La Revue de Presse

Vendredi 10 Avr

ACTUALITES DES ENTREPRISES

Le Groupe Isagri acquiert Abelio, éditeur de gestion de cultures

Le Groupe Isagri, basé à Beauvais, poursuit sa stratégie de croissance externe avec l’acquisition d’Abelio, annoncée le 30 mars 2026. Cette jeune entreprise, créée en 2018 et composée de 25 collaborateurs, est spécialisée dans les solutions numériques dédiées à la gestion des cultures. Cette opération s’inscrit dans une dynamique plus large de développement international visant à renforcer l’accompagnement des agriculteurs, de leurs conseillers et des acteurs de l’agroalimentaire. Abelio propose une technologie innovante combinant plusieurs outils avancés : aide à la décision, données agrométéorologiques, imagerie satellitaire, drones et intelligence artificielle. Ces dispositifs permettent aux exploitants agricoles et aux techniciens de piloter leurs cultures avec précision, depuis le semis jusqu’à la récolte, en optimisant les itinéraires techniques. L’objectif est d’améliorer les rendements, les marges, la qualité des productions ainsi que leur traçabilité. Grâce à cette acquisition, le Groupe Isagri élargit considérablement son offre de services en réunissant des expertises complémentaires. Il ambitionne ainsi de structurer une offre globale de gestion collaborative dans le domaine des productions végétales. Cette approche concerne différents secteurs agricoles, notamment les grandes cultures, la viticulture, l’arboriculture, le maraîchage et les cultures spécialisées. Elle vise également à connecter l’ensemble des acteurs de la filière : agriculteurs, techniciens, coopératives, négoces et industriels de l’agroalimentaire. L’ensemble de ces services est désormais intégré au sein d’une plateforme digitale globale. Celle-ci constitue un outil central pour le suivi quotidien des exploitations, couvrant toutes les étapes d’une campagne agricole. Elle permet notamment d’améliorer le suivi agronomique et économique, la gestion de l’irrigation, le pilotage des productions, l’évaluation de l’impact environnemental et les prévisions. Selon Mathieu Savalle, directeur des fusions-acquisitions du groupe, cette opération confirme l’ambition d’Isagri de devenir une référence internationale en proposant une solution complète, sécurisée et centralisée, répondant aux enjeux de rentabilité, de durabilité et de traçabilité du secteur agricole. Aujourd’hui, le Groupe Isagri réalise un chiffre d’affaires de 370 millions d’euros et emploie 3 200 salariés. Présent dans 13 pays, dont l’Allemagne, le Canada ou encore le Royaume-Uni, il se positionne comme le huitième éditeur français de logiciels sectoriels. (Article du 06/04/2026 – Courrier Picard)

EMPLOI

En difficultés financières, l’association d’insertion innove pour rebondir

L’Association de Promotion et de Formation à l’Emploi (APFE), implantée notamment à Liomer, traverse actuellement une période difficile sur le plan financier. La diminution des subventions publiques fragilise son fonctionnement, une situation aggravée par des événements récents : le vol de matériel destiné au chantier d’insertion des espaces verts ainsi que la destruction du véhicule servant au transport des salariés, survenus fin février 2026. Ces difficultés mettent en péril la continuité de ses actions ainsi que les emplois solidaires qu’elle propose sur plusieurs territoires, dont Hornoy-le-Bourg, Airaines, Sénarpont, Poix-de-Picardie et Conty. Face à cette situation critique, l’APFE cherche à se réinventer pour assurer sa pérennité. Son objectif principal reste de maintenir son atelier chantier d’insertion, notamment la recyclerie, qui emploie une trentaine de personnes en parcours d’insertion professionnelle. Cette structure joue un rôle essentiel en favorisant le retour à l’emploi tout en s’inscrivant dans une démarche écologique de réemploi et de valorisation des objets. Pour diversifier ses ressources financières et renforcer son activité, l’association lance deux nouveaux services. Le premier concerne l’aérogommage de meubles, proposé à Oisemont, une technique de nettoyage et de rénovation permettant de redonner vie à du mobilier ancien. Le second service est un atelier de flocage installé à Liomer. Cette activité consiste à personnaliser divers supports, comme des vêtements, des maillots ou encore des équipements, grâce à des créations graphiques réalisées numériquement puis appliquées par thermocollage. Cet atelier est encadré par Catherine Bec, qui apporte son expérience acquise dans une structure amiénoise. Elle supervise la production et forme également des stagiaires aux différentes étapes du processus, de la conception à la réalisation des commandes. L’offre inclut aussi la personnalisation d’objets en porcelaine, tels que des mugs. À travers ces initiatives, l’APFE espère non seulement surmonter ses difficultés économiques, mais aussi continuer à remplir sa mission sociale en accompagnant des personnes vers l’emploi, tout en restant fidèle à ses valeurs de réutilisation et de créativité. (Article du 04/04/2026 – Courrier Picard)


