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La Revue de Presse

Retrouvez l'actualité économique du territoire de la semaine 23

La Revue de Presse

ACTUALITES ENTREPRISES

Goodyear va s’étendre et se transformer jusqu’en 2028 à Amiens

Depuis 2022, Goodyear mène un important programme de modernisation et d’extension de son usine d’Amiens Nord, représentant un investissement de 170 millions d’euros. Les travaux, engagés tout en maintenant la production, se poursuivront jusqu’en 2028 et comprennent la construction de nouveaux bâtiments ainsi que l’installation de machines automatisées dans les secteurs de la préparation, de l’assemblage et de la cuisson des pneus. Cette transformation marque un tournant pour le groupe à Amiens, dix ans après la fermeture de l’ancienne usine Goodyear Amiens Nord en 2014, qui avait entraîné la suppression de plus de 1 100 emplois. Aujourd’hui, le site amiénois est devenu l’un des principaux centres de production de Goodyear en Europe. Il fabrique plus de 4 millions de pneus par an sous les marques Goodyear et Cooper et emploie près de 800 salariés. Le projet prévoit notamment l’automatisation accrue des processus de fabrication, l’extension des capacités de contrôle des pneumatiques et la construction de nouveaux espaces industriels, dont plus d’un hectare supplémentaire de bâtiments. L’usine adapte également sa production aux évolutions du marché, notamment à la demande croissante en pneus destinés aux véhicules électriques. Cette dynamique de développement s’accompagne de créations d’emplois : 120 nouveaux opérateurs doivent être recrutés à partir de juin. Pour la direction, ce projet illustre la capacité de l’industrie française à se moderniser et à se réindustrialiser tout en renforçant sa compétitivité. (Article du 01/06/2026 – Courrier Picard)


TheRed Universe se sert de la réalité virtuelle pour mettre en valeur les métiers

Fondée en 2022 à Péronne par Ludovic Lerouge et dirigée avec Ophélie Morel, l’entreprise TheRed Universe développe des applications immersives utilisant le jeu vidéo et la réalité virtuelle pour faire découvrir des métiers et former les utilisateurs de manière ludique. Installée à Camon, près d’Amiens, la société s’adresse aux entreprises, aux organisateurs d’événements ainsi qu’aux organismes publics comme France Travail et les Missions locales. Son approche repose sur la mise en situation des utilisateurs dans des environnements virtuels accessibles sur différents supports : casques de réalité virtuelle, ordinateurs, tablettes ou smartphones. Lauréate du programme French Tech Tremplin après un parcours d’incubation à Saint-Quentin et Amiens, l’entreprise poursuit son développement. Début mai 2026, TheRed Universe s’est distinguée en Suisse lors d’un événement organisé à Lausanne pour préparer le retour du tramway après 60 ans d’absence. À la demande des transports publics lausannois, l’entreprise a conçu une expérience de réalité virtuelle permettant aux visiteurs de se glisser dans la peau d’un conducteur de tramway. Plus de 6 000 personnes ont participé à cette journée portes ouvertes, où douze casques de réalité virtuelle étaient mis à disposition. Ce projet, développé en moins de deux mois, a permis aux participants de conduire virtuellement un tramway, gérer sa vitesse et interagir avec les voyageurs. Cette réalisation marque une étape importante pour la jeune entreprise picarde, qui réalise aujourd’hui l’essentiel de son activité dans les Hauts-de-France, en Normandie et en Île-de-France. Forte de cette première expérience internationale, TheRed Universe souhaite poursuivre sa croissance à l’échelle nationale tout en conservant une taille humaine. L’objectif affiché est de pérenniser l’entreprise et d’atteindre à terme un effectif d’une quinzaine de salariés. (Article du 01/06/2026 – Courrier Picard)


