La Revue de Presse
Retrouvez l'actualité économique du territoire de la semaine 13

ACTUALITES DES ENTREPRISES
La Caisse d’Épargne Hauts-de-France a annoncé un changement stratégique majeur à l’occasion de la présentation de ses résultats 2025 : la création de sa nouvelle marque institutionnelle, CENORBANK. Cette évolution vise à accompagner le développement et la diversification du groupe, notamment à l’international, tout en conservant les marques commerciales existantes pour ses différentes activités (banque, assurance, immobilier, investissement). Selon son président du directoire, Laurent Roubin, ce nouveau nom répond à la nécessité de refléter une identité élargie, au-delà de la banque de détail. Cette transformation s’inscrit dans une stratégie d’expansion européenne, illustrée par l’intégration récente de Nagelmackers, la plus ancienne banque de Belgique fondée en 1747. Cette filiale, spécialisée dans la banque privée, a enregistré une progression de 10 % de ses actifs sous gestion, atteignant 5,3 milliards d’euros fin 2025. Le groupe renforce également sa présence dans le Benelux. En Belgique, CENORBANK s’impose comme un acteur important, tandis qu’aux Pays-Bas, une succursale ouverte à Amsterdam a déjà permis d’accorder près de 300 millions d’euros de financements. L’objectif est clair : doubler les revenus internationaux pour atteindre 200 millions d’euros de produit net bancaire (PNB) d’ici 2030, contre 106 millions en 2025. Malgré un contexte économique français jugé incertain, le groupe affiche des résultats solides. En 2025, son PNB a atteint 865 millions d’euros (+26 %), pour un résultat net de 206 millions (+29 %). Cette performance confirme sa position de deuxième caisse du réseau derrière la Caisse d’Épargne Île-de-France. CENORBANK s’appuie sur un réseau de 4 500 collaborateurs et 300 agences, avec une clientèle en croissance : 1 million de particuliers et 44 000 professionnels. Le groupe poursuit également sa diversification, notamment dans l’immobilier (via des bailleurs sociaux comme SIA Habitat) et le capital-développement, avec 230 millions d’euros investis. Enfin, la banque renforce ses engagements sociétaux à travers un « contrat d’utilité » axé sur l’inclusion, l’emploi et le mécénat. Cette transformation marque une nouvelle étape pour le groupe, combinant performance financière, expansion internationale et diversification de ses activités. (Article du 24/03/2026 – Courrier Picard)
EMPLOI
La grève de la collecte des déchets est levée dans l’agglomération
La grève des salariés de Suez recyclage et valorisation, entamée le lundi 16 mars, a fortement perturbé la collecte des déchets dans 38 communes d’Amiens Métropole, représentant environ 40 000 habitants, à l’exception de la ville d’Amiens. Pendant plusieurs jours, le ramassage des ordures ménagères n’a plus été assuré, provoquant des désagréments pour les habitants. À l’origine du mouvement social, les employés contestaient un projet de réorganisation des tournées de collecte, envisagé à l’approche du renouvellement du marché public avec Amiens Métropole. Ce projet suscitait des inquiétudes, notamment concernant les conditions de travail et la mise en place de tournées l’après-midi, jugées sensibles par les salariés. Après plusieurs jours de mobilisation, la grève a pris fin le jeudi 19 mars en fin d’après-midi, à la suite de négociations entre la direction et les représentants syndicaux, notamment la CGT. Cette dernière indique avoir obtenu plusieurs avancées significatives. Parmi les principaux points d’accord figure l’organisation des tournées de l’après-midi, qui seront désormais assurées par une nouvelle équipe constituée sur la base du volontariat, avec la création de postes dédiés. En revanche, la question d’une prime pour les salariés a été temporairement mise de côté et reste en suspens. La fin du conflit a permis une reprise progressive des collectes dès le vendredi 20 mars, selon le calendrier habituel. Toutefois, les retards accumulés nécessitent des opérations de rattrapage. Ainsi, les collectes prévues initialement le jeudi seront exceptionnellement