La Revue de Presse
Retrouvez l'actualité économique du territoire de la semaine 12

EMPLOI
À 22 ans, Maxence Wright lance sa propre marque
À seulement 22 ans, Maxence Wright, originaire de Albert, s’est lancé dans l’entrepreneuriat en créant sa marque de personnalisation de goodies et de vêtements appelée Panorami-k. Pourtant, le jeune homme est encore étudiant en école d’ingénieur en aéronautique et effectue une alternance chez Airbus. Malgré ce parcours exigeant, il a décidé de développer en parallèle son propre projet professionnel. Passionné depuis longtemps par la création graphique, Maxence Wright a profité de sa formation pour acquérir des compétences utiles à la création d’entreprise. Durant ses études, il a notamment suivi des cours consacrés à l’entrepreneuriat, à la gestion et au développement d’un projet. Ces enseignements lui ont permis de lancer son activité sans rencontrer de difficultés majeures. Son parcours étudiant a d’ailleurs déjà été récompensé : il a remporté un trophée pour un projet de création d’entreprise écoresponsable et durable. Par ailleurs, avec un autre étudiant, il a obtenu une médaille d’argent lors du concours des métiers du WorldSkills, même si ce projet n’était pas directement lié à sa marque actuelle. L’idée de Panorami-k est née il y a environ six mois. Amateur de mode et particulièrement de streetwear, Maxence s’est inspiré de l’univers du rappeur et icône de mode Travis Scott pour imaginer sa propre marque. Pour démarrer son activité, il investit progressivement dans plusieurs machines destinées à personnaliser différents objets. Aujourd’hui, il propose la personnalisation de gourdes, mugs, vêtements ou encore tote-bags. Les clients peuvent lui fournir leur propre logo ou lui demander de concevoir un design sur mesure. Le lancement de la marque a rapidement porté ses fruits. À peine un mois après ses débuts, Maxence Wright avait déjà trouvé ses premiers clients et commencé à faire connaître Panorami-k. Parmi eux figure notamment le ministère de l’Intérieur, preuve d’un démarrage prometteur. En parallèle de ces commandes, l’étudiant développe désormais sa propre ligne de vêtements. Il a déjà créé une première collection de tee-shirts à l’effigie de Panorami-k et travaille actuellement sur de nouveaux modèles, notamment des pulls. Pour continuer à développer sa marque, il souhaite participer à des pop-up stores afin de gagner en visibilité et faire connaître ses produits au-delà d’Albert. Ce projet entrepreneurial représente pour lui une opportunité de concilier passion, créativité et ambition professionnelle. (Article du 16/03/2026 – Courrier Picard)
En France, il y a eu autant de sites industriels créés et fermés en 2025, à l’instar de l’échec d’Ynsect à Amiens
Le 4ᵉ observatoire de l’industrie en France, présenté par Bpifrance, met en évidence une année 2025 marquée par un quasi-équilibre entre ouvertures et fermetures de sites industriels. Avec 245 inaugurations contre 244 fermetures, l’industrie française semble se maintenir à un niveau stable, représentant 9,5 % du PIB national. Toutefois, cette stabilité masque des disparités importantes selon la taille des entreprises. Les grandes entreprises et les PME-ETI affichent davantage de fermetures que d’ouvertures, respectivement 59 contre 42 pour les grands groupes et 151 contre 128 pour les PME-ETI. À l’inverse, les start-ups industrielles se distinguent par leur dynamisme, avec 75 ouvertures pour seulement 34 fermetures. Ce contraste souligne le rôle croissant de l’innovation et des jeunes entreprises dans le renouvellement du tissu industriel français. Malgré cette résistance globale, la situation reste fragile. Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, évoque un « plateau » qui nécessite des investissements constants pour être maintenu. Il appelle notamment à prolonger les efforts engagés avec les plans France 2030 et à envisager un programme France 2040, dans un contexte de concurrence internationale accrue, notamment face à la Chine. Le cas d’Ynsect, entreprise spécialisée dans les protéines d’insectes et liquidée en 2025, illustre les risques liés à l’innovation. Malgré d’importants financements publics et privés, la société n’a pas trouvé son marché. Ce type d’échec rappelle que les projets innovants comportent une part d’incertitude, même s’ils sont jugés prometteurs. Sur le plan sectoriel, certains domaines apparaissent particulièrement dynamiques. L’industrie