Logi Trans Services veut doubler son activité dans la logistique

Un an après son intégration au sein de Groupe Envoyé Spécial, l’entreprise Logi Trans Services, basée à Chambly dans l’Oise, entame une nouvelle phase de développement. Selon la direction, cette reprise a permis de consolider l’activité et de préserver les emplois tout en sécurisant l’avenir de l’entreprise. Spécialisée dans la logistique, le transport et les courses express en région parisienne, Logi Trans Services emploie aujourd’hui 15 salariés et réalise un chiffre d’affaires d’environ 3 millions d’euros. Son directeur, Éric Moya, souhaite désormais doubler ce chiffre d’affaires dans les deux prochaines années grâce à une montée en compétences des équipes et à de futurs recrutements. Depuis un an, l’entreprise a mené un important travail de réorganisation interne afin de renforcer sa structure et d’améliorer son efficacité. Grâce à son appartenance au Groupe Envoyé Spécial, elle bénéficie désormais d’un réseau national, d’une flotte de 800 véhicules et d’un service d’affrètement performant, lui permettant d’étendre son activité au-delà du bassin parisien. Le Groupe Envoyé Spécial, présent notamment dans les Hauts-de-France et en Normandie, emploie environ 700 collaborateurs et réalise un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros. Cette intégration offre à Logi Trans Services de nouvelles perspectives de croissance à l’échelle nationale tout en s’appuyant sur les ressources et l’expertise du groupe. (Article du 01/06/2026 – Courrier Picard)

EMPLOI

Les salariés d’Airbus mobilisés pour leurs salaires et leur prime de participation

Le climat social reste tendu sur le site Airbus de Méaulte, près d’Albert. Le 7 mai, une première mobilisation avait éclaté après l’annonce de mesures salariales jugées insuffisantes par les salariés. Ceux-ci ont appris que l’augmentation générale des salaires ne serait que de 0,9 %, tandis que leur prime de participation pour 2025 serait réduite de moitié. Cette décision a provoqué une forte colère au sein du personnel. Face au mécontentement, la direction a proposé une prime compensatoire. Cependant, selon Stéphane Bresson, responsable de l’union locale CGT et représentant du personnel, cette mesure est loin de compenser les pertes subies. Il indique que la prime envisagée s’élèverait à 500 euros, alors que la baisse de la participation représenterait une perte comprise entre 1 500 et 2 000 euros par salarié. À cela s’ajoute une hausse salariale générale estimée à seulement 25 euros par mois, que le syndicaliste qualifie de « supercherie ». Estimant ces propositions insuffisantes, une partie des salariés a décidé de débrayer les 28 et 29 mai. La CGT souligne que cette situation est d’autant plus difficile à accepter que le groupe Airbus a enregistré une augmentation de 23 % de ses bénéfices l’année précédente. Pour le syndicat, ces résultats financiers ne se traduisent pas par un partage équitable des richesses avec les employés. L’appel au débrayage lancé par la CGT aurait été suivi par environ 500 salariés sur les 1 600 que compte le site de Méaulte. Certains travailleurs ont choisi de ne pas prendre leur poste tandis que d’autres ont quitté leur travail. Le mouvement ne s’est pas limité à la Picardie : des salariés d’autres sites Airbus, notamment à Marignane et à Toulouse, ont également manifesté leur mécontentement. D’autres établissements du groupe envisageraient de se mobiliser dans les prochains jours. La contestation pourrait donc se poursuivre. Les salariés de Méaulte ont prévu de se réunir en assemblée générale lundi afin de décider des suites à donner au mouvement. Cette rencontre permettra de déterminer si de nouvelles actions seront engagées pour obtenir de meilleures compensations salariales et une révision des mesures annoncées par la direction. (Article du 31/05/2026 – Courrier Picard)


Grève à l’usine Airbus sur les salaires et primes : la direction apporte des précisions


