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La Revue de Presse

Retrouvez l'actualité économique du territoire de la semaine 26

La Revue de Presse


ACTUALITES ENTREPRISES

La culture du lin en croissance régulière en Picardie

Les Hauts-de-France occupent une place majeure dans la filière française du lin, contribuant fortement au statut de la France comme premier producteur mondial de cette culture. En 2025, la région se classe deuxième derrière la Normandie avec près de 60 000 hectares cultivés, dont plus de la moitié se situe en Picardie. La Somme, le Pas-de-Calais, l’Aisne et l’Oise figurent parmi les principaux territoires producteurs. À l’échelle nationale, la France totalise plus de 176 000 hectares de lin, loin devant les autres pays producteurs. La transformation du lin est largement concentrée dans les régions de culture, principalement en Normandie et dans les Hauts-de-France. Après la récolte, la paille de lin est transformée en fibres longues et courtes grâce au teillage. En 2025, la France a produit 162 000 tonnes de fibres longues et 112 000 tonnes de fibres courtes sur une production mondiale estimée à 450 000 tonnes. La filière rassemble environ 10 000 agriculteurs et 25 entreprises de teillage. Les Hauts-de-France disposent de 13 sites de teillage, ce qui en fait le deuxième pôle de transformation français. Cette activité a généré un chiffre d’affaires de 860 millions d’euros en 2025. Le marché du lin connaît toutefois des variations importantes de prix, liées aux conditions climatiques et à l’équilibre entre l’offre et la demande. Après un record de 9 €/kg au printemps 2024, le prix de la fibre longue s’établit à 5,90 €/kg en 2025. Malgré ces fluctuations, la demande reste soutenue et les prix sont repartis à la hausse depuis le début de l’année. Les débouchés du lin sont nombreux et en pleine expansion. Environ 90 % des fibres sont destinées au textile, notamment à la mode et à l’ameublement. Les 10 % restants servent à des usages techniques, comme la papeterie ou l’industrie automobile, où le lin est apprécié pour sa résistance et sa capacité à remplacer certains matériaux plus coûteux ou moins écologiques. La Chine et l’Inde constituent les principaux marchés d’exportation grâce à leur importante industrie de filature. Enfin, la culture du lin poursuit sa croissance. Dans les Hauts-de-France, les surfaces sont passées de 43 000 hectares en 2019 à 60 000 en 2025. Cette progression illustre le dynamisme d’une filière dont les perspectives restent très favorables en France comme en Europe. (Article du 22/06/2026 – Courrier Picard)


Les Malterre succèdent aux Malterre à la tête de l’entreprise familiale


L’entreprise textile Malterre, implantée à Moreuil, célèbre en 2025 un double événement marquant : son centenaire et la transmission officielle de sa direction à la quatrième génération familiale. Depuis le début du mois de juin, Isabelle et Vincent Malterre ont repris les rênes de cette société emblématique du territoire, succédant à Patricia et Laurent Malterre après plusieurs années de préparation. Si la passation a été officialisée lors d’une cérémonie organisée le 4 juin, le processus de transmission avait en réalité débuté dès 2020. Selon Isabelle Malterre, cette transition progressive a été volontairement menée sur près de six ans afin de permettre aux futurs dirigeants comme aux cédants de s’adapter sereinement à leurs nouvelles responsabilités. Cette démarche a favorisé un transfert de compétences, de connaissances et d’expérience dans les meilleures conditions. Au-delà du changement de direction, cette transmission représente également un hommage au travail accompli par Patricia et Laurent Malterre au cours des quarante dernières années. Dans un contexte marqué par de profondes crises du secteur textile français, de nombreuses entreprises ont choisi de délocaliser leur production à l’étranger. La famille Malterre a fait un choix différent en conservant son activité en France et en continuant à défendre un savoir-faire local fondé sur le tricotage « made in France ». Pour assurer sa pérennité, l’entreprise a su s’adapter aux évolutions du marché et se tourner vers des secteurs spécialisés. Cette capacité d’innovation a permis à Malterre de trouver des débouchés originaux et de se positionner sur des marchés de niche. Parmi ses réalisations les plus remarquables figure la fabrication, depuis près de quinze ans, de pistes d’escrime souples en maille permettant la circulation d’un courant électrique. Ce produit technique illustre la volonté de l’entreprise de développer des solutions répondant à des besoins spécifiques. Cette stratégie est directement inspirée de la vision de Laurent Malterre, qui privilégiait l’identification des besoins réels des clients plutôt que la simple promotion des savoir-faire de l’entreprise. Grâce à cette approche fondée sur l’écoute, l’innovation et l’anticipation des attentes du marché, Malterre a réussi à traverser les difficultés du secteur textile et à renforcer sa position. Aujourd’hui, Isabelle et Vincent Malterre entendent poursuivre cet héritage familial en conservant les valeurs qui ont fait le succès de l’entreprise : innovation, adaptation et valorisation du savoir-faire textile local. (Article du 22/06/2026 – Courrier Picard)


