La Revue de Presse
Vendredi 17 AvrACTUALITES DES ENTREPRISES
Blondel poursuit son développement en renforçant son implantation en Europe
Le Groupe Blondel, fondé en 1956 à Morcourt dans l’Aisne, poursuit son développement en renforçant sa présence à l’international, notamment en Allemagne, en Espagne et au Portugal. Entreprise familiale spécialisée dans la logistique de la supply chain industrielle, Blondel s’est imposé comme un acteur majeur en France et à l’étranger. En 2025, le groupe a atteint un chiffre d’affaires de 350 millions d’euros, avec un résultat consolidé de 15,4 millions d’euros. Il s’appuie sur 3 000 collaborateurs, une flotte de 1 800 camions et près de 500 000 m² d’entrepôts répartis en Europe, en Afrique du Nord et en Amérique du Nord, notamment au Canada. Cette implantation internationale lui permet de gérer efficacement les flux logistiques de ses clients industriels. Ces performances reposent sur une stratégie de diversification à la fois sectorielle et géographique. Blondel accompagne ses clients au plus près de leurs besoins, en développant des expertises variées allant de la logistique industrielle à l’e-commerce. Cette approche lui a permis de conquérir de nouveaux clients prestigieux, comme Catana Group et Chantiers de l’Atlantique, tout en renforçant sa présence dans des secteurs exigeants comme l’aéronautique et la défense, où la fiabilité et la réactivité logistique sont essentielles. Parallèlement, le groupe a développé des solutions à forte valeur ajoutée, notamment son offre de « Tour de Contrôle » déployée chez Mecachrome. Ce dispositif permet de piloter des flux de transport complexes à l’échelle internationale, illustrant la montée en gamme de ses services. En 2026, Blondel entame un nouveau cycle de croissance en Europe. L’objectif est de renforcer son maillage territorial, d’intensifier ses équipes commerciales et de consolider sa présence dans les grands pays industriels. Le groupe cible en particulier les corridors stratégiques liés à l’automobile et à l’aéronautique, afin d’accompagner au plus près les chaînes de production et de distribution de ses clients. Pour son président, Grégoire Blondel, cette stratégie répond à un contexte mondial incertain où la logistique devient un levier essentiel de compétitivité et de souveraineté. Blondel ambitionne ainsi de s’imposer comme un partenaire clé des industriels face aux défis contemporains. (Article du 13/04/2026 – Courrier Picard)
Metarom investit 22 M€ pour l’extension de son usine
L’entreprise Metarom, implantée à Boves dans la Somme, engage un ambitieux plan d’investissement de 22 millions d’euros jusqu’en 2030 afin d’augmenter sa capacité de production et de renforcer ses activités de recherche et développement. Fondée en 1953 par Maurice Métayer, la société est spécialisée dans la fabrication d’arômes destinés à l’alimentation humaine, ainsi que dans la production de caramel. Les produits de Metarom sont utilisés dans de nombreux secteurs : boissons, pâtisseries, viennoiseries, glaces, confiseries ou encore nutraceutiques. Le groupe, présent à l’international avec huit filiales, a réalisé un chiffre d’affaires global de 80 millions d’euros, dont 47 millions pour sa filiale française basée à Boves. Il emploie 350 personnes dans le monde, dont 170 sur son site principal. Le caramel représente environ 20 % de l’activité de l’entreprise. Metarom s’est notamment distinguée par son expertise dans le caramel texturé, une technique qui permet d’intégrer le caramel dans des produits comme les glaces sans altérer leur structure. Cette production reste concentrée en France et dans le Benelux, en raison de contraintes liées aux conditions climatiques. Le plan d’investissement prévoit la modernisation et l’agrandissement de l’usine de Boves, devenue trop exiguë après une vingtaine d’années d’exploitation. De nouveaux équipements, comme des cuves de grande capacité, seront installés pour soutenir une production en constante évolution, avec environ 1 500 nouveaux produits développés chaque année. L’entreprise prévoit également d’améliorer son impact environnemental grâce à l’installation d’une chaudière hybride combinant gaz et électricité, permettant de réduire de 30 % les émissions. Un autre volet majeur du projet est la construction d’un centre de recherche et d’innovation à Blangy-Tronville, à proximité de Boves. Ce site regroupera les équipes de R&D et les fonctions commerciales, tout en laissant des possibilités d’extension future. Dirigé par Jean-Loïc Métayer, le groupe poursuit parallèlement son développement international. Grâce à ses filiales implantées dans plusieurs pays, Metarom adapte ses produits aux goûts locaux, une dimension essentielle dans un secteur où les préférences varient fortement selon les cultures. (Article du 13/04/2026 – Courrier Picard)
« On est l’un des plus grands financeurs de l’agriculture »
