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La Revue de Presse

Retrouvez l'actualité économique du territoire de la semaine 40

La Revue de Presse

COMMERCE

C’est confirmé, Ikea prospecte à Amiens !

L’enseigne suédoise Ikea envisage de développer son réseau en France en ouvrant, d’ici 2030, une dizaine de magasins au format « Compact », notamment dans des villes moyennes. Amiens pourrait faire partie des villes retenues pour accueillir ce nouveau concept, même si l’implantation n’est pas encore officiellement confirmée. Le maire d’Amiens, Frédéric Fauvet, a déjà rencontré des représentants d’Ikea quelques mois après son élection. Il affirme leur avoir présenté plusieurs propositions et confirme l’intérêt de l’enseigne pour la ville. Selon lui, Amiens correspond particulièrement bien à la nouvelle stratégie de développement du groupe, qui cherche à se rapprocher des consommateurs éloignés de ses grands magasins. Le maire évoque également un intérêt de l’enseigne de prêt-à-porter Primark pour la ville. De son côté, Ikea reste prudent concernant ses futures implantations. L’entreprise confirme toutefois son ambition d’ouvrir plusieurs magasins supplémentaires au format Compact d’ici 2030. Près de 25 villes françaises présentant un fort potentiel seraient actuellement étudiées. Les ouvertures seront annoncées progressivement, en fonction de l’avancement des différents projets. Amiens pourrait donc être concernée, sans que cela soit encore acté. Le concept Ikea Compact vise à adapter les magasins aux villes moyennes. Ces établissements occupent environ 3 000 m², contre près de 30 000 m² en moyenne pour les magasins Ikea traditionnels. Ils proposent environ 4 000 références, dont certaines sont disponibles immédiatement. Les clients peuvent également commander les produits absents du magasin et choisir une livraison à domicile ou un retrait ultérieur. Malgré sa taille réduite, le magasin conserve l’expérience Ikea habituelle, avec des espaces aménagés présentant des cuisines, chambres et salons, ainsi qu’une sélection d’accessoires pour la maison. Une petite offre de restauration, comprenant notamment les célèbres boulettes suédoises et hot-dogs, est également maintenue. Pour les habitants de la Somme, l’arrivée d’un Ikea Compact représenterait un rapprochement important, les magasins actuellement les plus proches se trouvant notamment à Hénin-Beaumont, Franconville, Rouen et Paris-Nord 2. Le projet constitue donc une opportunité pour Amiens, mais reste soumis à la décision finale de l’enseigne. (Article du 26/09/2026 – Courrier Picard)


La possible arrivée d’Ikea ne fait pas peur à tout le monde


L’enseigne suédoise Ikea envisage de s’installer dans l’agglomération d’Amiens. Cette éventuelle implantation suscite des réactions contrastées chez les commerçants locaux, alors que plusieurs entreprises du secteur de l’ameublement et de la décoration connaissent déjà des difficultés. L’arrivée du géant suédois pourrait donc renforcer la concurrence, mais aussi contribuer à attirer davantage de consommateurs dans la ville. Chez Maisons du Monde, la directrice du magasin amiénois, Salomé Candellier, se montre relativement sereine. Selon elle, Ikea ne serait pas un concurrent totalement direct, puisque les deux enseignes ne proposent pas exactement les mêmes produits ni les mêmes services. Maisons du Monde met notamment en avant l’accompagnement des clients dans leurs projets et la durabilité de ses produits. La responsable estime même que l’arrivée d’Ikea pourrait être bénéfique en dynamisant le commerce local. Le directeur du magasin Gautier, situé à Longueau, partage cette opinion. Il considère qu’Amiens manque actuellement de grandes enseignes spécialisées. Les clients souhaitant acheter certains produits Ikea doivent aujourd’hui se déplacer jusqu’à Hénin-Beaumont, Franconville ou Rouen. Pour lui, l’arrivée de l’enseigne suédoise permettrait donc de conserver une partie de cette clientèle sur le territoire. Il estime toutefois que les petits commerces proposant des produits d’entrée de gamme pourraient davantage souffrir de cette nouvelle concurrence. Les enseignes But et Conforama ont, quant à elles, choisi de ne pas commenter le projet. Chez Poltronesofa, les vendeurs accueillent plutôt favorablement l’éventuelle installation d’Ikea. Ils considèrent que davantage de choix pourrait attirer de nouveaux clients et favoriser l’activité commerciale à Amiens. La situation est différente chez JYSK, présenté comme l’un des principaux concurrents d’Ikea. Les responsables du magasin amiénois reconnaissent qu’une implantation constituerait un défi supplémentaire. Ils comptent cependant s’appuyer sur leur clientèle et sur la qualité de l’accompagnement proposé. Enfin, l’arrivée d’Ikea pourrait également concerner le centre-ville, où se trouve Bouchara. L’enseigne, qui a déjà fermé 25 magasins lors de sa reprise en 2026, pourrait voir cette nouvelle concurrence avec inquiétude. Une salariée reconnaît qu’Ikea représente un concurrent, même si les deux enseignes se différencient par leurs prix et leurs produits. (Article du 02/10/2026 – Courrier Picard)