verte, l’énergie, l’électronique et la santé enregistrent plus d’ouvertures que de fermetures. À l’inverse, les secteurs des biens de consommation, de la plasturgie et de la métallurgie non verte sont en difficulté. D’autres filières comme les transports ou l’agroalimentaire présentent un équilibre relatif. En termes de créations, les start-ups, PME et ETI ont fortement contribué à l’ouverture de nouveaux sites, avec des projets générant emplois et investissements significatifs. Au total, 3 500 start-ups industrielles étaient recensées fin 2025, majoritairement orientées vers la deeptech et la transition écologique. Enfin, au niveau régional, les Hauts-de-France se distinguent par plusieurs implantations industrielles, confirmant leur rôle dans la dynamique de réindustrialisation du pays. (Article du 17/03/2026 – Courrier Pcard)
Plus de fermetures d’usines que d’ouvertures en 2025 dans les Hauts-de-France, mais des créations à venir
En ce début d’année 2026, il n’existe pas de données officielles précises concernant le nombre exact de sites industriels ouverts et fermés dans les Hauts-de-France en 2025. Ni les ministères ni les organismes publics n’ont encore publié de bilan complet. Toutefois, plusieurs études et baromètres permettent d’esquisser une tendance générale. Région fortement industrialisée, spécialisée notamment dans l’automobile, la métallurgie et la chimie — trois secteurs actuellement en difficulté — les Hauts-de-France sont particulièrement exposés aux fermetures d’usines et aux plans sociaux. D’après une compilation de données issues de différentes sources comme Bpifrance, Trendeo ou encore la Direction générale des entreprises (DGE), entre 10 et 15 ouvertures ou extensions significatives de sites industriels ont été recensées en 2025. Parmi celles-ci, la DGE évoque plus précisément la création de 7 nouvelles usines. Plusieurs exemples illustrent cette dynamique, notamment en Picardie : une unité de production d’unidoses pour vaccins à Amiens, une activité de conditionnement de frites surgelées à Péronne, ou encore une production d’aluminium recyclé à faible empreinte carbone à Ham. Par ailleurs, la région bénéficie du développement de la « vallée de la batterie », avec des gigafactories dédiées aux batteries pour véhicules électriques implantées dans le Nord et le Pas-de-Calais. Cependant, ces créations ne compensent pas les difficultés rencontrées par le tissu industriel régional. En 2025, entre 20 et 25 sites ont été touchés par des fermetures ou des réductions d’effectifs, dont 12 fermetures définitives selon la DGE. Des cas concrets illustrent cette tendance, comme la liquidation d’une entreprise spécialisée à Poulainville entraînant une centaine de suppressions d’emplois, ou encore un plan social à Beauvais avec plus d’une centaine de licenciements. Au total, le solde est négatif, avec environ une dizaine de sites industriels en moins sur l’année. Malgré cette conjoncture difficile, les perspectives à moyen terme sont encourageantes. D’ici 2030, près de 13 milliards d’euros devraient être investis dans des projets industriels majeurs, notamment dans les batteries électriques, l’hydrogène, le recyclage et les technologies décarbonées. Ces investissements pourraient générer entre 12 000 et 15 000 emplois directs. Ils témoignent d’une transformation progressive du tissu industriel régional et d’une volonté de réindustrialisation orientée vers des secteurs d’avenir plus durables. (Article du 17/03/2026 – Courrier Picard)
« Nous nous attendons à des PSE et licenciements »
Stéphane Leterrier, président de la CPME de l’Oise, dresse un état des lieux nuancé de la conjoncture économique locale en ce début d’année 2026, marqué par un contexte international incertain, notamment en raison des tensions au Moyen-Orient et de leurs répercussions énergétiques. Malgré ces nouvelles inquiétudes, il souligne que la situation des petites et moyennes entreprises (PME) n’est pas globalement négative. Depuis plusieurs années, ces entreprises ont dû faire face à des crises successives — Covid-19, guerre en Ukraine, inflation énergétique — et ont développé une forte capacité d’adaptation. Selon lui, cette agilité constitue un avantage par rapport aux grandes entreprises, souvent plus rigides. Toutefois, cette résilience ne masque pas les difficultés rencontrées par certains secteurs. Le commerce, notamment dans les centres-villes et en périphérie, souffre fortement, en particulier dans le