ces revendications et les journées de mobilisation, la CGT veut alerter sur la situation de l’hôpital public et obtenir davantage de moyens pour améliorer les conditions de travail et les soins. (Article du 15/09/2026 - Courrier Picard)

COMMERCE

Jona, le nouveau concept du Comptoir du Malt, ouvre aujourd’hui

Le groupe amiénois Le Comptoir du Malt, créé il y a 25 ans, lance un nouveau concept de restaurant baptisé Jona, dont l’ouverture est prévue ce mercredi 16 septembre rue Alexandre-Dumas, à Amiens. Installé dans un espace de 450 m², l’établissement propose 140 places, contre 200 dans les restaurants traditionnels du groupe, avec une ambiance plus chaleureuse et cosy. Jona se distingue également par une carte plus courte, centrée sur des burgers et une cuisine de type brasserie-bistrot. Ouvert sept jours sur sept jusqu’à minuit, le restaurant vise principalement les nombreux salariés travaillant dans ce secteur stratégique d’Amiens. Il se trouve notamment à proximité du pôle des cliniques privées, des services techniques d’Amiens Métropole, de la Chambre d’agriculture de la Somme, du siège du Crédit Agricole et d’Aquapôle. Le lieu souhaite ainsi attirer une clientèle aussi bien pour le déjeuner que pour les soirées afterwork. Le nouveau restaurant est implanté sur une ancienne friche occupée jusqu’en 2012 par AGRATI, entreprise spécialisée dans la fabrication de vis et de boulons. Le quartier connaît aujourd’hui un développement important, avec notamment l’ouverture récente d’un hôtel B&B de 76 chambres et la construction d’un Best Western Plus de 93 chambres, dont la livraison est annoncée pour 2027. La décoration de Jona a été réalisée avec la participation d’artisans et d’artistes amiénois. L’établissement emploie 25 collaborateurs et prévoit également de diffuser des événements sportifs. La présence de ballons de rugby rappelle la passion de Joël Nayet, fondateur du groupe et ancien président du RCA. Le nom « Jona » est une contraction de « Joël Nayet ». Le concept avait été validé par le fondateur peu avant son décès en février 2025. Le groupe est désormais dirigé par sa fille Sabine Nayet et son fils Antoine Nayet et compte 25 restaurants dans le nord de la France, dont 11 en propre et 14 franchisés. (Article du 16/09/2026 – Courrier Picard)

INDUSTRIE

Le PDG de Tiamat confirme l’abandon du projet d’usine près d’Amiens

Le projet de construction de la première usine française de batteries sodium-ion de la startup Tiamat, près d’Amiens, est abandonné ou, plus précisément, « ajourné » en raison des difficultés à réunir les financements nécessaires. L’annonce a été confirmée par le PDG de l’entreprise, Hervé Beuffe, après une confirmation du préfet de la Somme. Tiamat prévoyait initialement de lancer sa première ligne de production dans le département d’ici fin 2028. Le projet représentait un investissement d’environ 200 millions d’euros et devait créer près de 400 emplois directs. Selon le dirigeant, le contexte actuel rend le financement de ce type d’investissement industriel particulièrement difficile pour une jeune entreprise. Malgré les aides publiques, qui auraient permis de couvrir environ la moitié du financement prévu, les investisseurs privés restent prudents face aux incertitudes qui entourent l’industrie européenne des batteries. Fondée en 2017 à Amiens, Tiamat développe des batteries sodium-ion. Contrairement aux batteries traditionnelles, celles-ci offrent une autonomie plus limitée, mais présentent l’avantage d’être très rapidement rechargeables. Cette technologie vise donc principalement certains marchés spécifiques, comme le petit électroménager, l’outillage ou encore les solutions d’alimentation et de stockage destinées aux centres de données. Malgré le report de son projet industriel français, Tiamat entend poursuivre son développement. L’entreprise produit actuellement ses batteries en Asie grâce à des sous-traitants, une solution que son PDG considère comme nécessaire à court terme, même si elle est moins sécurisante sur le long terme. La startup bénéficie notamment d’un partenariat avec l’entreprise américaine Endeavour, destiné à répondre aux besoins liés aux pics de consommation électrique des centres de données. Pour Amiens et son territoire, le report constitue une déception, notamment en raison des emplois et des investissements attendus. Le maire d’Amiens estime que les difficultés rencontrées par l’industrie européenne des batteries pour véhicules électriques contribuent à la prudence des investisseurs. Toutefois, l’agglomération conserve des perspectives industrielles, avec notamment deux projets importants de centres de données, dont l’un serait porté par le japonais SoftBank Group et l’autre par un acteur présenté comme « souverain ». Les écologistes réclament une table ronde, les élus écologistes du conseil régional des Hauts-de-France ont été les premiers à réagir, côté politiques. Face à l’abandon du projet d’usine à Boves - projet jugé pour le groupe « indispensable » à la transition énergétique des Hauts-de-France - l’Amiénois Thomas Hutin espère que « cette suspension ne sera pas définitive » et il réclame «une table ronde » réunissant l’État, les investisseurs publics et privés et les porteurs du projet. Pour Katy Vuylsteker, élue du Nord, « la Région aurait dû aider à aller chercher des fonds. L’État, Bpifrance et les fonds européens que la Région pilote n’ont pas été suffisamment mobilisés ». (Article du 17/09/2026 – Courrier Picard)