Plusieurs emplacements sont à l’étude… dont le centre-ville


L’arrivée d’un magasin Ikea à Amiens suscite de nombreuses réflexions sur son emplacement. Plusieurs zones commerciales périphériques semblent naturellement adaptées, notamment Sud Avenue, Shopping Promenade au nord et Grand A à Glisy. Ces secteurs disposent d’une bonne accessibilité et de nombreux parkings. Les deux premiers magasins Ikea Compact ouverts en France, à Limoges et au Mans, ont d’ailleurs été installés dans des centres commerciaux situés en périphérie. Pour les acteurs locaux de l’immobilier commercial, l’arrivée d’Ikea représenterait un véritable atout pour Amiens. Un important promoteur immobilier estime que l’enseigne pourrait apporter du dynamisme et de nouveaux services aux habitants. Il considère également qu’Ikea pourrait jouer le rôle de « locomotive », susceptible d’attirer d’autres grandes enseignes. Certains professionnels se disent même prêts à réduire leur rentabilité à court terme pour favoriser cette implantation, tout en soulignant la nécessité de préserver l’activité commerciale du centre-ville. Constantin de Simencourt, autre promoteur immobilier amiénois, partage cette vision. Selon lui, l’essentiel est qu’Ikea s’installe à Amiens, quel que soit le lieu choisi. Une telle implantation pourrait renforcer l’attractivité de la ville et attirer l’attention d’autres grandes enseignes. Toutefois, une extension de la zone commerciale de Dury semble peu probable. La Ville s’y oppose notamment en raison du Plan local d’urbanisme, tandis qu’Ikea privilégie généralement des bâtiments existants pour ses magasins au format Compact. Le secteur de Grand A à Glisy constitue également une possibilité. Son directeur, Thomas Phemius, confirme avoir eu des contacts avec Ikea. Il considère l’enseigne comme très attendue, mais souligne la difficulté de trouver suffisamment d’espace, toutes les cellules commerciales étant actuellement occupées. Des solutions pourraient néanmoins être envisagées sans artificialiser de nouveaux terrains. L’arrivée d’Ikea serait d’autant plus intéressante que la zone manque actuellement d’enseignes spécialisées dans le mobilier. Enfin, le centre-ville pourrait créer la surprise. La nouvelle municipalité a proposé à Ikea d’y étudier plusieurs locaux disponibles, notamment aux Aubaines ou à Amiens 2. La Ville rappelle que le centre-ville constitue le premier pôle commercial d’Amiens et estime qu’une implantation d’Ikea pourrait renforcer fortement son attractivité. Le choix du futur emplacement reste donc ouvert entre périphérie et centre-ville. (Article du 26/09/2026 – Courrier Picard)