effectuées le samedi 21 mars dans plusieurs communes, comme Saint-Fuscien et Salouël. Les rattrapages se poursuivront également la semaine suivante, avec une priorité donnée aux ordures ménagères, au détriment temporaire des déchets recyclables. Certaines collectes, notamment celles des lundis et mardis, ne seront pas rattrapées. Les habitants concernés sont donc autorisés à déposer des sacs supplémentaires lors du prochain passage si leurs bacs sont pleins. Enfin, cette crise a aussi permis d’améliorer le dialogue entre la direction et les syndicats, avec la volonté commune d’instaurer une collaboration renforcée dans le cadre du futur marché public. (Article du 21/03/2026 – Courrier Picard)
Les ex-Ynsect ont rendez-vous avec le Conseil de prud’hommes le 9 juin
Les anciens salariés de Ynsect, dont l’usine de Poulainville a été liquidée en décembre 2025, poursuivent leur mobilisation judiciaire afin d’obtenir des explications sur leur licenciement. Une nouvelle échéance importante est fixée au 9 juin devant le conseil de prud’hommes, où ils réclament depuis plusieurs mois la communication de documents comptables détenus par le liquidateur judiciaire. Leur objectif est de mieux comprendre la gestion de l’entreprise et d’identifier les responsabilités dans cet échec industriel. Accompagnés par leur avocat, ils espèrent accéder à des informations économiques et stratégiques, notamment sur la politique sociale de l’entreprise, jugée défaillante. Selon Hadrien Godard, ancien représentant du personnel au sein du comité social et économique, ces documents sont essentiels pour « connaître la vérité » sur les circonstances ayant conduit à la liquidation. Deux audiences ont déjà eu lieu en janvier et février, sans que ces éléments n’aient encore été transmis. Parallèlement, d’autres actions judiciaires sont en préparation. Les anciens salariés envisagent d’engager des procédures contre certaines filiales d’Ynsect situées aux Pays-Bas et aux États-Unis. Ils projettent également une action contre Bpifrance, qu’ils accusent d’avoir accordé des financements publics sans contrôle suffisant. Cette démarche pourrait être portée devant le tribunal judiciaire de Paris. Ce dossier rappelle un précédent local marquant, celui de la reprise avortée du site Whirlpool d’Amiens par WN, qui s’était soldée par un échec similaire et avait également impliqué le même avocat. Pour les ex-salariés, ces situations traduisent des défaillances dans l’accompagnement et la surveillance des projets industriels soutenus par des fonds publics. Ynsect, qui employait une quarantaine de salariés à Poulainville et possédait environ 400 brevets, avait bénéficié d’un soutien financier important : près de 148 millions d’euros d’argent public depuis 2012, ainsi que 600 millions de dollars levés auprès d’investisseurs privés depuis sa création en 2011. Les anciens employés cherchent désormais à comprendre comment de tels moyens ont pu conduire à un tel échec. (Article du 23/03/2026 – Courrier Picard)
Selon l’Apec, le télétravail devrait être maintenu dans 90 % des entreprises
L’étude menée par Apec met en évidence la place durable du télétravail dans les entreprises françaises. Lancée en 2023, elle montre qu’à l’horizon 2026, 94 % des entreprises prévoient de maintenir leur politique actuelle, confirmant ainsi l’ancrage de cette organisation du travail. Ce constat contraste avec certaines décisions médiatisées de grands groupes ayant fait marche arrière, comme Stellantis, Free ou Michelin, ainsi que la plateforme Leboncoin, où le retour au bureau a suscité des tensions sociales. Malgré ces exemples, la tendance globale reste stable : en 2025, 89 % des entreprises n’avaient pas modifié leur politique de télétravail, contre seulement 9 % l’ayant réduite ou supprimée. Les restrictions concernent davantage les petites structures. Les TPE et PME sont les plus enclines à limiter le télétravail (respectivement 8 % et 10 %), tandis que les grandes entreprises et les ETI restent plus favorables à sa poursuite. Le maintien du télétravail ne signifie pas absence d’évolution. Près d’un cadre sur deux (47 %) anticipe des ajustements dans les modalités d’organisation, même si le nombre de jours autorisés devrait rester inchangé. Cette adaptation progressive traduit une volonté d’optimiser l’équilibre entre flexibilité et performance. Les entreprises reconnaissent largement les bénéfices du télétravail. Ainsi, 67 % estiment qu’il améliore la qualité de vie au travail et 45 % qu’il favorise la productivité. Ces perceptions sont encore plus marquées dans les grandes structures, où ces taux atteignent respectivement 87 % et 61 %. Les effets négatifs sont perçus comme marginaux. En revanche, une réduction du télétravail pourrait avoir des conséquences importantes : difficultés de recrutement (38 %), baisse de l’engagement (33 %) et départs de salariés (23 %). Du côté des cadres, l’attachement est fort : 74 % seraient mécontents en cas de réduction et 80 % en cas de suppression, avec près d’un sur deux prêts à changer d’employeur. Enfin, la flexibilité reste un élément clé : 61 % des cadres peuvent adapter leurs jours de télétravail, souvent sans validation managériale. Le télétravail apparaît ainsi comme un pilier durable de l’identité et des attentes des cadres. (Article du 24/03/2026 – Courrier Picard)
Record de participation au forum de l’emploi à Etouvie
Le troisième forum de l’emploi organisé par SIP, le jeudi 26 mars à Amiens, a rencontré un franc succès en attirant plus de 500 participants dans la salle des Provinces françaises, située dans le quartier Étouvie. Ce chiffre marque une nette progression par rapport à l’édition précédente, qui avait rassemblé 400 personnes. Dès la mi-journée, 425 visiteurs avaient déjà franchi les portes, témoignant de l’intérêt croissant pour cet événement. Cette année, l’organisation a également renforcé la diversité et le nombre de partenaires présents, avec 36 entreprises et structures mobilisées. Les secteurs représentés étaient variés : bâtiment, agences d’intérim, santé, fonction publique, offrant ainsi un large éventail d’opportunités professionnelles. Parmi les nouveautés, la participation de grandes enseignes nationales comme McDonald’s et Leroy Merlin a renforcé l’attractivité du forum. Sur place, de nombreux habitants se sont déplacés avec CV et lettres de motivation dans l’espoir de décrocher un emploi. Certains, comme cet homme de 49 ans postulant à un poste d’agent d’entretien, ont salué l’initiative et exprimé leur espoir d’obtenir une réponse favorable. D’autres, parfois éloignés du marché du travail, ont particulièrement apprécié la possibilité de rencontrer des recruteurs directement près de chez eux, sans avoir à se déplacer loin. Pour la SIP, ce forum s’inscrit dans une stratégie globale de soutien à l’emploi et à la formation. L’objectif est double : répondre aux besoins des entreprises en recrutement tout en facilitant l’accès à l’emploi pour les habitants de son parc locatif. L’organisme met également en avant l’importance de l’inclusion sociale, en proposant des actions concrètes favorisant l’insertion professionnelle. Ainsi, ce forum apparaît comme un véritable lieu de rencontre entre demandeurs d’emploi et recruteurs, contribuant à dynamiser le marché du travail local et à renforcer les liens sociaux au sein du quartier. (Article du27/03/2026 – Courrier Picard)
ECONOMIE
En Picardie, on n’a pas de pétrole mais on a des betteraves
Le bioéthanol, carburant alternatif produit notamment à partir de betteraves et de céréales, suscite un regain d’intérêt chez les automobilistes, notamment en période de hausse des prix des carburants. À Amiens, certains conducteurs, comme Nicolas Decauwer, optent déjà pour un mélange de SP95 et de Superéthanol E85 afin de réduire leurs dépenses. Avec un prix avoisinant 0,75 à 0,77 euro le litre, contre près de 2 euros pour l’essence classique, ce biocarburant apparaît comme une solution économique, malgré une légère surconsommation. L’installation d’un boîtier de conversion, coûtant environ 1000 euros, est envisagée par de plus en plus d’automobilistes pour rouler exclusivement au bioéthanol. Comme lors de précédentes crises, notamment la guerre en Ukraine, la flambée