AMENAGEMENT

Après 42 ans d’existence, le centre des congrès Mégacité, à Amiens, doit faire l’objet d’une importante rénovation. Selon la nouvelle majorité d’Amiens Métropole, le vieillissement de l’équipement serait notamment lié à son implantation sur une ancienne zone marécageuse ainsi qu’à un manque d’investissements au cours des dernières années. Pour moderniser le site, la Métropole vient de lancer un marché public visant à trouver un nouveau concessionnaire chargé à la fois de sa gestion et de sa rénovation. Le projet prévoit la restauration des bâtiments actuels, qui représentent environ 35 000 m², ainsi que la construction d’une nouvelle halle modulaire de 5 000 à 8 000 m². Cette extension devra pouvoir accueillir différents types d’événements : foires, salons, expositions, congrès et autres manifestations professionnelles. Elle devra également disposer d’un espace de restauration. Le coût total de la rénovation et de la construction est estimé entre 18 et 23,5 millions d’euros TTC. Amiens Métropole prévoit de financer 70 % de cette somme sous forme de subvention. Plusieurs détails du projet restent cependant inconnus. La Métropole n’a pas souhaité préciser l’emplacement de la future halle, son calendrier de construction ou les raisons justifiant sa taille, expliquant que la consultation publique était toujours en cours. Le marché indique également que la réalisation de cette nouvelle structure entraînera la démolition et le réaménagement d’une partie des infrastructures existantes. Certains travaux pris en charge par la Métropole ne devraient toutefois intervenir qu’après 2032. Le futur concessionnaire auraégalement un rôle central dans le fonctionnement quotidien de Mégacité. Il devra assurer son entretien, l’accueil du public et l’organisation de congrès, séminaires, conventions, foires et expositions. Il devra aussi développer des événements économiques, touristiques, sportifs, culturels et sociaux afin de renforcer l’attractivité d’Amiens et le tourisme d’affaires. La gestion du bar, du restaurant et des cuisines fera également partie de ses missions. Ces activités sont actuellement assurées par GL Events, acteur majeur de l’événementiel. Son maintien à la gestion de Mégacité dépendra toutefois des offres déposées par les différents candidats au nouveau marché public. Un minicentre des congrès en centre-ville en décembre dernier, Alain Gest, l’ancien président de la Métropole, nous confiait, ses interrogations sur l’implantation de Mégacité : « Est-ce que l’on concentre tout au même endroit ou est-ce que l’on implante une annexe en centre-ville pour certaines jauges de congrès ou d’assemblées générales par exemple ? » La question semble avoir été tranchée puisque le marché précise que «l’exploitation des espaces mutualisés du Quai de l’innovation (qui accueille déjà séminaires et conférences, NDLR) sera intégrée en option dans le périmètre de la concession. Cet équipement est situé au cœur du quartier historique Saint-Leu et comporte des espaces mutualisés représentant environ 1 900 m² incluant des salles de réunion, des salles de conférences gradinées de 50 à 300 places ainsi que des espaces de bureau, de réception, de coworking et de visioconférence.» (Article du 17/09/2026 – Courrier Picard)

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

L’École supérieure de commerce d’Amiens vise les 1 000 étudiants à l’horizon 2030

L’École supérieure de commerce (ESC) d’Amiens connaît une nouvelle dynamique après plusieurs années difficiles. Fondée en 1942, l’établissement avait failli disparaître après avoir perdu, en 2015, son grade de Master. Depuis 2017, une importante stratégie de relance a été engagée afin de reconstruire son projet pédagogique, renforcer son équipe enseignante et rétablir la confiance avec les acteurs locaux. Ces efforts ont permis à l’école de retrouver le grade de Master, pour une durée d’au moins trois ans, et de rejoindre à nouveau les 34 écoles de gestion françaises délivrant des diplômes de niveau bac+5. Désormais, l’ESC d’Amiens souhaite accélérer son développement. Dans son plan stratégique présenté à la CCI Paris, l’établissement fixe un objectif de 1 000 étudiants à l’horizon 2030, contre environ 700 actuellement. Ils seraient répartis entre 350 étudiants en Bachelor, 350 en Master et 300 suivant des formations en ligne. Les domaines proposés concernent notamment le management, le commerce, le marketing et la finance. L’école accueille aujourd’hui une majorité d’étudiants issus de la région, puisque 76 % d’entre eux sont Picards. Pour atteindre son objectif, l’ESC compte renforcer son attractivité grâce au grade de Master, à plusieurs labels et à des accréditations européennes. Elle prévoit également de développer ses relations avec les entreprises partenaires, notamment à travers les stages, l’apprentissage et leur participation à certaines instances de l’école. Son budget devrait doubler, passant de 4 à 8 millions d’euros. L’établissement souhaite aussi signer des conventions avec des partenaires universitaires afin de développer la recherche et multiplier les collaborations avec d’autres établissements. Enfin, l’ESC d’Amiens affirme vouloir maintenir une attention particulière au bien-être des étudiants. Depuis 2016, une politique de suivi de leur santé et de leur bien-être a été mise en place, notamment face à l’augmentation des risques psychosociaux. L’école entend ainsi associer croissance, qualité de l’enseignement, ouverture internationale et accompagnement des étudiants pour consolider durablement sa place dans l’enseignement supérieur régional. (Article du 18/09/2026 – Courrier Picard)