LE CHIFFRE DE LA SEMAINE

65,5 % des habitants de la région attachés à leur voiture

À l’occasion du Mondial de l’Auto, organisé du 12 au 18 octobre 2026 à Paris, l’institut Ipsos a publié une étude consacrée au rapport des Français à la voiture. Elle révèle un attachement toujours très important à l’automobile, particulièrement marqué dans les Hauts-de-France. À l’échelle nationale, 81 % des Français déclarent ne pas pouvoir se passer de leur voiture, une proportion en hausse par rapport à 2024. Pour 94 % d’entre eux, la voiture est associée à une notion de liberté. Lorsqu’ils envisagent l’achat d’un véhicule, les principaux critères sont toutefois essentiellement pratiques : la sécurité, citée par 93 % des personnes interrogées, et le coût à l’usage, mentionné par 91 %. Dans les Hauts-de-France, le lien avec l’automobile apparaît encore plus fort. L’étude Ipsos décrit une relation particulièrement affective des habitants de la région à leur voiture, qui dépasse son simple rôle de moyen de transport. Ainsi, 65,5 % des habitants déclarent avoir déjà ressenti un attachement « presque sentimental » à une voiture, contre 53,1 % au niveau national. Le plaisir lié à la conduite est également davantage présent dans la région. Près de 69 % des habitants des Hauts-de-France considèrent la voiture comme une source de plaisir, contre 63,7 % pour l’ensemble des Français. L’intérêt pour l’univers automobile se manifeste aussi à travers les salons spécialisés : 49,4 % des habitants de la région déclarent s’y intéresser, contre seulement 34,9 % au niveau national. La dépendance à la voiture est également plus importante dans les Hauts-de-France. 89,2 % des habitants affirment ne pas pouvoir s’en passer, soit plus de huit points au-dessus de la moyenne nationale, qui s’établit à 80,8 %. Selon Ipsos, ces résultats montrent que l’automobile conserve dans la région une dimension culturelle et passionnelle importante, en plus de son utilité quotidienne. Malgré un contexte économique plus contraint, les habitants restent donc fortement attachés à leur véhicule. Toutefois, cet attachement coexiste avec des préoccupations plus pragmatiques lors de l’achat, notamment le prix d’utilisation et la sécurité. L’étude souligne ainsi le rôle particulier que continue de jouer l’automobile dans les habitudes et les représentations des habitants des Hauts-de-France. (Article du 28/09/2026 – Courrier Picard)

EMPLOI

300 postes à pourvoir dans la santé, le paramédical et le social

La filiale santé du groupe Randstad, Appel Médical, lance une vaste campagne nationale de recrutement dans les secteurs médical, paramédical et social. Au total, 6 200 professionnels sont recherchés partout en France, dont 300 dans les Hauts-de-France. Ces recrutements concernent différents types de contrats : CDI, CDI intérimaires, CDD et missions d’intérim. Selon Gaëlle Gilson, directrice régionale d’Appel Médical pour la zone Nord, qui couvre les Hauts-de-France, la Champagne-Ardenne et la Normandie, les 300 postes disponibles dans la région correspondent en réalité à un besoin permanent. Les offres sont renouvelées tout au long de l’année afin de répondre aux besoins des établissements de santé et des structures médico-sociales. Les recrutements concernent l’ensemble des départements des Hauts-de-France. Le Nord concentre le plus grand nombre d’offres, avec 150 postes à pourvoir. Viennent ensuite le Pas-de-Calais avec 50 postes, puis la Somme, l’Aisne et l’Oise avec 40 postes chacun. En Picardie, ce sont donc 120 emplois qui sont proposés. Une grande partie des besoins se situe dans la métropole lilloise, notamment dans les hôpitaux publics et privés, les EHPAD, les structures d’accueil, les centres communaux d’action sociale (CCAS) et les associations. Cependant, les recrutements concernent également plusieurs autres territoires, comme le Cambrésis, le bassin lensois, le Sambre-Avesnois, le Valenciennois, le Dunkerquois et la Côte d’Opale. Les infirmiers représentent près de la moitié des offres actuellement disponibles et constituent donc le principal métier recherché. Appel Médical recrute également des aides-soignants, kinésithérapeutes, éducateurs spécialisés, moniteurs-éducateurs et professionnels de la rééducation. Des médecins généralistes et spécialistes, des pharmaciens et préparateurs en pharmacie, ainsi que des personnels travaillant en crèche ou dans les établissements scolaires sont également recherchés. Les candidats doivent posséder les diplômes requis pour leur profession, notamment les diplômes d’État. Les médecins et infirmiers doivent également être inscrits à leur ordre professionnel. Certains postes doivent être pourvus très rapidement, parfois sous 48 heures. Le recrutement comprend généralement un entretien téléphonique, suivi d’un échange avec un recruteur, à distance ou dans une agence située notamment à Amiens, Lens ou La Madeleine, puis la constitution du dossier administratif. (Article du 28/09/2026 – Courrier Picard)


