Du chiffre à la décision #1 : EBITDA vs Cash

Vendredi 22 Mai

« La comptabilité dit que tout va bien… mais la banque dit tout l’inverse. »

C’est une réalité que rencontrent de nombreux dirigeants : une entreprise peut afficher de bons résultats tout en faisant face à des tensions de trésorerie.
Pourquoi ? Parce que la rentabilité ne suffit pas toujours à garantir du cash disponible.

Lors du premier rendez-vous de notre série « Du chiffre à la décision », un sujet essentiel a été abordé : la différence entre l’EBITDA et le free cash flow.


EBITDA : un indicateur de performance…

L’EBITDA (bénéfice avant intérêts, impôts et dotations aux amortissements) est aujourd’hui l’un des indicateurs les plus utilisés pour mesurer la performance économique d’une entreprise.

Il permet notamment de savoir si l’activité est rentable et capable de générer de la valeur.

Mais attention :
l’EBITDA mesure un potentiel de génération de cash, pas le cash réellement disponible sur le compte bancaire.

Une entreprise peut donc présenter un EBITDA positif… tout en rencontrant des difficultés de trésorerie.


Le free cash flow : le vrai révélateur

Le free cash flow, ou flux de trésorerie disponible, représente quant à lui le cash réellement dégagé par l’entreprise.

C’est lui qui permet de :

Contrairement à certains indicateurs comptables, le cash ne se « réinterprète » pas : il est soit disponible, soit absent.


EBITDA vs cash : une opposition ? Non.

L’objectif n’est pas d’opposer les deux indicateurs.
Ils sont complémentaires.

La vraie question à se poser est plutôt :

Combien d’EBITDA se transforme réellement en cash ?

C’est ce que l’on appelle le taux de conversion du cash.

Selon le secteur d’activité, la conjoncture ou encore le modèle économique de l’entreprise, ce taux peut fortement varier.


Les points de vigilance évoqués

Au cours de ce premier rendez-vous, plusieurs leviers ont été mis en avant pour améliorer la transformation de l’EBITDA en trésorerie disponible.

Trois éléments nécessitent notamment une attention particulière :

Car une tension de trésorerie ne se règle jamais dans l’urgence : elle se pilote et s’anticipe.


Une série de rendez-vous pour aller plus loin

Cette première session ouvre une série de rencontres dédiées au pilotage financier des entreprises, organisées chaque vendredi matin, en visio, dans un format court et opérationnel de 30 minutes.

Les prochains rendez-vous :

29 mai — Pilotage du BFR
5 juin — Plan de trésorerie
12 juin — Tableau de bord dirigeant
19 juin — Prix de revient

Ces 5 rendez-vous ont été pensés comme un parcours cohérent : chaque thématique vient compléter la précédente afin de donner aux dirigeants des outils concrets d’aide à la décision.