Fin mai, le site Airbus Atlantic de Méaulte, près d’Albert dans la Somme, a été le théâtre d’un mouvement social organisé par une partie des salariés. Les 28 et 29 mai, plusieurs employés ont participé à un débrayage pour exprimer leur mécontentement face aux dernières mesures salariales annoncées par l’entreprise. Cette mobilisation faisait suite à une première action menée le 7 mai et traduisait un malaise grandissant au sein du personnel. À l’origine de la contestation figurent principalement deux revendications. Les salariés dénoncent d’une part l’augmentation générale des salaires, limitée à 0,9 %, qu’ils jugent insuffisante au regard du contexte économique et de l’inflation. D’autre part, ils protestent contre la diminution de moitié de leur prime de participation, une décision perçue comme une perte importante de pouvoir d’achat. Ces éléments ont conduit plusieurs employés à cesser temporairement le travail afin de faire entendre leurs revendications. Selon la CGT, à l’origine de l’appel à la mobilisation, environ 500 salariés auraient participé au mouvement. Le syndicat affirme qu’une partie des employés n’a pas pris son poste tandis que d’autres ont quitté le site au cours de la journée. Ces chiffres témoigneraient, selon les représentants du personnel, d’un mécontentement significatif au sein de l’usine. La direction d’Airbus Atlantic conteste toutefois cette évaluation. Dans un communiqué publié après les événements, elle affirme que le nombre réel de grévistes était bien inférieur, évoquant seulement une cinquantaine de participants sur les 1 600 salariés que compte le site de Méaulte. L’entreprise souligne également que cette mobilisation n’a eu aucune conséquence notable sur la production et que l’activité industrielle de l’usine s’est poursuivie normalement. Concernant la baisse de la prime de participation, la direction rappelle que son montant dépend directement des résultats financiers de l’entreprise et qu’il est calculé selon des règles légales et conventionnelles. Elle précise que la prime moyenne s’élève à 2 057 euros et qu’une prime complémentaire uniforme de 500 euros devrait également être versée aux salariés. Cet épisode illustre les divergences persistantes entre les représentants du personnel et la direction sur les questions de rémunération et de partage des résultats de l’entreprise. (Article du 04/06/2026 – Courrier Picard)


Amiens : le ministre de l’Industrie au chevet de l’usine Eurolysine


Ce vendredi 5 juin, Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie, se rend sur le site de l’usine Eurolysine, située dans la zone nord d’Amiens. Cette visite intervient dans un contexte particulièrement préoccupant pour l’entreprise, qui représente un acteur stratégique de l’industrie agroalimentaire européenne. En effet, Eurolysine est aujourd’hui le seul producteur européen d’acides aminés obtenus par fermentation, une activité essentielle notamment pour l’alimentation animale. L’usine fait face à d’importantes difficultés économiques liées à la concurrence chinoise, considérée par ses dirigeants et ses soutiens comme particulièrement agressive et déloyale. Cette pression sur les prix menace la compétitivité du site amiénois et soulève des inquiétudes quant à son avenir. À ces difficultés s’ajoute le risque d’un retrait de l’État, qui détient actuellement 45 % du capital de l’entreprise par l’intermédiaire du fonds SPI géré par la Banque publique d’investissement (BPI). Face à cette situation, le déplacement du ministre revêt une importance particulière. Il doit annoncer un soutien financier d’urgence destiné à accompagner l’usine et à préserver son activité. Cette aide est très attendue par les 350 salariés du site, dont les emplois pourraient être fragilisés si aucune mesure de soutien n’était prise. Sébastien Martin sera accompagné de plusieurs personnalités impliquées dans le dossier, notamment Xavier Bertrand, président de la Région Hauts-de-France, ainsi qu’Arnaud Rousseau, président du conseil d’administration du groupe Avril, propriétaire d’Eurolysine. Leur présence témoigne de la mobilisation des acteurs économiques et politiques autour de l’avenir de l’entreprise. Depuis plusieurs semaines, de nombreuses initiatives ont été menées pour attirer l’attention des pouvoirs publics. Le 20 mai, des représentants syndicaux, des salariés, des membres de la direction et des élus locaux de sensibilités diverses se sont rassemblés afin de réclamer un engagement renforcé de l’État et de l’Union européenne. Dans la même dynamique, dix élus régionaux ont adressé, à la fin du mois de mai, une lettre au gouvernement français et aux institutions européennes pour demander un soutien accru à l’usine amiénoise et à la filière industrielle qu’elle représente. (Article du 05/06/2026 – Courrier Picard).