Amazon recrute 2 700 personnes dans les Hauts-de-France pour la fin d’année


À l’approche des fêtes de fin d’année, Amazon renforce traditionnellement ses effectifs afin de répondre à l’augmentation des commandes. Cette année, le géant américain du commerce en ligne prévoit de recruter 2 700 personnes dans les Hauts-de-France, sur un total de 9 500 recrutements saisonniers en France. En Picardie, plusieurs sites sont concernés par ces embauches. Trois centres de distribution situés à Boves, dans la Somme, ainsi qu’à Beauvais et Senlis, dans l’Oise, vont accueillir des travailleurs supplémentaires. Le centre de distribution de Lauwin-Planque, dans le Nord, bénéficiera également de renforts. Les recrutements concernent aussi plusieurs agences de livraison implantées à Sainghin-en-Mélantois, Avion et Gauchy, ainsi que le centre de tri de Lauwin-Planque. Les emplois proposés sont principalement des postes d’agents logistiques polyvalents. Les salariés peuvent intervenir à différentes étapes de la chaîne logistique : réception des marchandises, mise en stock des produits, prélèvement des articles, préparation et emballage des commandes, expédition et livraison aux clients. Cette diversité de missions permet aux employés de participer à l’ensemble du processus nécessaire à l’acheminement des commandes. Amazon précise qu’aucun diplôme n’est exigé pour accéder à ces emplois. Les candidats peuvent donc postuler sans qualification particulière, puis être formés directement au sein de l’entreprise. Le salaire d’entrée pour un agent logistique dépasse 2 000 euros brut par mois. Ces emplois saisonniers ne sont toutefois pas nécessairement limités à la période des fêtes. Amazon présente en effet ces recrutements comme une possibilité d’intégrer durablement l’entreprise. Selon Patrick Labarre, président d’Amazon France Logistique, près de 1 700 travailleurs saisonniers ont été embauchés en CDI l’année précédente, toujours sans condition de diplôme. Les nouveaux employés bénéficient également d’une formation dès leur premier jour de travail. Ainsi, cette campagne de recrutement répond à la hausse temporaire de l’activité liée aux fêtes, tout en offrant à certains salariés la possibilité de poursuivre leur carrière au sein d’Amazon. Les Hauts-de-France représentent donc une part importante des recrutements saisonniers annoncés par l’entreprise. (Article du 02/10/2026 – Courrier Picard)