17 3OO cadres seront recrutés dans les Hauts-de-France en 2026


L’Apec dresse un bilan nuancé du marché de l’emploi des cadres dans les Hauts-de-France. Malgré une conjoncture économique incertaine, marquée par une croissance atone et l’instabilité géopolitique liée à la guerre au Moyen-Orient, l’association prévoit un léger rebond des recrutements de cadres en 2026, après un repli en 2025. Le délégué régional, Jacques Triponel, souligne que ces prévisions ont été établies avant les récents effets de la crise énergétique et des hausses des tarifs pétroliers, d’où la prudence affichée. En 2025, 17 000 cadres ont été recrutés dans la région, soit une baisse de 6 % par rapport à 2024. La majorité de ces postes se concentraient dans le Nord-Pas-de-Calais (13 300), tandis que la Picardie enregistrait 3 700 embauches. Les créations nettes de postes, déduction faite des départs, licenciements et retraites, ont atteint 5 050 postes en 2025, contre 5 480 l’année précédente. Le secteur informatique reste le principal moteur du recrutement, représentant 22 % des embauches, suivi par le tertiaire (santé, action sociale, culture, banque, assurance, immobilier et transports) à 16 %. Les secteurs recherche-développement et production industrielle-chantier se partagent chacun 13 % des recrutements. Pour 2026, l’Apec table sur 17 340 recrutements de cadres, soit une hausse de 2 % par rapport à 2025. Cette progression reste prudente et inférieure à la moyenne nationale, mais elle traduit un certain optimisme lié à la réimplantation industrielle et au développement d’activités à haute valeur ajoutée dans la région. Jacques Triponel insiste sur le lien entre investissements et embauches de cadres, soulignant que les entreprises “remettent le nez à la fenêtre” malgré les difficultés économiques. L’Apec joue également un rôle clé dans la mise en relation des cadres en recherche d’emploi avec les entreprises, en privilégiant la proximité et le suivi local. Cette approche est d’autant plus nécessaire que 66 % des recrutements concernent des PME, qui restent majoritaires dans la région avec 11 400 postes. Toutefois, la hausse du chômage constitue un frein supplémentaire. À la fin de 2025, le taux régional atteignait 7,9 %. L’Urssaf Picardie note une baisse des effectifs salariés privés, notamment dans l’Aisne (-580 salariés) et l’Oise (-1 150), alors que la Somme enregistre une légère augmentation (+330 salariés). Cette situation souligne la fragilité du marché de l’emploi local, malgré les perspectives encourageantes pour les cadres. Ainsi, malgré les tensions économiques et géopolitiques, les Hauts-de-France devraient connaître une légère reprise des recrutements de cadres en 2026, portée par l’informatique, le tertiaire et les PME, tout en restant confrontées à la hausse du chômage et aux disparités départementales. (Article du 06/04/2026 – Courrier Picard)