des prix liée au conflit au Moyen-Orient ravive l’intérêt pour ce carburant. Les professionnels du secteur, comme les garagistes spécialisés, constatent une hausse des demandes. De son côté, la filière du bioéthanol bénéficie d’une visibilité accrue, avec une forte augmentation des consultations sur ses plateformes d’information. Le bioéthanol présente aussi des avantages stratégiques et environnementaux. Produit localement, il contribue à une certaine indépendance énergétique, contrairement aux carburants fossiles importés. Toutefois, il n’est pas exempt d’inconvénients. L’installation de boîtiers peut poser des problèmes, notamment sur des véhicules mal entretenus, entraînant des pannes ou des frais supplémentaires. De plus, un flou juridique subsiste concernant la garantie constructeur après modification du véhicule. Par ailleurs, le prix du bioéthanol reste en partie dépendant du coût du gaz utilisé dans sa production, ce qui pourrait entraîner une hausse à l’avenir. Malgré ces limites, son développement se poursuit : le nombre de stations proposant du E85 est passé de 300 à 4000 en dix ans, et la grande majorité de la population y a désormais accès à proximité. Ainsi, le bioéthanol s’impose comme une alternative crédible et de plus en plus populaire, sans pour autant constituer une solution parfaite. (Article du 21/03/2026 – Courrier Picard)
Un Made in Europe pour sauver l’industrie européenne
Début mars 2026, Commission européenne a présenté une loi d’accélération industrielle visant à relancer l’économie de l’Union européenne et à renforcer sa souveraineté industrielle. Portée par Stéphane Séjourné, vice-président chargé de la stratégie industrielle, cette initiative marque un tournant face aux pratiques jugées agressives de certains partenaires commerciaux, notamment la Chine, et aux politiques protectionnistes des États-Unis. Ces derniers mois, l’Union européenne a déjà pris des mesures concrètes, comme l’instauration de droits de douane sur les véhicules électriques chinois ou sur certains produits chimiques, afin de protéger ses industries, notamment des sites stratégiques comme Eurolysine à Amiens. La nouvelle loi, appelée Industrial Accelerator Act, va plus loin en introduisant le principe de « Made in Europe », qui favorise les entreprises européennes dans l’attribution des marchés publics et l’accès aux aides financières. L’objectif principal est ambitieux : porter la part de l’industrie à 20 % du PIB européen d’ici 2035, contre 14,3 % actuellement. Pour y parvenir, l’UE souhaite soutenir des secteurs clés comme les véhicules électriques, les batteries, le nucléaire, l’éolien ou encore les pompes à chaleur. Ces filières, essentielles à la transition énergétique, bénéficieront d’investissements prioritaires. La loi encadre également les investissements étrangers, particulièrement ceux provenant de Chine. Ainsi, pour tout investissement supérieur à 100 millions d’euros, au moins 50 % des emplois devront être locaux. Des exigences en matière de transfert de technologies et d’investissements en recherche sont aussi prévues afin de renforcer les capacités européennes. Les réactions des chefs d’entreprise picards oscillent entre soutien et prudence. Nicolas Blangy, président du Medef de la Somme, approuve le principe du Made in Europe pour contrer une concurrence jugée déloyale, tout en rappelant les bénéfices du libre-échange. Il appelle à une action ciblée et efficace pour éviter une complexité excessive. De son côté, Stéphane Leterrier, président de la CPME de l’Oise, se montre plus réservé. Il souligne que les PME sont peu concernées directement par ces mesures, mais reconnaît leur impact indirect via la création d’emplois. Il insiste surtout sur la nécessité de réduire les coûts du travail et de faciliter l’implantation des entreprises. Au final, cette politique illustre une volonté européenne de mieux protéger son industrie, tout en soulevant des enjeux de compétitivité et d’équilibre entre protection et ouverture économique. (Article du 24/03/2026 – Courrier Picard)
Comment l’entreprise peut tirer profit du partage de la valeur ?