GRANDE DISTRIBUTION

Auchan cible la rentabilité grâce aux prix et aux magasins repensés

Le directeur général d’Auchan Retail, Guillaume Darrasse, a engagé depuis 2024 un vaste plan de transformation destiné à redresser le groupe et à retrouver sa rentabilité. Cette stratégie repose notamment sur la rénovation des hypermarchés, la baisse des prix et la transformation profonde du réseau de supermarchés. Le premier objectif est de « réenchanter » les hypermarchés, en les rendant plus modernes, agréables et attractifs. Le magasin de Petite-Forêt illustre cette nouvelle stratégie avec des allées plus ouvertes, des rayons moins hauts, une offre de produits frais renforcée dès l’entrée, une présentation plus soignée des pâtisseries et une ambiance plus chaleureuse. Depuis sa réouverture en septembre, son chiffre d’affaires a progressé de 7 % et il accueille plus de 2 000 clients supplémentaires chaque semaine. Le magasin met également en avant des produits originaux, comme le « chou pop », devenu un véritable produit phare. Guillaume Darrasse estime qu’Auchan doit mieux valoriser la qualité de ses produits et faire preuve de davantage d’audace dans le merchandising et les emballages. Un magasin laboratoire doit ainsi présenter prochainement de nouveaux concepts destinés à inspirer les autres hypermarchés. Entre 2025 et 2027, plus d’une quarantaine de magasins seront remodelés, avec une réduction de leur surface et un investissement moyen de plus de 5 millions d’euros par établissement. La transformation concerne également les supermarchés, historiquement déficitaires. À partir d’octobre, 167 magasins vont progressivement changer d’enseigne pour devenir des Intermarché ou des Netto. Auchan conservera les murs, les salariés et le fonds de commerce, exploités en franchise par l’intermédiaire d’A+ Super. Ce changement doit permettre de bénéficier immédiatement de prix d’achat plus compétitifs grâce à l’alliance avec Les Mousquetaires. Les prix pourraient ainsi diminuer de 7 à 8 %, avec l’objectif d’augmenter les volumes de ventes de 20 à 25 % en trois ou quatre ans. Cette transformation représente plusieurs centaines de millions d’euros d’investissements, dont 300 millions pour rénover les supermarchés et 110 millions consacrés cette année à la baisse des prix. Après plusieurs années de pertes importantes, Guillaume Darrasse vise un retour à la rentabilité à la fin de 2027 ou au début de 2028. Sa stratégie repose donc sur la croissance du chiffre d’affaires, la compétitivité des prix et une plus grande autonomie des magasins. (Article du 28/09/2026 – Courrier Picard)

DECHETS

Enfouissement, tri ou valorisation, l’activité de la Secode décodée

Le site de la Secode, situé à Boves et géré par Veolia depuis 1974, est au cœur des débats locaux en raison de son activité d’enfouissement des déchets. Créé en 1972 à l’initiative d’Édouard Vagniez, alors maire de Sains-en-Amiénois, il avait pour objectif de remplacer les nombreuses petites décharges présentes dans les villages. Installé à l’origine dans un ancien trou d’obus de la Première Guerre mondiale, le site s’est progressivement modernisé afin de respecter les évolutions réglementaires et d’intégrer de nouvelles techniques de gestion des déchets. Bien que la fin de son activité ait été envisagée pour 2030, Veolia souhaite prolonger la durée de vie du site grâce à un projet de stockage vertical pouvant accueillir un million de tonnes supplémentaires. L’enfouissement reste aujourd’hui l’activité principale : la Secode est autorisée à recevoir jusqu’à 200 000 tonnes de déchets par an et en a traité près de 176 000 en 2025. Ces déchets proviennent majoritairement de la Somme, mais aussi de départements voisins. Ils comprennent des ordures ménagères non recyclables, des encombrants et des déchets industriels, notamment des gravats. Veolia souligne toutefois l’importance d’améliorer le tri des déchets afin de réduire les volumes enfouis et les coûts liés à la taxe sur les activités polluantes. Selon l’entreprise, une grande partie des déchets jetés dans les ordures ménagères pourrait être recyclée. L’enfouissement permet également de produire du biogaz : environ 8 millions de mètres cubes sont générés chaque année, soit l’équivalent de la consommation de 2 300 foyers. Au-delà du stockage, la Secode s’est diversifiée dans la valorisation des déchets. Depuis les années 2000, elle transforme près de 20 000 tonnes de déchets verts en compost destiné aux agriculteurs locaux. Le site traite aussi le bois et les palettes, utilisés comme combustible pour des chaudières collectives. Enfin, un centre de déconditionnement des biodéchets alimente des méthaniseurs grâce à la production annuelle de 15 000 tonnes de matière organique, renforçant ainsi la production d’énergie renouvelable. (Article du 29/09/2026 – Courrier Picard)

