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La Revue de Presse

Retrouvez l'actualité économique du territoire de la semaine 29

La Revue de Presse

ACTUALITES ENTREPRISES

Une sonde innovante pour les engrais testée dans le Santerre

La start-up Teravenir, installée à Beauvais, poursuit le développement de sa technologie de gestion des intrants agricoles avec l’installation d’une nouvelle station connectée sur une parcelle expérimentale de la Chambre d’agriculture de la Somme, située à Berny-en-Santerre. Ce dispositif innovant vise à mieux évaluer les besoins des cultures en engrais et en eau afin d’optimiser les pratiques agricoles tout en limitant leur impact sur l’environnement. Le système repose sur une solution baptisée ATS (Agriculture Technology Solution), développée en partenariat avec UniLaSalle Amiens et désormais entrée dans une phase d’industrialisation. Il comprend trois sondes enfouies jusqu’à 90 centimètres de profondeur, capables d’analyser les caractéristiques du sol et de mesurer notamment les besoins en azote des cultures. Les données collectées sont transmises à une application web qui aide les agriculteurs à ajuster précisément les apports d’engrais et, à terme, de produits phytosanitaires. Selon Benjamin Mendou, créateur d’ATS, cette installation est la douzième du réseau. D’autres sondes sont déjà déployées dans plusieurs territoires des Hauts-de-France et au-delà, notamment dans le Pas-de-Calais, à Beauvais, Montdidier et Château-Thierry, ainsi qu’auprès d’une entreprise. L’objectif est de diffuser progressivement cette technologie auprès du monde agricole. Teravenir affirme que son système permettrait de réduire jusqu’à 25 % les intrants, générant ainsi des économies pour les exploitants tout en contribuant à préserver la qualité des sols et à limiter les risques de pollution liés à un usage excessif des engrais. Dans le Santerre, la station a été installée sur une parcelle de haricots intégrée à une plateforme de recherche de deux hectares où sont également cultivés des pommes de terre et des légumes. Les données recueillies serviront aux travaux de recherche menés par la Chambre d’agriculture de la Somme. L’expérimentation porte plus particulièrement sur le stress hydrique. Les ingénieures Anaïs Moineau et Aline Dupont étudieront les effets d’une réduction des apports en eau sur le développement et la qualité des plantes. Différentes méthodes culturales seront comparées afin d’identifier les pratiques permettant de diminuer les besoins en eau et en engrais sans compromettre la qualité des récoltes. Les résultats devraient contribuer au développement d’une agriculture plus précise, plus durable et plus économe en ressources. (Article du 11/07/2026 – Courrier Picard)


Une année placée sous le signe de la transmission pour Malterre


À Moreuil, l’entreprise textile Malterre ouvre une nouvelle page de son histoire avec la transmission de sa direction à la quatrième génération familiale. Depuis janvier 2026, Isabelle et Vincent Malterre ont officiellement repris les rênes de cette entreprise centenaire, à la suite du départ en retraite de Patricia et Laurent Malterre. Cette succession a été préparée progressivement depuis 2020 afin d’assurer une transition en douceur. Pendant près de six ans, les anciens dirigeants ont accompagné leurs successeurs en partageant leur expérience, leurs conseils et les valeurs qui ont permis à l’entreprise de traverser les épreuves. Cette transmission s’inscrit dans une volonté de préserver un héritage construit au fil de quarante années de travail par Patricia et Laurent Malterre. Malgré les nombreuses crises qui ont frappé l’industrie textile française et les délocalisations de nombreuses entreprises, ils ont toujours choisi de maintenir leur activité en France. Ce choix témoigne de leur attachement au savoir-faire national et à la qualité du « made in France », qui demeure un atout reconnu. L’entreprise Malterre collabore aujourd’hui avec plusieurs grandes marques françaises, telles que 1083, Le Slip Français ou Simone Pérèle. Son activité couvre des domaines variés, notamment les pistes d’escrime, les rubans destinés au cirque, les vêtements et la lingerie. Toutefois, Isabelle Malterre rappelle que le cœur du métier de l’entreprise n’est pas le tissage, mais le tricotage. Contrairement aux tissus tissés, les machines produisent des mailles à partir de fils. Ces mailles peuvent répondre à des exigences techniques très précises, comme celles utilisées pour les pistes d’escrime, capables de conduire un courant électrique. Pour célébrer cette nouvelle étape et mettre en valeur le savoir-faire familial, les différentes générations de la famille Malterre ont organisé, en juin dernier, une grande fête au sein même de l’usine. Les visiteurs ont pu assister à un spectacle de cirque, à un défilé de mode et à des démonstrations d’escrime, au milieu des machines à tricoter. L’événement a également réuni les plus jeunes membres de la famille, symbolisant la continuité de cette aventure industrielle. Cette transmission illustre la volonté de préserver un patrimoine familial, de valoriser un métier d’excellence et de poursuivre le développement d’une entreprise française centenaire, solidement ancrée à Moreuil et tournée vers l’avenir. (Article du 14/07/2026 – Courrier Picard)