TECHONOLOGIE

Un géant japonais va investir dans le data center du Bosquel

À l’occasion du sommet « Choose France », le groupe japonais SoftBank et l’entreprise française Sesterce ont annoncé un vaste projet de développement de centres de données dédiés à l’intelligence artificielle en France. Ce programme représente un investissement total de 75 milliards d’euros et vise à renforcer les capacités européennes en matière de calcul informatique, dans un contexte de concurrence croissante avec les États-Unis et l’Asie. Une première phase de 45 milliards d’euros sera déployée d’ici 2031 dans les Hauts-de-France. Trois sites sont prévus : au Bosquel, dans la Somme, à Loon-Plage près de Dunkerque et à Bouchain près de Valenciennes. Ensemble, ils disposeront d’une puissance de calcul de 3,1 gigawatts. Le site du Bosquel accueillera à lui seul un campus de centres de données d’intelligence artificielle d’une capacité de 1 gigawatt, exploité par une coentreprise réunissant SoftBank et Sesterce. Située près de l’autoroute A16, entre Paris, Bruxelles, Amsterdam, Londres et Francfort, la commune du Bosquel bénéficie d’une position géographique stratégique. Le projet sera implanté sur un terrain desservi par deux lignes à haute tension, permettant d’alimenter les infrastructures énergivores nécessaires au fonctionnement des supercalculateurs. SoftBank présente cette implantation comme une étape importante dans son engagement à soutenir le développement de l’écosystème européen de l’intelligence artificielle grâce à une capacité de calcul à grande échelle et à des partenariats locaux solides. Le choix de la France repose notamment sur la disponibilité d’une électricité abondante et largement décarbonée, un atout majeur pour ce type d’équipement. L’entreprise Schneider Electric participera au projet en fournissant des équipements techniques et en créant une usine de modules préfabriqués à Dunkerque. Au-delà de l’investissement technologique, le projet devrait générer des retombées économiques importantes pour le territoire. La phase de construction fera appel à des entreprises régionales, tandis que l’exploitation du campus devrait permettre la création d’environ 400 emplois qualifiés dans les domaines de la maintenance, de l’énergie, de la sécurité, de la gestion des infrastructures et des centres de données. Les autorités locales saluent un investissement industriel majeur susceptible de dynamiser durablement l’économie régionale. Les porteurs du projet prévoient également la création d’un fonds de dotation de 10 millions d’euros destiné à soutenir le développement de l’intelligence artificielle dans les entreprises, les établissements scolaires, les universités et les associations. Un centre communautaire sera également ouvert afin de sensibiliser la population aux opportunités offertes par l’IA. Enfin, SoftBank affirme vouloir limiter l’impact environnemental du site grâce à des technologies réduisant la consommation d’eau et d’énergie. En plus du projet de centre de données du Bosquel, deux autres implantations sont envisagées en Picardie. À Amiens, le site de l’entreprise Ynsect suscite l’intérêt de Mistral AI, qui pourrait y développer un data center. L’infrastructure bénéficierait notamment d’un système de soufflerie déjà très performant. Selon le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, ce projet pourrait générer à terme davantage d’emplois que ceux prévus initialement par Ynsect. Dans l’Oise, à Rantigny, un projet de reconversion de l’ancienne usine Avon est actuellement soumis à une enquête publique jusqu’au 26 août. Microsoft envisagerait d’y construire un data center représentant un investissement de 45 milliards d’euros et pouvant créer environ 500 emplois. Prévue pour une mise en service fin 2029, l’installation occuperait 33 hectares, en partie sur des terrains déjà industrialisés mais aussi sur des terres agricoles. Ce projet suscite toutefois des inquiétudes parmi certains riverains, qui redoutent ses conséquences environnementales et son impact sur le territoire. (Article du 01/06/2026 – Courrier Picard) Goodyear va s’étendre et se transformer jusqu’en 2028 à Amiens.

