La Revue de Presse
Vendredi 27 FévACTUALITES ENTREPRISES
Saint Louis Sucre annonce des « rendements records » à l’issue de la campagne betteravière
Saint Louis Sucre, l’un des trois principaux groupes sucriers en France et en Europe, a annoncé la fin de la collecte des betteraves à sucre le 3 février 2026, concluant une campagne de 137 jours. L’entreprise, filiale du groupe allemand Südzucker depuis 2001, est solidement implantée en Picardie. Elle y exploite plusieurs infrastructures : une sucrerie et une usine de conditionnement à Roye (Somme), des centres de stockage à Eppeville (Somme) et à Bresles (Oise), ainsi qu’une autre sucrerie à Étrépagny (Eure). La campagne betteravière 2025-2026 est considérée comme satisfaisante à bien des égards. Elle a bénéficié de conditions météorologiques particulièrement favorables. Les semis, réalisés en moyenne autour du 21 mars 2025, ont été plus précoces que ceux observés au cours des huit dernières années, permettant une implantation optimale des cultures. Le printemps sec a favorisé un bon enracinement des plants, tandis que l’alternance de pluie et d’ensoleillement durant l’été a stimulé la croissance et surtout la richesse en sucre des betteraves. Les résultats obtenus témoignent de cette conjoncture positive. La richesse en sucre a largement dépassé les 18 % en moyenne sur les sites de Roye et d’Étrépagny. Les rendements atteignent des niveaux records : 98 tonnes par hectare à Roye et 103 tonnes par hectare à Étrépagny. Ces performances confirment la solidité de la filière et l’efficacité des pratiques agricoles mises en œuvre. Au-delà des résultats agronomiques, la campagne se distingue aussi par ses avancées environnementales. Les sucreries du groupe ont réduit de 60 % leurs prélèvements d’eau par forage par rapport à la moyenne 2018-2022, représentant une économie de 150 000 m³ d’eau prélevée dans le milieu naturel. Par ailleurs, la sucrerie de Roye a fourni plus d’un million de mètres cubes d’eau en 2025 pour l’irrigation des cultures voisines de légumes et de pommes de terre. Cette eau, issue du processus de transformation des betteraves — composées à 75 % d’eau — illustre une logique de valorisation et de recyclage des ressources. (Article du 23/02/2026 – Courrier Picard)
EMPLOI
1 700 postes à pourvoir chez Airbus, notamment à Méaulte
Le secteur aéronautique poursuit sa dynamique de croissance en France, porté notamment par la forte activité d’Airbus. À Méaulte (Somme), le site Airbus Atlantic prévoit de recruter des centaines de personnes au cours de l’année 2026 afin d’accompagner la montée en cadence de la production. Cette usine samarienne joue un rôle stratégique : elle est chargée de l’assemblage du fuselage avant des avions ainsi que de la fabrication de structures pour hélicoptères. Dès le début de l’année, le groupe Adecco avait annoncé une campagne de recrutement de 300 ajusteurs destinés à répondre aux besoins immédiats du site de Méaulte. Ces postes doivent être pourvus dans les prochains mois afin de soutenir l’augmentation des cadences industrielles. Cette première vague témoigne de la tension sur les compétences dans la filière et de la volonté d’anticiper les besoins en main-d’œuvre. À la mi-février, une nouvelle campagne d’ampleur nationale a été annoncée par Proman, acteur majeur du travail temporaire en Europe. Le groupe prévoit 1 700 recrutements pour accompagner la croissance d’Airbus Atlantic sur plusieurs sites en France. Cette dynamique s’explique par les performances commerciales de l’avionneur européen, qui a livré 793 avions commerciaux en 2025, soit une hausse de 4 % par rapport à l’année précédente. Les embauches concernent plusieurs bassins d’emploi, dont Mérignac, Rochefort, Nantes, Carquefou, Malville, Saint-Nazaire, Montoir-de-Bretagne, Toulouse et Méaulte. Les contrats proposés sont variés : intérim, CDD et CDI. Les profils recherchés couvrent un large éventail de métiers techniques et supports. Parmi les postes à pourvoir figurent des ajusteurs-monteurs, mécaniciens aéronautiques, électriciens, intégrateurs cabine, ingénieurs supply chain, chefs de projet digitalisation, inspecteurs qualité, techniciens support technique, techniciens qualité et agents administratifs. Certains emplois sont accessibles sans diplôme ni expérience préalable. Selon les fonctions visées, des formations et parcours de montée en compétences seront mis en place afin de faciliter l’intégration et de répondre aux exigences du secteur aéronautique. (Article du 23/02/2026 – Courrier Picard)
Une mini-entreprise solidaire unit lycéens et résidents du foyer de vie
À Corbie, une classe de seconde professionnelle du Lycée Sainte-Colette s’est associée à six résidents du foyer de vie de l’ADAPEI 80 pour créer une mini-entreprise solidaire et inclusive. Ensemble, ils fabriquent des pochettes multi-usages en tissu recyclé, à partir de jeans usagés. Ce projet s’inscrit dans une longue tradition entrepreneuriale de l’établissement, habitué à lancer des mini-entreprises innovantes : bonbons végétaux à base de pommes, jus de pomme, riz au lait aux fruits ou encore barres de céréales aux légumes ont vu le jour les années précédentes. Encadrés par leurs professeurs Laurie Dulant et Romain Beaucourt, les élèves ont structuré leur mini-entreprise comme une véritable société, avec des services dédiés à la direction, aux ressources humaines, à la comptabilité-finances, à la communication, à la production et à la commercialisation. De véritables entretiens d’embauche ont été organisés afin de répartir les rôles selon les motivations et les compétences de chacun. Depuis la mi-octobre, tous les participants se retrouvent chaque vendredi après-midi dans les locaux du foyer de vie pour faire avancer leur projet. Rapidement, le groupe a choisi d’orienter son activité vers un modèle à la fois humain, solidaire et respectueux de l’environnement, en intégrant la préservation des ressources naturelles à son fonctionnement économique. Concrètement, certains conçoivent les patrons, tracent et découpent les tissus, tandis que d’autres assemblent et cousent les pochettes. Le service comptabilité veille à l’équilibre du budget et calcule les coûts de production, pendant que l’équipe communication réalise des vidéos promotionnelles. Chacun, lycéen ou résident, trouve sa place et participe activement. Le projet favorise l’apprentissage, la confiance en soi et le respect mutuel. Né en 2024 d’une première rencontre autour de la découverte des métiers, le partenariat entre le lycée et le foyer de vie est devenu une véritable aventure humaine. Tous espèrent désormais remporter le concours régional des mini-entreprises en mai à Amiens, et pourquoi pas décrocher une qualification pour la finale nationale à Paris. (Article du 27/02/2026 – Courrier Picard)