Plus de chips et de snacks produits par Vico à Vic-sur-Aisne


Le groupe Intersnack, propriétaire de la marque française de chips Vico, poursuit un important programme de modernisation de son usine historique de Vic-sur-Aisne, dans l’Aisne. Ce site, où la production de Vico a débuté en 1958, bénéficie d’un investissement total de 90 millions d’euros entre 2022 et 2027 afin d’accroître ses capacités de production et de renforcer sa compétitivité. Sur cette enveloppe, 60 millions d’euros sont consacrés à la modernisation des lignes de fabrication de chips entre 2022 et 2026. Les 30 millions d’euros restants, investis entre 2025 et 2027, permettront la construction d’un nouveau bâtiment répondant aux normes agroalimentaires et l’installation de deux lignes de production dédiées aux snacks, notamment aux tuiles Monster Munch. Ce vaste chantier concerne un site de 37 000 m² de bâtiments implantés sur un terrain de 120 000 m². Ces investissements visent à automatiser davantage la production, améliorer les performances industrielles et former les salariés aux nouveaux équipements. À l’issue du programme, la capacité de production de l’usine augmentera de 30 %, tout en offrant une plus grande flexibilité pour répondre aux évolutions du marché. L’usine dispose aujourd’hui de 12 lignes de production et de deux friteuses, lui permettant de fabriquer jusqu’à 12 références différentes simultanément. Chaque jour, environ 80 tonnes de chips sont produites, avec 25 saveurs disponibles, dont 19 sous la marque Vico. Chaque année, le site transforme près de 40 000 tonnes de pommes de terre fournies par 45 agriculteurs partenaires situés à moins de 100 kilomètres. La production annuelle atteint 16 000 tonnes de chips et 14 000 tonnes de snacks. Les chips premium Tyrrells, également fabriquées sur le site, représentent un quart de l’activité et utilisent des pommes de terre produites dans les Hauts-de-France. Dans un marché français des chips en croissance de 2 à 4 % par an depuis une décennie, Intersnack souhaite renforcer la position de Vico afin d’en faire le leader du secteur. Les ventes sont réalisées principalement en grande distribution, tandis que le marché de la restauration constitue un axe de développement important. Enfin, le partenariat de Vico avec le Tour de France de 2025 à 2028 offrira une forte visibilité à la marque, avec la distribution de 460 000 échantillons lors de la caravane publicitaire. (Article du 15/07/2026 – Courrier Picard)


Pourquoi l’hôtel Mercure a payé une facture d’eau de 89 000 euros ?