500 000 chefs d’entreprise partiront en retraite dans les dix ans


En France, la reprise d’entreprise dans les prochaines années sera un enjeu majeur de l’économie nationale. Cela concerne notamment le secteur de l’agriculture dans lequel plus de 160 000 exploitants agricoles partiront en retraite d’ici à la fin de l’année 2026. Ils devront donc trouver un repreneur de leurs activité et ferme, selon la Chambre d’agriculture France. La situation est analogue dans d’autres secteurs d’activité. En raison du vieillissement de la population, le ministère des PME estime que 500 000 chefs d’entreprise feront valoir leurs droits à la retraite dans les dix prochaines années. Ces entrepreneurs devront également trouver un repreneur afin d’assurer la continuité de leur entreprise. Selon le Medef, « la France compte aujourd’hui 5 400 entreprises de taille intermédiaires (ETI), dont 70 % ont un actionnariat majoritairement ou partiellement familial. Avec une ETI sur deux amenées à se transmettre ou être cédée dans les dix prochaines années, les enjeux sont de taille pour le développement des territoires et la création d’emplois ». Afin de faciliter cette transmission d’entreprise, le pacte Dutreil permet de transmettre une entreprise ou des titres de société en bénéficiant d’une exonération de 75 % sur la valeur des biens transmis, sous réserve du respect de certaines conditions (engagements collectif et individuel de conservation, condition de direction). (Article du 22/06/2026 – Courrier Picard)


Deceuninck certifiée pour le recyclage des plastiques


L’entreprise belge Deceuninck, spécialisée dans la fabrication de profilés en PVC recyclé pour la menuiserie, vient d’obtenir la certification RecyClass pour son site de production de Roye, dans la Somme. Cette distinction constitue une reconnaissance importante au niveau européen en matière de recyclage des plastiques et de traçabilité des matières recyclées. Elle récompense plusieurs années d’investissements industriels et environnementaux réalisés par l’entreprise afin de renforcer son engagement en faveur de l’économie circulaire et de la transition écologique. La certification RecyClass est aujourd’hui considérée comme une référence européenne. Elle vise à harmoniser les pratiques liées à la recyclabilité des plastiques et à garantir la transparence dans l’utilisation des matières recyclées. Grâce à cette certification, Deceuninck peut démontrer de manière officielle la part de matériaux recyclés intégrée dans ses produits ainsi que leur origine. Cette démarche répond aux attentes croissantes des consommateurs, des industriels et des pouvoirs publics en matière de développement durable. L’ensemble des familles de profilés fabriqués sur le site de Roye est concerné par cette certification. Chaque produit fait l’objet d’une évaluation précise du taux de matière recyclée qu’il contient. Certains profilés de fenêtres atteignent ainsi des niveaux particulièrement élevés, avec jusqu’à 53 % de matières recyclées préconsommation et près de 46 % de matières recyclées postconsommation. Ces performances illustrent la capacité de l’entreprise à intégrer massivement des matériaux recyclés tout en maintenant la qualité et les performances techniques de ses produits. Pour la direction de Deceuninck France, cette certification représente une étape supplémentaire dans une démarche d’amélioration continue. Elle démontre qu’il est possible de concilier efficacité industrielle, innovation technologique et responsabilité environnementale. L’entreprise entend ainsi poursuivre ses efforts afin de réduire son impact écologique tout en développant son activité. Parallèlement à cette reconnaissance, le site de Roye connaît une phase de croissance importante. Deceuninck investit dans de nouveaux équipements pour accroître ses capacités de production. L’usine produit actuellement environ 14 000 tonnes de profilés par an et prévoit une augmentation de ses volumes en 2025. Elle dispose de 26 lignes d’extrusion, dont deux lignes de co-extrusion de dernière génération, ainsi que d’un nouvel atelier de broyage récemment inauguré. Grâce à ces investissements et à l’obtention de la certification RecyClass, le site de Roye confirme son rôle stratégique dans le développement d’une industrie plus durable et davantage tournée vers le recyclage des matériaux plastiques. (Article du 22/06/2026 – Courrier Picard)