LE CHIFFRE DE LA SEMAINE

62 % des PME-TPE fragilisées par le conflit au Moyen-Orient

Selon le baromètre du 2ᵉ trimestre 2026 réalisé par Bpifrance Le Lab et Rexecode, les tensions au Moyen-Orient ont déjà des répercussions importantes sur les TPE et PME françaises. Près de 62 % des entreprises interrogées constatent un impact négatif sur leur trésorerie ou leurs résultats, dont 25 % jugent cet impact important. Parmi les sociétés exposées, 15 % estiment ne pas disposer de suffisamment de trésorerie pour faire face à la situation. Les principales conséquences concernent l’augmentation des coûts, notamment ceux liés à l’énergie (66 % des entreprises touchées) et aux autres matières premières (32 %). Par ailleurs, 57 % des TPE-PME affectées rencontrent des difficultés d’approvisionnement en raison de la hausse des prix ou des délais de livraison. Cette situation freine également la croissance : 32 % des entreprises déclarent que des coûts et des prix trop élevés limitent leur développement, soit une hausse de 10 points par rapport au trimestre précédent. La trésorerie reste sous pression, avec 34 % des TPE-PME signalant une situation financière difficile, un niveau stable depuis un an. Pour préserver leur rentabilité, la majorité des entreprises concernées prévoit de répercuter au moins une partie de la hausse des coûts sur leurs prix de vente. Malgré ce contexte incertain, les intentions d’investissement demeurent relativement solides : 46 % des dirigeants ont investi ou prévoient d’investir en 2026, un chiffre légèrement supérieur à celui observé au trimestre précédent. L’étude repose sur plus de 1 100 réponses de chefs d’entreprise recueillies entre le 13 et le 26 avril 2026. (Article du 01/06/2026 – Courrier Picard)

ECONOMIE

Les Hauts-de-France reculent en matière d’attractivité étrangère

Selon le baromètre 2025 du cabinet EY, les investissements étrangers continuent de diminuer en Europe, avec une baisse de 7 % du nombre de projets et de 25 % des emplois créés. Cette tendance est notamment liée aux incertitudes géopolitiques et à la guerre commerciale avec les États-Unis, qui freinent les décisions d’implantation. La France est également touchée : les investissements étrangers ont reculé de 17 % en 2025, après déjà une baisse de 14 % en 2024. Malgré cela, avec 852 projets, elle reste pour la septième année consécutive la première destination européenne pour les investisseurs étrangers, devant le Royaume-Uni et l’Allemagne. Les emplois créés diminuent également, dans un contexte marqué par l’instabilité politique française. Dans les Hauts-de-France, le recul est aussi notable. La région a enregistré 80 projets d’investissement et 3 988 emplois créés en 2025, soit une baisse de 12 % par rapport à l’année précédente. Elle passe de la deuxième à la quatrième place des régions françaises les plus attractives et sort du Top 10 européen. Les principaux investissements récents concernent la logistique, avec Amazon et Action dans l’Oise, alors que les projets industriels, plus créateurs d’emplois, sont en baisse. La région conserve toutefois des atouts importants pour attirer de futurs projets, notamment dans le secteur des centres de données grâce à son énergie disponible, son foncier et sa position géographique. En conclusion, les investissements étrangers reculent en Europe, en France et dans les Hauts-de-France, mais la France reste le pays européen le plus attractif pour les investisseurs internationaux, tandis que les Hauts-de-France cherchent à préserver leur compétitivité malgré la baisse des projets industriels. (Article du 01/06/2026 – Courrier Picard)