Près de 2 000 offres d’emploi à saisir jeudi au Zénith

Le Forum du recrutement et de l’alternance 2026 revient pour sa dixième édition le jeudi 9 avril au Zénith d’Amiens, organisé par la Mission Locale Insertion Formation Emploi du Grand Amiénois (MLIFE). L’événement rassemble 132 recruteurs, contre 85 lors de la première édition, majoritairement des entreprises, offrant près de 2 000 postes à pourvoir sur place. Carole Hyreza, responsable du pôle entreprises, souligne l’ampleur de l’offre malgré un contexte économique morose, tandis que Christophe Ramis, directeur de la Mission locale, rappelle que le forum s’adresse à un large public : jeunes, demandeurs d’emploi ou personnes en reconversion. L’année précédente, le forum avait généré 9 700 contacts et attiré près de 3 000 visiteurs, démontrant l’importance de cette initiative dans la dynamique locale d’emploi. Parmi les 132 recruteurs, 68 sont des entreprises locales, renforçant le lien entre le tissu économique régional et les chercheurs d’emploi. L’accent de cette édition est mis sur les métiers de l’industrie, notamment en prévision de l’implantation de Tiamat à Boves d’ici 2030. Des acteurs majeurs comme Airbus, Unither, Metarom et Roquette proposent de nombreux postes, mettant en avant des formations techniques comme le bac pro maintenance, jugé très valorisant pour l’avenir professionnel. Outre l’industrie, le forum couvre également les secteurs du bâtiment et travaux publics (Colas, Vinci, Lhotellier), la logistique (Amazon, ID Logistique), l’hôtellerie-restauration via l’UMIH, les services à la personne, la propreté et les métiers en uniforme. Des démonstrations interactives, notamment avec casques de réalité virtuelle, permettront aux visiteurs de découvrir concrètement les métiers proposés. Un stand PC et copieur est également mis à disposition gratuitement pour ceux ayant besoin de réimprimer leur CV. Cette dixième édition illustre l’engagement de la Mission locale à rapprocher entreprises et candidats, en favorisant l’accès à l’emploi et à l’alternance dans la région, tout en valorisant des secteurs souvent méconnus mais porteurs d’avenir. L’événement constitue ainsi un rendez-vous stratégique pour dynamiser le marché de l’emploi local et préparer la relève dans des métiers essentiels à l’économie régionale. (Article du 07/04/2026 – Courrier Picard)


L’industrie tente de séduire les jeunes au forum du recrutement et de l’alternance


Plusieurs milliers de candidats se sont rendus au Zénith d’Amiens à l’occasion d’un forum dédié à l’emploi et à l’alternance, organisé par la Mission locale. Cet événement a rassemblé plus de 130 entreprises et centres de formation, offrant ainsi de nombreuses opportunités dans des secteurs variés, notamment l’industrie, qui peine toujours à recruter. Parmi les entreprises présentes, certaines cherchent activement à pourvoir des postes. C’est le cas du site Bonduelle d’Estrées-Mons, qui recrute des saisonniers pour sa campagne légumière débutant en juin, ainsi que des alternants pour la rentrée. Sa représentante indique avoir déjà collecté plusieurs CV, mais doit encore vérifier leur adéquation avec les besoins des équipes. D’autres entreprises, comme Decayeux STI, basée dans le Vimeu, sont également en quête de profils techniques en alternance. Cependant, elles font face à des difficultés, notamment en matière de mobilité des candidats. Recruter des personnes habitant à Amiens et les inciter à rester sur le long terme constitue un véritable défi. Plus largement, les acteurs du secteur industriel soulignent un manque d’attractivité des métiers techniques. Selon certains recruteurs, de moins en moins d’étudiants s’orientent vers ces formations, malgré des perspectives d’emploi solides et des besoins importants. Ce désintérêt contraste avec la réalité du marché du travail, où les entreprises peinent à trouver des profils qualifiés. L’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) tente de répondre à cette problématique grâce à sa plateforme « L’industrie recrute », qui regroupe 300 entreprises en Picardie. Son objectif est de mieux faire connaître les opportunités du secteur et d’attirer davantage de candidats. Toutefois, un déséquilibre persiste : les postes en communication ou marketing attirent de nombreux candidats, tandis que les métiers de terrain restent en tension. Ce forum illustre ainsi à la fois le dynamisme du marché de l’emploi local et les défis persistants en matière de recrutement, notamment dans les secteurs techniques et industriels. (Article du 10/04/2026 – Courrier Picard)