domaine de l’équipement à la personne. Ces entreprises doivent faire face à une concurrence accrue des plateformes étrangères, notamment chinoises. Stéphane Leterrier critique les mesures actuelles jugées insuffisantes et propose une taxation beaucoup plus élevée sur les colis importés afin de rééquilibrer la concurrence. D’autres secteurs clés sont également en difficulté, comme le bâtiment et la restauration. Dans le secteur du BTP, le principal problème réside dans l’arrêt quasi complet de la construction neuve. Le manque de terrains disponibles freine les projets immobiliers, alors même que les besoins en logements restent très importants en France. Cette situation entraîne un ralentissement global du marché immobilier, pourtant essentiel à l’économie, puisqu’un euro investi dans ce secteur génère une activité économique bien plus large. Paradoxalement, certaines petites entreprises du bâtiment, comme les artisans (plombiers, électriciens), s’en sortent mieux grâce à leur flexibilité et à leur capacité à répondre à des demandes spécifiques. Le marché du travail présente également des contradictions. Malgré un taux de chômage avoisinant les 8 %, de nombreuses entreprises peinent à recruter, ce qui complique leur développement. Par ailleurs, l’Oise, fortement liée à l’industrie automobile via ses sous-traitants, subit les incertitudes de ce secteur en mutation. Le manque de visibilité pèse sur les perspectives d’activité. Enfin, après une année 2025 marquée par un nombre important de défaillances d’entreprises, Stéphane Leterrier anticipe une année 2026 difficile, avec des risques accrus de plans de sauvegarde de l’emploi et de licenciements, notamment dans le sud du département. Malgré tout, certaines PME continuent de tirer leur épingle du jeu grâce à leur capacité d’adaptation. (Article du 17/03/2026 – Courrier Picard)
LE CHIFFRE DE LA SEMAINE
41,3 % des créateurs d’entreprise sont des femmes dans la région
Une étude de l’Urssaf de Picardie met en lumière la place des femmes dans l’économie des Hauts-de-France, en particulier dans l’entrepreneuriat et l’emploi. Elle montre que les femmes occupent une position significative dans le tissu économique régional, avec des proportions globalement proches, voire légèrement supérieures, à la moyenne nationale dans certains domaines. À la fin de l’année 2024, les femmes représentent 39,3 % des travailleurs indépendants dans la région, un chiffre légèrement supérieur à celui observé à l’échelle nationale (38,5 %). Leur présence est encore plus marquée parmi les autoentrepreneurs économiquement actifs, où elles atteignent 44,9 %, un niveau proche de la moyenne française. En matière de création d’entreprise, les femmes jouent également un rôle important puisqu’elles représentent 41,3 % des créateurs en 2024, un taux quasiment équivalent à celui constaté en France (41,6 %). Ces données témoignent d’une dynamique entrepreneuriale féminine solide dans les Hauts-de-France. L’étude met aussi en évidence des différences de profil entre les femmes et les hommes. Les travailleuses indépendantes sont en moyenne plus jeunes, avec un âge moyen de 45 ans contre 48 ans pour les hommes. Chez les autoentrepreneurs, l’écart est plus faible (41 ans pour les femmes contre 42 ans pour les hommes). Toutefois, ces éléments positifs en termes de représentation et de dynamisme entrepreneurial s’accompagnent d’inégalités persistantes, notamment en matière de revenus. En effet, les femmes indépendantes déclarent un revenu annuel moyen de 42 169 euros, contre 54 266 euros pour les hommes. L’écart est encore plus marqué chez les autoentrepreneurs, avec un revenu moyen de 5 914 euros pour les femmes contre 8 165 euros pour leurs homologues masculins. Ces différences s’expliquent en grande partie par la répartition sectorielle des activités. Les femmes sont largement surreprésentées dans des secteurs moins rémunérateurs, comme la coiffure et les soins du corps, les professions paramédicales ou encore certains services de santé. Dans le salariat, les femmes représentent 43,3 % des effectifs des entreprises privées régionales en 2025, un niveau légèrement inférieur à la moyenne nationale. Elles sont particulièrement présentes dans les secteurs de la santé et du social, où elles constituent la majorité des effectifs. Cependant, là encore, les inégalités salariales persistent : leur rémunération brute moyenne s’élève à 2 217 euros, soit environ 22 % de moins que celle des hommes. Cette étude souligne ainsi à la fois la place importante des femmes dans l’économie régionale et les disparités qui demeurent. (Article du 17/03/2026 – Courrier Picard)