Le Crédit Agricole Brie Picardie a nommé, le 27 mars 2026, Jérôme Garnier à la présidence de son conseil d’administration. Agriculteur originaire de Senlis et exploitant à la fois en Seine-et-Marne et dans l’Oise, il incarne un lien direct entre le monde bancaire et le terrain agricole. À ses côtés, Laure Belluzzo souligne l’importance du rôle de la banque dans l’accompagnement de l’agriculture régionale. Issu d’une exploitation de grandes cultures (céréales, betteraves, pommes de terre, légumes pour Bonduelle), Jérôme Garnier connaît les réalités du secteur. Administrateur depuis 2008, il s’inscrit dans la continuité des valeurs mutualistes de la banque, historiquement fondée par et pour les agriculteurs. Il rappelle que l’établissement a toujours soutenu les exploitants dans leurs projets et leur développement. L’agriculture en Picardie et dans les Hauts-de-France est décrite comme dynamique, diversifiée et innovante. Les conditions locales permettent une grande variété de productions, soutenues par la présence d’acteurs agroalimentaires majeurs. Selon Laure Belluzzo, la région bénéficie d’exploitations de taille significative, favorisant leur solidité économique. L’automatisation, notamment dans l’élevage avec les robots de traite, contribue également à moderniser le secteur et à attirer de nouveaux exploitants. Face aux défis économiques et climatiques, la diversification apparaît comme un levier essentiel. Elle prend différentes formes : production d’énergie via des panneaux photovoltaïques, agritourisme ou encore exploration de nouvelles cultures adaptées aux évolutions du climat. Bien que l’agrivoltaïsme reste encore limité dans la région, ces activités complémentaires renforcent la résilience des exploitations. Le Crédit Agricole Brie Picardie joue un rôle clé dans ce contexte. Avec environ un million de clients, dont près de 1000 exploitations agricoles, la banque consacre 12 % de ses encours de crédits – soit une part significative sur un total de 29 milliards d’euros – au financement du secteur agricole. Huit agriculteurs sur dix dans la région sont clients, bénéficiant d’une expertise spécifique grâce à des équipes spécialisées par filière. Enfin, les perspectives pour l’agriculture régionale reposent sur plusieurs atouts : concentration des exploitations, innovation technologique, diversification et transition énergétique. Toutefois, des défis persistent, notamment la transmission des exploitations et les aléas économiques liés aux crises internationales, qui impactent fortement les coûts de production. Malgré ces incertitudes, les agriculteurs, notamment les jeunes, démontrent une forte capacité d’adaptation face aux évolutions du secteur. (Article du 13/04/2026 – Courrier Picard)
EMPLOI
La Banque Populaire du Nord créé 210 postes dans la région
Le groupe BPCE, qui réunit notamment la Banque Populaire et la Caisse d’Épargne, a lancé une importante campagne de recrutement à l’échelle nationale, prévoyant 16 000 embauches en 2026. Cette dynamique concerne de nombreux profils, avec une attention particulière portée aux jeunes de moins de 25 ans et aux personnes en reconversion professionnelle. Dans ce cadre, la Banque Populaire du Nord participe activement à l’effort de recrutement en annonçant 210 embauches sur son territoire, dont 135 en CDI, 45 en CDD et environ 30 en alternance. Ces postes sont répartis entre fonctions commerciales et fonctions support, ces dernières représentant environ un tiers des recrutements. Une partie des postes est basée au siège de Marcq-en-Barœul, notamment dans des domaines spécialisés comme la data, la comptabilité, le contrôle de gestion ou encore la gestion des risques. Toutefois, la majorité des recrutements concerne le réseau d’agences, qui compte 124 implantations dans les départements du Nord, du Pas-de-Calais, de la Somme, de l’Aisne et des Ardennes. Le poste le plus recherché est celui de conseiller commercial, considéré comme la porte d’entrée dans le secteur bancaire. Il consiste principalement à gérer les flux de clients en agence ou à distance, sans portefeuille client à gérer. Ce métier est accessible sans expérience préalable, et s’adresse aussi bien aux jeunes diplômés qu’aux personnes en reconversion. Les nouveaux collaborateurs bénéficient d’une immersion en agence ainsi que d’une formation d’environ deux semaines pour faciliter leur intégration. La banque recrute également des conseillers clientèle pour les particuliers, les professionnels, les entreprises et le secteur agricole. Ces postes exigent généralement un niveau de diplôme allant de bac +3 à bac +5. Les conseillers particuliers et professionnels suivent un parcours de formation d’un mois, tandis que les postes destinés aux entreprises ou à l’agriculture nécessitent déjà une expérience confirmée. Les candidats intéressés peuvent postuler via la plateforme recrutement.bpce.fr en déposant un CV et une lettre de motivation. Le processus de sélection comprend un premier entretien avec un manager, un entretien avec les ressources humaines, puis un test de personnalité. Cette campagne illustre la volonté du groupe bancaire de renforcer son ancrage territorial tout en renouvelant ses équipes. (Article du 13/04/2026 – Courrier Picard)