LE CHIFFRE DE LA SEMAINE

4 542 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025

Dans les Hauts-de-France, la situation des chefs d’entreprise reste préoccupante. En 2025, 4 542 dirigeants ont perdu leur emploi, selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs mené par l’association GSC et la société Altares. Bien que ce chiffre soit en légère baisse de 2,2 % par rapport à 2024, il confirme le maintien d’un niveau très élevé de pertes d’emploi, signe de tensions économiques persistantes. Il s’agit de la deuxième année consécutive où ce seuil dépasse les 4 500 pertes, traduisant une situation durablement dégradée. Après plusieurs années de forte hausse — notamment +62,6 % en 2022, +19 % en 2023 et +14,5 % en 2024 — la courbe semble se stabiliser, mais à un niveau historiquement élevé depuis la création de cet observatoire en 2015. Certains secteurs apparaissent particulièrement vulnérables. La construction et le commerce figurent en tête des activités les plus touchées, avec respectivement 1 021 et 1 039 chefs d’entreprise ayant perdu leur emploi en 2025. Les très petites entreprises sont aussi les plus fragiles : plus de 70 % des dirigeants concernés dirigeaient des structures de moins de trois salariés, soit 3 127 pertes d’emploi dans cette catégorie. Sur le plan territorial, les disparités sont marquées. Le département du Nord concentre le plus grand nombre de pertes, avec 2 233 chefs d’entreprise touchés, malgré une baisse de 3,5 %. Le Pas-de-Calais (964 pertes) et l’Oise (566 pertes) enregistrent également des reculs. L’Aisne reste relativement stable avec une légère hausse. En revanche, la Somme se distingue négativement avec une augmentation notable de 14,9 %, atteignant 439 pertes d’emploi, ce qui en fait le département le plus en difficulté sur l’année. Selon Hervé Kermarrec, président de la GSC, ce contexte s’explique par une conjoncture économique défavorable, marquée par une croissance faible, des tensions géopolitiques et une instabilité politique persistante. Cette incertitude freine les investissements et fragilise les entreprises, y compris les plus solides. Les perspectives pour 2026 restent incertaines. Thierry Millon, directeur des études chez Altares, souligne que les cinq dernières années ont épuisé les ressources des dirigeants. En 2025, près de 61 500 entrepreneurs ont dû liquider leur entreprise en France, un record. Le début de 2026 confirme cette tendance, avec déjà 6 400 défaillances enregistrées en janvier. Les dirigeants de TPE apparaissent particulièrement exposés, face à une crise qui semble loin d’être terminée. (Article du 06/04/2026 – Courrier Picard)

INTELLIGENCE ARTICIELLE

Plus d’un quart des entreprises de la région ont recours à l’IA

Dans les Hauts-de-France, l’intelligence artificielle s’impose progressivement dans le monde de l’entreprise, comme le révèlent des études menées par la CCI Hauts-de-France et la Banque de France. Bien que son adoption reste encore partielle, elle devient une réalité dans la gestion et le développement des activités économiques, malgré plusieurs freins persistants. Selon l’enquête réalisée en 2025 auprès de 2 800 dirigeants, l’IA générative est principalement utilisée pour produire des contenus (textes, images, sons), mais aussi pour effectuer des recherches documentaires ou répondre à des questions. Environ 40 % des entreprises utilisatrices y ont recours régulièrement, soulignant son rôle croissant dans les tâches quotidiennes. Le principal avantage identifié est le gain de temps, notamment sur les tâches répétitives, tandis que 37 % des dirigeants y voient un levier d’innovation. Cependant, des points de vigilance subsistent, notamment en matière de protection des données. Moins de la moitié des entreprises prennent systématiquement des précautions pour anonymiser ou sécuriser les informations sensibles intégrées dans les outils d’IA, ce qui constitue un risque important. Par ailleurs, plusieurs obstacles freinent son adoption : manque de temps, déficit de compétences internes, méfiance vis-à-vis de ces technologies ou encore inadéquation avec certaines activités. La question de l’impact sur l’emploi suscite également des inquiétudes. Si une étude de la Coface évoque jusqu’à 5 millions d’emplois potentiellement menacés, les résultats régionaux sont plus nuancés. Parmi les entreprises utilisant l’IA, 30 % ne se prononcent pas sur ses effets futurs, tandis que 23 % anticipent un impact négatif contre 21 % un impact positif. Certains secteurs, comme les services artisanaux, les arts créatifs ou les transports, apparaissent particulièrement exposés, avec 45 % des artisans redoutant des suppressions d’emplois à moyen terme. Malgré cela, beaucoup reconnaissent la nécessité de se former à ces outils. L’agriculture figure parmi les secteurs tirant déjà profit de l’IA, notamment pour améliorer les prévisions météorologiques, détecter les maladies ou optimiser les pratiques. Des entreprises comme le Groupe Isagri illustrent cette dynamique. D’après la Banque de France, plus d’un quart des entreprises régionales utilisent déjà l’IA, et près de 30 % envisagent d’en renforcer l’usage. Ces données montrent que l’intégration de l’IA en est encore à ses débuts, mais qu’elle est appelée à se développer rapidement. (Article du 06/04/2026 – Courrier Picard)