ECONOMIE
Le champagne va tenter de s’exporter dans les pays baltes
La Chambre de commerce et d’industrie (CCI) internationale du Grand Est organise, du 14 au 16 septembre 2026, une opération de promotion des vins et champagnes régionaux dans les pays baltes : Estonie, Lettonie et Lituanie. À travers cette initiative, l’objectif est de renforcer la présence des producteurs du Grand Est sur ces marchés en pleine croissance, qui représentent un potentiel intéressant malgré leur taille relativement modeste, avec environ six millions d’habitants au total. Ces trois pays affichent en effet une dynamique favorable pour les vins français. En Estonie, ceux-ci représentent environ 24 % des parts de marché, pour un volume d’importation estimé à 88 millions d’euros. En Lettonie, la part atteint 25 %, plaçant la France devant ses concurrents européens comme l’Italie et l’Espagne. Quant à la Lituanie, elle constitue le marché le plus important de la zone et joue un rôle stratégique de plateforme régionale, offrant des perspectives de développement à moyen terme. Les chiffres d’exportation du champagne illustrent déjà l’intérêt de ces marchés. En 2024, plus de 1,13 million de bouteilles ont été expédiées vers les trois pays, dont 456 000 en Estonie, 340 000 en Lituanie et 317 000 en Lettonie. Rapporté à la population, cela représente environ une bouteille pour cinq habitants par an, soit un niveau de consommation relativement élevé. À titre de comparaison, le marché américain, bien plus vaste, affiche un ratio inférieur par habitant, malgré un volume global beaucoup plus important. Cependant, les prix de vente diffèrent selon les destinations. Les bouteilles exportées vers les États-Unis sont valorisées autour de 30 euros hors taxes départ cave, contre environ 25 euros pour l’Estonie, 21,6 euros pour la Lituanie et un peu moins de 21 euros pour la Lettonie. Ces écarts traduisent des différences de pouvoir d’achat et de positionnement de marché. L’opération menée par la CCI s’inscrit dans le cadre de Team France Export, dispositif public d’accompagnement à l’international. Pendant ces trois jours, les producteurs participants prendront part à des dégustations professionnelles avec des acteurs locaux (importateurs, distributeurs) et visiteront des points de vente afin de mieux comprendre les attentes du marché. Cette démarche vise à développer les opportunités commerciales et à renforcer la notoriété des vins et champagnes du Grand Est dans cette région européenne prometteuse. Les entreprises intéressées ont jusqu’au 29 mai 2026 pour s’inscrire. Cette initiative illustre la volonté des acteurs économiques régionaux de soutenir l’exportation et d’explorer de nouveaux débouchés pour les filières viticoles. (Article du 17/03/2026 – Courrier Picard)
AGRICULTURE
Un nouveau directeur à la sucrerie Cristal Union de Villers-Faucon
C’est une tête connue qui rejoindra la direction de la sucrerie Cristal Union de Villers-Faucon (Somme). «Après 7 années passées à la direction de la sucrerie de Corbeilles dans le Loiret, Maxime Cassel prendra le 1 er avril la direction de la sucrerie de Sainte-Émilie, où il a démarré sa carrière. Il succède à Thibault Vaissière qui rejoint la direction industrielle de Cristal Union afin de travailler sur le développement stratégique», annonce Cristal Union, l’un des principaux groupes sucriers français. Diplômé ingénieur agronomie de l’ISA Lille, Maxime Cassel a rejoint la sucrerie de Sainte-Émilie en 2004 en tant qu’ingénieur production. Il y a évolué ensuite aux postes d’adjoint responsable production puis responsable production, avant d’occuper pendant six ans la fonction de responsable exploitation. En 2019, il est devenu responsable exploitation de la sucrerie de Corbeilles, avant d’en prendre la direction en décembre de la même année. Maxime Cassel bénéficie d’une expérience de 22 années dans le secteur sucrier et d’une connaissance approfondie du site de Sainte-Émilie, dont il a accompagné le développement pendant 15 ans. «Au-delà de mon attachement fort au territoire, je suis fier de prendre la direction de Sainte-Émilie. Des projets structurants ont été déployés par Cristal Union dans cette sucrerie à fort potentiel, où travaille une équipe experte », indique Maxime Cassel, à quelques jours de son retour dans la Somme. (Article du 17/03/2026 -Courrier Picard)