Le conseil d’Amiens Métropole a approuvé, le 25 juin 2026, un protocole transactionnel avec l’hôtel Mercure d’Amiens afin de régulariser une facture d’eau de 89 000 euros correspondant à une estimation de sa consommation sur les quatre dernières années. Cette situation inhabituelle trouve son origine dans une absence de souscription au service de l’eau depuis l’ouverture de l’établissement en 2009. L’hôtel, qui compte 102 chambres, n’avait jamais effectué la démarche administrative nécessaire pour ouvrir un abonnement auprès du service des eaux d’Amiens Métropole. Cette anomalie est restée inaperçue pendant près de quinze ans. Elle a été découverte en 2024 lorsqu’un agent releveur, effectuant une enquête de terrain rue Flatters, a constaté qu’un compteur était bloqué. Ce compteur, installé en 2007 pour les besoins du chantier de construction de l’hôtel, ne figurait pas dans la base des 67 000 abonnés du service de l’eau. Les responsables de la Métropole rappellent qu’il appartient aux propriétaires ou exploitants de déclarer leur abonnement et que le recouvrement des factures est assuré par le Trésor public. Après la découverte de cette anomalie, la collectivité a demandé au propriétaire de l’hôtel, HM Cathédrale, de régulariser la situation. Un nouveau compteur a été installé en mars 2025 afin d’évaluer la consommation réelle. En raison des limites fixées par la législation, seule une estimation portant sur les quatre années précédentes a pu être retenue. Les deux parties se sont finalement accordées sur un règlement de 89 000 euros. Le gestionnaire de l’hôtel, le groupe Alboran, affirme avoir entrepris plusieurs démarches dès 2022 pour obtenir une attestation de conformité de l’installation d’assainissement, puis avoir sollicité la création d’un compteur en 2024. La collectivité souligne toutefois que ce type d’anomalie n’est pas isolé. Lors de travaux sur le réseau d’eau potable, des branchements non déclarés ou des oublis administratifs sont régulièrement détectés. Six entreprises de la zone Jules Verne ont ainsi récemment été régularisées. Pour éviter que de telles situations ne se reproduisent, Amiens Métropole accélère le déploiement de compteurs communicants. Déjà installés sur 41 000 des 67 000 compteurs, ces équipements permettent un relevé à distance des consommations, facilitent le suivi des usages, la détection rapide des anomalies ou des fuites et améliorent le contrôle du réseau, à l’image des compteurs Linky pour l’électricité. (Article du 15/07/2026 – Courrier Picard

NECROLOGIE

Marcel Deneux, ancien sénateur de la Somme, n’est plus

Figure marquante du monde agricole et de la vie politique samarienne, Marcel Deneux est décédé le 12 juillet 2026 à l’âge de 97 ans. Sénateur de la Somme de 1995 à 2014, il laisse le souvenir d’un homme profondément engagé au service de l’agriculture, du développement durable et des territoires ruraux. Ses obsèques se dérouleront le 18 juillet à l’église de Beaucamps-le-Vieux, son village natal où il vivait toujours dans la ferme familiale. Issu d’une famille d’agriculteurs et diplômé de l’Institut agricole de Mesnières-en-Bray, Marcel Deneux reprend l’exploitation familiale et s’investit très tôt dans le syndicalisme agricole. Après un passage par la Jeunesse agricole chrétienne (JAC), il rejoint le Centre national des jeunes agriculteurs (CNJA), dont il devient président de 1960 à 1964. Il poursuit son engagement en occupant les fonctions de vice-président de la FNSEA entre 1971 et 1983. Parallèlement, il exerce d’importantes responsabilités au Crédit Agricole, jusqu’à en devenir le président national de 1982 à 1988. Son parcours politique débute au niveau local, comme conseiller municipal puis adjoint au maire de Beaucamps-le-Vieux entre 1983 et 1995. Élu sénateur de la Somme sous l’étiquette UDF en 1995, il est réélu en 2004 et siège jusqu’en 2014. Au Sénat, il s’impose comme un spécialiste des questions liées au développement durable et devient vice-président de la commission de l’économie, du développement durable et de l’aménagement du territoire. Parmi ses travaux les plus marquants figure un rapport publié en 2002 sur le changement climatique, dans lequel il préconisait une réduction de l’usage des énergies fossiles, une évolution des transports et une amélioration de la performance énergétique des logements. En 2007, il rejoint le MoDem de François Bayrou avant de terminer son mandat sous les couleurs de l’UDI. Très attaché à l’avenir des jeunes, Marcel Deneux consacre son enveloppe parlementaire à l’équipement informatique des écoles de la Somme afin de favoriser l’accès au numérique. Resté actif dans la vie locale, il soutient notamment la création d’un collège à Beaucamps-le-Vieux et participe à la vie intercommunale. Jusqu’à un âge avancé, Marcel Deneux continue de suivre avec intérêt les questions agricoles, politiques et rurales, partageant volontiers son expérience et ses analyses avec les habitants. Son parcours témoigne d’un engagement constant au service de son territoire et du monde agricole. (Article du 15/07/2026 – Courrier Picard)