Depuis le 1er janvier 2025, une nouvelle loi impose aux entreprises de 11 à 50 salariés de mettre en place un dispositif de partage de la valeur, à condition qu’elles aient réalisé un bénéfice net fiscal d’au moins 1 % de leur chiffre d’affaires pendant trois années consécutives (2022, 2023 et 2024). Cette obligation marque une évolution importante dans la manière d’associer les salariés aux performances de leur entreprise. Trois principaux mécanismes sont proposés aux employeurs pour répondre à cette exigence : la participation ou l’intéressement, la prime de partage de la valeur (PPV), ainsi que l’abondement à des dispositifs d’épargne salariale comme le PEE, le PEI, le Perco ou le Pereco. Chaque solution présente des spécificités en matière de fiscalité, de simplicité de mise en œuvre et d’impact sur les salariés, laissant aux entreprises une certaine flexibilité dans leur choix. Ce sujet a été au cœur des échanges lors des « Mardis de l’éco » à Amiens, le 17 mars, où cette contrainte légale a été abordée comme une opportunité stratégique. Selon Ingrid Galwas, représentante du Crédit Agricole Brie Picardie, l’objectif de cette loi est de renforcer l’implication des salariés en les associant directement aux résultats de leur entreprise. Elle souligne que les différents outils disponibles permettent aux dirigeants d’adapter leur stratégie en fonction de leurs priorités, qu’il s’agisse d’optimisation fiscale, de motivation des équipes ou de simplicité administrative. Dans ce contexte, le rôle des experts-comptables et des établissements bancaires devient essentiel. Ils accompagnent les entreprises dans le choix et la mise en place des dispositifs les plus pertinents. Mickaël Noullez, représentant de l’Ordre des experts-comptables en Hauts-de-France, précise que les critères de mise en œuvre peuvent être à la fois quantitatifs (résultats financiers) et qualitatifs (objectifs internes, performance collective). Au-delà de l’aspect réglementaire, cette loi constitue un levier d’attractivité pour les entreprises, notamment dans un contexte de concurrence accrue sur le marché du travail. En proposant des dispositifs de partage de la valeur bien conçus, les employeurs peuvent renforcer l’engagement des salariés, améliorer leur fidélisation et valoriser leur politique de ressources humaines. (Article du 24/03/2026 – Courrier Picard)
LE CHIFFRE DE LA SEMAINE
349 brevets déposés en 2024 à l’INPI par des entités régionales
Selon les dernières données publiées par Institut national de la propriété industrielle, l’année 2024 confirme une dynamique positive de l’innovation en France. Au total, 16 807 demandes de brevets ont été enregistrées en 2025, soit une hausse de 8,7 %, traduisant le dynamisme du tissu économique et industriel national. Dans ce contexte, la région Hauts-de-France se positionne à la 7e place sur 12 régions métropolitaines avec 349 dépôts de brevets en 2024. Ce classement la situe dans la moyenne, mais loin derrière des régions fortement industrialisées et innovantes comme Île-de-France (5 334 dépôts) ou Auvergne-Rhône-Alpes (1 954). D’autres régions comme l’Occitanie, la Nouvelle-Aquitaine ou encore la Provence-Alpes-Côte d’Azur affichent également des performances supérieures. Au niveau national, le classement des entreprises les plus actives en matière de dépôts de brevets reste dominé par de grands groupes industriels. Stellantis arrive en tête avec 1 294 demandes, suivi de Safran (1 266). Renault Group fait un retour remarqué sur le podium avec 746 dépôts, une première depuis 2010. D’autres acteurs majeurs comme L'Oréal (714) ou Valeo (457) confirment la diversité sectorielle de l’innovation française, allant de l’automobile à la cosmétique. La région Hauts-de-France bénéficie également de la présence de plusieurs de ces grands groupes et d’acteurs publics. Localement, Stellantis a déposé 33 brevets, tandis que Valeo en a déposé 14. Des organismes de recherche comme le CNRS contribuent aussi significativement avec 28 dépôts. D’autres entreprises comme Forvia et Arkema participent également à cet effort d’innovation. Par ailleurs, la présence d’industries stratégiques telles que Airbus, implanté dans la Somme via Airbus Atlantic, souligne l’importance du tissu industriel régional. Au final, malgré une position médiane, les Hauts-de-France démontrent une capacité d’innovation réelle, soutenue par un écosystème mêlant grands groupes, entreprises intermédiaires et organismes publics. Cette diversité constitue un atout pour renforcer la compétitivité régionale dans un contexte national marqué par une croissance soutenue des dépôts de brevets. (Article du 24/03/2026 – Courrier Picard)