EVENEMENTIEL

Les entrepreneurs incités à être en action au salon Business expo

Dans un contexte économique incertain marqué par les tensions internationales et notamment la guerre au Moyen-Orient, les entreprises sont appelées à ne pas céder à l’immobilisme. C’est le message principal qui a émergé lors du salon Business Expo Amiens 2026, organisé le 2 avril 2026 à Amiens par Infinity. Malgré le climat économique difficile, près de 300 entreprises et collectivités locales ont participé à cet événement, démontrant une volonté de maintenir une dynamique économique et de développer de nouvelles opportunités d’affaires. Les échanges entre acteurs économiques ont permis d’amorcer de futurs partenariats et contrats, soulignant l’importance du réseautage dans une période d’incertitude. Plusieurs intervenants ont insisté sur la nécessité pour les dirigeants de rester actifs et ouverts. Nicolas Blangy, président du Medef Somme et dirigeant de PRM & Associés, a ainsi appelé les entreprises à ne pas se replier sur elles-mêmes face aux difficultés économiques, mais au contraire à continuer d’investir et de développer leurs activités. Cette vision est partagée par Fany Ruin, présidente de la CCI Amiens-Picardie et vice-présidente de CCI France. Elle a mis en avant le rôle essentiel du réseau professionnel dans la réussite des entreprises. Selon elle, la création d’un écosystème solide permet de mieux faire face aux crises. La CCI propose notamment un accompagnement en matière de financement, ainsi que des clubs d’entrepreneurs favorisant les échanges et les opportunités. Elle a également rappelé l’existence de dispositifs d’accueil pour les nouvelles entreprises à Amiens Métropole, facilitant leur installation et contribuant à l’attractivité du territoire. Le salon a aussi valorisé le rôle clé de la commande publique dans l’activité économique. Un « village des donneurs d’ordre » a permis aux entreprises de rencontrer directement les collectivités locales. Ces dernières représentent une part importante des investissements, estimée à environ 60 %. Christelle Hiver, présidente du Département de la Somme, a rappelé que 102 millions d’euros de commandes avaient été passés en 2025 auprès des entreprises, avec la volonté de poursuivre ces engagements malgré la raréfaction des finances publiques. Ainsi, malgré les incertitudes économiques et géopolitiques, cet événement a illustré une dynamique de résilience et d’adaptation des entreprises locales, encouragées à miser sur le réseau, l’innovation et les opportunités offertes par les marchés publics pour soutenir leur développement. (Article du 06/04/2026 – Courrier Picard)

NOMINATION

Frédéric Fauvet élu président d’Amiens Métropole sur le fil

L’élection à la présidence d’Amiens Métropole, mardi 7 avril, a donné lieu à un affrontement particulièrement serré entre Frédéric Fauvet (PS) et Anne Pinon (LR). À l’issue d’un vote extrêmement indécis, le maire d’Amiens l’a emporté d’une très courte tête avec 48 voix contre 47, tandis qu’un bulletin blanc a également été comptabilisé. Après un moment de flottement et un recomptage, il a finalement été proclamé président par la doyenne de l’assemblée. Avant le vote, Frédéric Fauvet avait appelé les élus à dépasser les clivages politiques, insistant sur la nécessité de préserver une gouvernance transpartisane au service de l’intérêt général. Il a souligné l’interdépendance entre la ville d’Amiens et son agglomération, invitant chacun à faire preuve de responsabilité collective. De son côté, Anne Pinon a défendu une candidature qu’elle a présentée comme indépendante des logiques partisanes, fondée sur un équilibre entre ambition urbaine et solidarité territoriale. Mais l’intensité politique ne s’est pas arrêtée à cette élection. Le choix des 14 vice-présidents a prolongé le suspense dans une ambiance de compétition constante entre les deux camps. Anne Pinon a d’abord marqué un point en obtenant la première vice-présidence, devançant Léon Deffontaines, malgré les tentatives de rassemblement de ce dernier. Elle a également consolidé sa position avec l’élection de Pierre Savreux à la troisième vice-présidence. Cependant, les équilibres sont restés instables. Léon Deffontaines a réussi à décrocher la deuxième vice-présidence de justesse, illustrant la fragmentation des soutiens. D’autres postes ont été remportés par des proches de Frédéric Fauvet, notamment Laurent Accart et Bernard Bocquillon. L’un des moments les plus marquants fut la victoire d’Assia Nouaour face à Margaux Delétré, remportée d’une voix après un retournement spectaculaire. Enfin, le camp d’Anne Pinon a repris l’avantage avec l’élection de Thomas Lhermitte. À l’issue de cette longue soirée, aucun camp ne semblait dominer clairement, laissant présager une gouvernance partagée, voire une forme de cohabitation au sein de l’exécutif d’Amiens Métropole. (Article du 08/04/2026 – Courrier Picard)