Technobois s’installe dans un bâtiment en matériaux de réemploi


La société normande Technobois, spécialisée dans le négoce de bois, a inauguré le 15 avril 2026 sa deuxième agence sur la ZAC des Hauts-Plateaux, entre Flixecourt et Mouflers. Au-delà de son implantation dans la Somme, ce projet se distingue par son caractère innovant et écologique : le bâtiment a été construit presque entièrement à partir de matériaux issus de la déconstruction, grâce au savoir-faire de l’entreprise abbevilloise Lemaître Réemploi. L’origine de cette implantation repose sur une rencontre professionnelle. En 2020, Romain Damonneville effectue son BTS en alternance chez Technobois, près d’Évreux. Son parcours convainc pleinement le dirigeant, Julien Brard, qui, lorsqu’il décide d’ouvrir une seconde agence, lui propose d’en assurer la responsabilité. Cette opportunité correspond également aux aspirations du jeune professionnel, désireux de se rapprocher de son secteur d’origine, autour d’Abbeville. L’ouverture de l’agence à Flixecourt répond donc à la fois aux besoins de développement de l’entreprise et au projet personnel de son futur responsable. La concrétisation du projet est rendue possible grâce à Maxime Lemaître, dirigeant de Lemaître Environnement et de Lemaître Réemploi. Fournisseur de Technobois, il met son expertise au service d’une construction basée sur le réemploi des matériaux. Son activité consiste à récupérer les éléments issus des chantiers de démolition, à les remettre en état, puis à les intégrer dans de nouvelles réalisations. Cette démarche permet de réduire les coûts de construction de 5 à 20 %, tout en limitant fortement les déchets du bâtiment et la consommation de nouvelles ressources. Les travaux débutent fin octobre 2025 et s’achèvent début mars 2026. La structure du bâtiment est entièrement composée d’éléments réemployés, seules la dalle et la couverture étant neuves. Pour répondre aux besoins de Technobois, deux anciens bâtiments de 400 m² ont été réutilisés afin de créer un entrepôt de 800 m². Cette méthode présente également des avantages administratifs, notamment une simplification des démarches liées au plan local d’urbanisme. À travers ce chantier exemplaire, Maxime Lemaître souhaite promouvoir le réemploi dans la construction. Après avoir créé un showroom à Abbeville, il travaille désormais sur un ambitieux projet de « Village du réemploi » de plus de 2 000 m² dans la métropole lilloise. (Article du 26/06/2026 – Courrier Picard)