NUMERIQUE

Il lève 10 millions de dollars auprès de Google pour son association

À Beauvais, l’association Chance.co, fondée par Ludovic de Gromard, vient de franchir une étape majeure dans son développement grâce au soutien de Google.org, la branche philanthropique de Google. L’organisation a reçu une donation de 10 millions de dollars afin de mettre en œuvre un programme d’accompagnement destiné à 100 000 étudiants dont les filières sont particulièrement exposées aux transformations provoquées par l’intelligence artificielle (IA). Selon Ludovic de Gromard, l’impact de l’IA sur le marché du travail sera considérable : d’ici dix ans, près d’un milliard d’emplois pourraient être menacés dans le monde, soit un emploi sur quatre. Face à cette évolution, Google.org a souhaité agir dans le cadre de sa politique de responsabilité sociale en soutenant des initiatives capables d’aider les jeunes à mieux préparer leur avenir professionnel. Le programme porté par Chance.co ne se limite pas à la France. Alors que l’association intervenait jusqu’à présent principalement à l’échelle nationale, elle va désormais déployer son action dans vingt-quatre pays, parmi lesquels l’Ukraine et le Liban. Des universités, écoles et instituts partenaires ont été sélectionnés pour permettre aux étudiants concernés de bénéficier d’un accompagnement spécifique. Celui-ci comprend notamment une formation de dix heures consacrées à l’intelligence artificielle, dispensée par le partenaire Inco, ainsi qu’un accès au réseau d’entraide et d’orientation développé par Chance.co. Cette initiative répond à une inquiétude grandissante chez les jeunes. Une enquête menée par l’association révèle que deux étudiants sur trois craignent que l’IA ait un impact négatif sur leur carrière future. Pour Ludovic de Gromard, il est essentiel que cette génération acquière rapidement les compétences nécessaires pour s’adapter aux mutations du monde du travail. Basée dans la zone de Ther à Beauvais, Chance.co emploie aujourd’hui une cinquantaine de salariés répartis sur le territoire et travaillant à distance. Depuis sa création il y a onze ans, l’organisation a accompagné 50 000 personnes dans leur bilan de compétences et aidé près de 49 000 autres grâce à son réseau de solidarité professionnelle. Son fondateur, inspiré par le prix Nobel de la paix Muhammad Yunus et son engagement pour la justice sociale, poursuit ainsi son objectif de favoriser l’égalité des chances face aux défis de l’emploi de demain. (Article du 04/06/2026 – Courrier Picard)

TRAVAUX PUBLICS

Qui sont les bons et les mauvais payeurs en Picardie ?

Pour la troisième année consécutive, la Fédération régionale des travaux publics (FRTP) des Hauts-de-France a publié son classement des collectivités locales selon leurs délais de paiement aux entreprises. Ce palmarès vise à distinguer les collectivités respectant les délais légaux de règlement, mais aussi à dénoncer celles qui les dépassent. La loi impose en effet aux collectivités territoriales de régler leurs factures dans un délai maximal de 30 jours. Dans ce classement, deux collectivités picardes figurent parmi les plus mauvais payeurs de la région. La communauté d’agglomération de la baie de Somme (CABS) apparaît comme l’un des plus mauvais élèves avec un délai moyen de paiement de 63 jours, soit plus du double du délai légal. Cette situation intervient dans un contexte financier délicat pour la collectivité, qui a récemment voté une hausse de la fiscalité afin de combler un déficit de 13 millions d’euros et d’éviter une mise sous tutelle. La communauté de communes du Pays du coquelicot est également pointée du doigt par la FRTP. Avec un délai moyen de règlement de 47 jours, elle dépasse elle aussi largement les obligations légales. Pour Frédéric Pissonnier, président de la FRTP des Hauts-de-France, ces retards sont particulièrement préoccupants. Selon lui, ils fragilisent la trésorerie des entreprises de travaux publics, réduisent leur capacité à faire face aux difficultés économiques et mettent en danger l’ensemble du secteur. À l’inverse, plusieurs collectivités de Picardie se distinguent par leur sérieux et leur rapidité de paiement. Le Département de la Somme figure parmi les meilleurs élèves de la région en occupant la deuxième place du classement, avec un délai moyen de seulement 13 jours. Le Département de l’Oise est également salué pour ses bonnes pratiques, avec un délai de paiement de 20 jours. Enfin, la Ville d’Amiens fait aussi partie des collectivités récompensées par la fédération. Avec un délai moyen de 24 jours, elle respecte largement le cadre légal et contribue à soutenir l’activité des entreprises locales. Ce classement met ainsi en évidence les écarts importants qui existent entre les collectivités et souligne l’importance du respect des délais de paiement pour préserver la santé économique du secteur des travaux publics. (Article du 04/06/2026 – Courrier Picard)