SOLIDARITE

Forte mobilisation pour septembre en Or au CHU

La cérémonie de clôture de Septembre en Or s’est déroulée, vendredi 25 septembre, dans le Hall 3 du CHU Amiens-Picardie. Mois international de sensibilisation et de mobilisation contre les cancers pédiatriques. « La générosité et la solidarité de mise participent à la cohésion entre malades, soignants et famille », se félicite Laëtitia Corroy, cadre de santé en onco-pédiatrie. Pendant tout le mois, des animations ont permis aux enfants malades de s’évader en sortant de leur parcours de soins. L’édition 2026 s’est déroulée sur le thème des voyages. Ateliers de cuisine, d’activité physique, d’expression sensorielle ont rompu le quotidien des patients. Les sapeurs-pompiers se sont mobilisés en nombre et installé la grande échelle dans la cour de l’hôpital pour animer une tyrolienne. « Dès l’ouverture de la liste de recherche de bénévoles, je dois la boucler tant les bonnes volontés affluent », apprécie Benoît Conil, adjudant-chef coordinateur de l’action. D’autres, comme l’association les Blouses Roses, interviennent au quotidien au CHU mais renforcent leurs actions pendant le mois. « Septembre en Or permet à nos jeunes patients de conserver leur vie d’enfant », conclut Cécile Debalme, directrice en charge de la relation usagers. (Article du 29/09/2026 – Courrier Picard)

DISPARITION

Jérôme Bignon, ancien maire, député et sénateur est décédé

Jérôme Bignon, figure politique de la Somme et défenseur engagé du littoral picard, est décédé mercredi 30 septembre à l’âge de 77 ans à l’hôpital Lariboisière de Paris, où il avait été admis après un AVC. Avocat de formation, il avait consacré une grande partie de sa vie à la politique, dans la continuité de son père, Charles Bignon, ancien député de la Somme décédé en 1980. Sa carrière politique avait débuté cette même année avec son élection comme maire de Bermesnil, fonction qu’il a exercée pendant vingt ans, jusqu’en 2001. Gaulliste et chiraquien, Jérôme Bignon a ensuite occupé plusieurs responsabilités locales et nationales : conseiller général du canton d’Oisemont, conseiller régional, député RPR puis UMP de 1993 à 1997 et de 2002 à 2012, avant de devenir sénateur de 2014 à 2020. Il aura ainsi connu l’ensemble des principaux échelons de la vie publique. Plusieurs élus de la Somme ont rendu hommage à son engagement. Emmanuel Maquet, ancien député et maire de Mers-les-Bains, le décrit comme son mentor et souligne l’importance de son engagement politique. Amaury Caulier, maire d’Oisemont, évoque quant à lui un homme généreux, très attaché à son territoire et toujours prêt à conseiller les élus locaux. Jérôme Bignon était également reconnu pour son action sociale. Il avait notamment créé l’association Oisemont Solidarité, inspirée par la rencontre avec une personne sans domicile devant son propre domicile. L’association s’était développée pour venir en aide aux personnes en difficulté. Son autre grand engagement concernait la protection de l’environnement et du littoral picard, notamment la baie de Somme. Il a présidé plusieurs organismes consacrés à la préservation des espaces naturels et des zones humides, dont le Syndicat mixte d’aménagement de la côte picarde, Ramsar France, le Conservatoire du littoral et l’Agence des aires marines protégées. Il a également dirigé le Club des plus belles baies du monde. (Article du 01/10/2026 – Courrier Picard)