EMPLOI

Des suppressions de postes annoncées à Roquette

L’usine Roquette de Vecquemont, près de Corbie, dernière féculerie de France spécialisée dans la transformation de la pomme de terre, est confrontée à un nouveau projet de réduction d’effectifs. Alors qu’elle avait récemment fait parler d’elle pour l’inauguration d’une ligne de production d’engrais représentant un investissement de 4,5 millions d’euros, l’actualité est désormais marquée par l’annonce de suppressions de postes au sein du groupe. Au total, 310 emplois pourraient être supprimés sur les différents sites français de Roquette. À Vecquemont, où l’activité fonctionne en continu grâce à 121 salariés, huit postes sont menacés. Cette annonce suscite une forte inquiétude parmi les employés et les organisations syndicales. Selon Gauthier Dessoutter, délégué syndical CGT et salarié du site, il ne s’agit pas d’une situation isolée. L’usine a déjà connu plusieurs plans de réduction des effectifs ces dernières années, notamment une rupture conventionnelle collective il y a quatre ans, qui avait entraîné entre 14 et 16 départs volontaires, ainsi qu’un autre plan quatre ans auparavant. Les représentants du personnel soulignent que les salariés ont régulièrement accepté de s’adapter pour maintenir l’activité : polyvalence accrue, rappels en dehors des périodes d’astreinte et réorganisation du travail. Ils estiment que ces efforts ont un impact important sur la vie personnelle et la fatigue des équipes. Pour eux, derrière les chiffres annoncés se trouvent des parcours professionnels, des familles et des collègues directement concernés. En réaction, un mouvement de grève est prévu le mardi 23 juin. Les salariés de Vecquemont arrêteront la production au moins entre 10h et 15 h. La CGT affirme vouloir privilégier des solutions telles que le reclassement interne ou les départs anticipés à la retraite afin d’éviter tout licenciement contraint. La CFDT partage cette opposition au projet et dénonce une décision prise sans réelle concertation. Le syndicat réclame un moratoire immédiat durant l’été et le report des procédures d’information et de consultation à la rentrée. Il appelle également à des arrêts de production sur plusieurs sites du groupe. Selon ses représentants, les salariés sont d’autant plus surpris que l’entreprise avait enregistré de très bons résultats après la crise sanitaire. Un nouveau comité social et économique central est prévu le 2 juillet pour préciser les postes concernés, tandis que les négociations devraient se poursuivre jusqu’au 2 novembre. (Article du 22/06/2026 – Courrier Picard)


Le groupe vise 250 M€ d’économies à l’horizon 2028


C’est mercredi 17 juin 2026 que le groupe agroalimentaire Roquette a présenté aux représentants du personnel un « projet d’évolution de son organisation ». Il prévoit la suppression de 310 postes en France (activités industrielles, fonctions support, siège) ainsi que la création de 89 autres L’entreprise familiale Roquette, créée en 1933, est spécialisée dans les ingrédients d’origine végétale, les protéines végétales et les excipients pharmaceutiques. Or, selon l’entreprise, « depuis plusieurs années, les marchés sur lesquels opère Roquette connaissent une dégradation durable, marquée par un ralentissement de la demande et une pression concurrentielle accrue ». Le groupe vise des économies de l’ordre de 250 millions d’euros à l’horizon 2028. Roquette assure que « des mesures d’accompagnement adaptées seront négociées avec les organisations syndicales et mises en œuvre afin de favoriser les départs volontaires, les mobilités internes, les reclassements et l’accompagnement des transitions professionnelles. ». (Article du 22/06/2026 – Courrier Picard)