CULTURE
La Maison de la culture a 60 ans et elle a une histoire en béton
La Maison de la culture d’Amiens, inaugurée le 19 mars 1966 par André Malraux, constitue un projet emblématique de la politique culturelle française des années 1960. Elle est la première à disposer de locaux spécialement conçus pour accueillir un lieu pluridisciplinaire, avec l’objectif de rendre la culture accessible au plus grand nombre. Une exposition organisée du 19 mars au 20 septembre retrace aujourd’hui son histoire. Dès 1962, la ville est informée par le ministère qu’elle bénéficiera d’une subvention pour construire cet équipement, dans le cadre d’un programme national de création de maisons de la culture. Ce projet s’inscrit aussi dans la reconstruction urbaine d’après-guerre, sur un site identifié dès 1949. L’équipe d’architectes, comprenant Pierre Sonrel, Jean Duthilleul, Marcel Gogois et Camille Demangeat, conçoit un bâtiment sobre en béton et verre, influencé par les styles de Le Corbusier et Auguste Perret. Le chantier s’étend jusqu’en 1966. À l’origine, la Maison de la culture comprend deux salles de spectacle, dont un grand théâtre doté d’un dispositif innovant de parterre rotatif permettant plusieurs configurations. Le lieu propose également des espaces d’exposition et une discothèque offrant des milliers de disques. Rapidement, l’équipement devient un centre culturel majeur, accueillant spectacles, enseignements et événements variés. Cependant, dès les années 1990, le bâtiment apparaît trop exigu et son esthétique brutaliste est jugée dépassée. Sous l’impulsion du maire Gilles de Robien, une importante restructuration est lancée en 1993. La surface est doublée, passant de 7 000 à 14 000 m², avec la création de nouveaux espaces, dont un petit théâtre et un studio d’enregistrement. La Maison de la culture s’impose alors comme une référence internationale, notamment dans la production de disques de jazz et de musiques du monde. Aujourd’hui, ce lieu emblématique continue de témoigner de l’ambition culturelle initiée par Malraux, tout en s’adaptant aux évolutions artistiques et architecturales. (Article du 19/03/2026 – Courrier Picard)
HOMMAGE
Les Palmes CMA remises à Christophe Crapart à titre posthume
La Chambre des métiers et de l’artisanat (CMA) des Hauts-de-France a rendu un hommage appuyé à Christophe Crapart lors d’une cérémonie organisée le 16 mars. Décédé en septembre 2025, cet artisan et chef d’entreprise a reçu, à titre posthume, les Palmes CMA France, une distinction qui vient saluer son engagement remarquable en faveur de l’artisanat. Dirigeant dans le secteur des travaux publics et privés, Christophe Crapart était reconnu pour son implication professionnelle et son sens du collectif. Au-delà de son activité entrepreneuriale, il s’était fortement investi dans les instances représentatives de son métier. Membre actif de la Fédération française du bâtiment, il y défendait avec conviction les intérêts de sa profession. Son engagement s’étendait également au Centre des jeunes dirigeants d’entreprise, où il contribuait à promouvoir une vision dynamique et responsable de l’entrepreneuriat. En 2021, il avait été élu président de la CMA de la Somme, fonction qu’il a exercée avec énergie et détermination. Très attaché à son territoire, il œuvrait activement au développement économique local, notamment dans le Doulennais. Il avait ainsi créé et animé le club d’entreprises « On avance », destiné à encourager l’esprit d’initiative et à favoriser les échanges entre entrepreneurs. Son action, à la fois locale et nationale, témoignait d’une volonté constante de valoriser l’artisanat et de soutenir celles et ceux qui le font vivre. La cérémonie d’hommage s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités, dont Christelle Hiver, ainsi que de son épouse Marina. Tous ont salué la mémoire d’un homme profondément engagé, reconnu pour ses qualités humaines et professionnelles. En parallèle de sa carrière, Christophe Crapart nourrissait une passion pour la plongée sous-marine. Il s’investissait dans la transmission de cette discipline auprès des jeunes au sein de son club Hippocool, illustrant son goût pour le partage et la pédagogie. Afin de pérenniser cet hommage, une plaque commémorative a été installée dans un espace convivial, symbolisant l’esprit d’échange et de proximité qu’il incarnait. (Article du 19/03/2026 – Courrier Picard)