Débrayage bien suivi à l’usine Roquette hier


À Vecquemont, à l’est d’Amiens, une importante mobilisation sociale a eu lieu sur le site de production du groupe Roquette à la suite de l’annonce d’un plan de suppression de 310 postes en France, dont huit concernent directement cette usine. Selon les organisations syndicales, entre 75 et 80 salariés sur les 121 que compte le site ont participé à une grève organisée pour dénoncer ces suppressions d’emplois. Le mouvement s’est traduit par un arrêt de la production entre 10 h et 15 h. Toutefois, en raison du fonctionnement industriel de l’usine, qui nécessite plusieurs heures pour arrêter ou relancer complètement les installations, les représentants syndicaux estiment que l’impact réel sur la production s’est étendu de 5 h à 20 h. Un piquet de grève intersyndical a été installé sur le parking du site, réunissant des salariés ainsi que des représentants de la CGT et de la CFDT. Les syndicats expliquent que cette action visait à démontrer leur capacité à mobiliser les salariés contre le projet de restructuration. Ils soulignent que des mouvements similaires se sont déroulés le même jour sur les autres sites de production du groupe Roquette en France. Cette mobilisation locale s’inscrit dans un mouvement plus large de contestation à l’échelle nationale. Dans la continuité de cette journée de grève, une manifestation intersyndicale est prévue le 1er juillet au siège social de Roquette, situé à La Madeleine, dans le Nord. Des représentants de l’ensemble des sites du groupe y participeront. Parmi leurs principales revendications figure le report des réunions du comité social et économique (CSE) du groupe et des différents sites de production, initialement programmées le 2 juillet. Les syndicats souhaitent que ces réunions soient repoussées à septembre afin d’éviter que les procédures liées aux suppressions de postes ne se déroulent pendant la période des vacances d’été, ce qui pourrait limiter l’information et la mobilisation des salariés concernés. Concernant les huit emplois menacés à Vecquemont, les représentants syndicaux indiquent ne disposer d’aucun détail précis à ce stade. Ils défendent toutefois des solutions alternatives aux licenciements, privilégiant le reclassement interne des salariés ou des départs anticipés à la retraite lorsque cela est possible. L’évolution du dossier dépendra des prochaines discussions entre la direction et les représentants du personnel. (Article du 24/06/2026 - Courrier Picard)

LE CHIFFRE DE LA SEMAINE

Une production record de 8,6 tonnes de pommes de terre à écouler

La filière française de la pomme de terre est confrontée à une situation exceptionnelle en 2025. Une récolte historique de 8,6 millions de tonnes a été enregistrée, mais une partie importante de cette production n’a pas trouvé de débouchés commerciaux. Conséquence : des stocks importants demeurent alors que les pommes de terre primeurs et les nouvelles récoltes de 2026 arrivent progressivement sur le marché. Cette situation crée un risque de concurrence directe entre les récoltes de deux années consécutives. Les pommes de terre issues de la campagne 2025 pourraient en effet entrer en compétition avec celles de 2026, entraînant une saturation du marché, une baisse des prix et des difficultés économiques pour les producteurs. Face à cette menace, les différents acteurs de la filière ont décidé d’agir collectivement afin de faciliter la transition entre les deux campagnes. Le Comité national interprofessionnel de la pomme de terre (CNIPT) souligne que le passage d’une récolte à l’autre constitue toujours une étape importante pour le secteur. Cependant, en raison de l’ampleur des stocks restants cette année, une mobilisation exceptionnelle est nécessaire. Selon son président, Luc Chatelain, l’ensemble des professionnels doit se coordonner pour éviter que les excédents de 2025 ne perturbent la commercialisation des nouvelles récoltes. Les producteurs et leurs organisations se sont engagés à accélérer l’élimination des volumes excédentaires qui ne trouvent plus d’acheteurs. Plusieurs solutions alternatives sont envisagées. Une partie des pommes de terre pourra être donnée à des associations caritatives afin de soutenir les actions de solidarité. D’autres volumes seront orientés vers la méthanisation pour produire de l’énergie renouvelable. Enfin, certaines quantités pourront être stockées en tas ou épandues lorsque leur valorisation commerciale ne sera plus possible. Les conditionneurs participeront également à cet effort collectif. Ils ont décidé d’interrompre les opérations promotionnelles concernant l’ancienne récolte dès la date fixée par la profession. Cette mesure vise à libérer l’espace commercial nécessaire à l’arrivée progressive des pommes de terre primeurs puis des récoltes 2026. Enfin, les distributeurs et commerçants mettront davantage en avant les nouvelles productions. Grâce à cette organisation coordonnée entre producteurs, conditionneurs et vendeurs, la filière espère réduire la pression sur le marché et assurer une transition plus fluide entre les récoltes de 2025 et de 2026, tout en limitant les conséquences économiques de cette surproduction exceptionnelle. (Article du 22/06/2026 – Courrier Picard)