LE CHIFFRE DE LA SEMAINE
29 % des Français envisagent la création ou reprise d’entreprise
Une enquête réalisée par OpinionWay pour CCI France et le Medef met en lumière l’évolution du regard des Français sur l’entrepreneuriat et la réussite. Dans un contexte marqué par un niveau record de créations d’entreprises – 1,165 million en 2025 – ainsi que par des transformations profondes du monde du travail et des incertitudes économiques, la notion de réussite entrepreneuriale tend à se redéfinir. Si les indicateurs traditionnels comme la rentabilité et la croissance demeurent importants, ils ne suffisent plus à eux seuls à incarner le succès. Les Français accordent désormais une place croissante à d’autres dimensions, telles que la créativité, l’épanouissement personnel, l’utilité concrète de l’activité et son ancrage territorial. Cette évolution traduit une vision plus globale et plus humaine de la performance économique. L’enquête révèle également un intérêt significatif pour l’entrepreneuriat : 29 % des Français envisagent de créer ou de reprendre une entreprise, soit près de 15,7 millions de personnes. Ce chiffre témoigne d’un potentiel entrepreneurial important, malgré un environnement parfois perçu comme incertain. La créativité et l’innovation apparaissent comme des critères centraux de réussite : 49 % des personnes interrogées les considèrent comme le principal indicateur de performance entrepreneuriale. Par ailleurs, une large majorité (78 %) estime que la performance d’une entreprise doit intégrer des critères extra-financiers. Parmi ceux-ci figurent notamment la satisfaction des clients, la capacité à innover, la résilience face aux crises et l’utilité réelle des produits ou services proposés. Cette évolution des mentalités se traduit aussi par une certaine disposition à faire des compromis financiers : plus d’un Français sur deux (52 %) se dit prêt à accepter une rémunération plus faible pour exercer une activité ayant un impact positif sur le plan social, environnemental ou sociétal. Cela illustre une aspiration croissante à donner du sens au travail. Enfin, malgré cet intérêt et ces attentes élevées, un sentiment de manque de reconnaissance persiste. En effet, 65 % des Français estiment que la contribution des entrepreneurs à l’économie et à la société n’est pas suffisamment valorisée. Cette perception souligne un décalage entre l’importance accordée à l’entrepreneuriat et la reconnaissance dont bénéficient ceux qui s’y engagent. (Article du 13/04/2026 – Courrier Picard)
CULTURE
Céline Cénac peint la puissance et la solidarité des femmes
Le centre culturel départemental de l’abbaye de Saint-Riquier inaugure sa saison avec une exposition consacrée à Céline Cénac, figure majeure de la scène artistique d’Amiens. Intitulée « La Femme, de vies envie », cette exposition réunit 83 toiles qui explorent avec intensité les émotions féminines, entre souffrance, résilience et espoir. Inspirée par des artistes tels que Pablo Picasso, Henri Matisse, Amedeo Modigliani et Françoise Gilot, qu’elle admire pour son indépendance, Céline Cénac revendique une peinture engagée, tournée vers la reconstruction des femmes. Son parcours artistique débute véritablement en mars 2021, lorsqu’elle décide de traduire en peinture des émotions longtemps contenues. Refusant toute vision sombre ou désespérée, elle développe une œuvre profondément solidaire et bienveillante. Son objectif est clair : encourager les femmes à se relever et à retrouver leur force intérieure. Cet engagement dépasse le cadre artistique, notamment à travers son implication dans la lutte contre le cancer du sein. Elle crée ainsi « Dame Rose d’Octobre », une œuvre vendue au profit de la recherche, et collabore avec des associations pour promouvoir les droits des femmes. Sur le plan esthétique, Céline Cénac adopte un style cubiste, utilisant principalement l’acrylique. Cette technique, qui sèche rapidement, impose une spontanéité du geste et empêche toute retouche, renforçant l’authenticité de ses œuvres. Les formes arrondies et les couleurs vives donnent naissance à des figures féminines expressives, symboles de renaissance après l’épreuve. Certaines séries, comme « Expressions du cœur », mettent en scène des cœurs rouges vibrants, incarnant à la fois la douleur et la vitalité. D’autres œuvres abordent des thèmes plus sombres, comme les violences faites aux femmes, à travers des titres évocateurs tels que « Femtômes », « Dame charcutée » ou « Dame apeurée ». Mais ces représentations évoluent vers des images d’entraide et de solidarité, illustrées par « Les Dames se serrent les coudes » ou « Oiseau de vie ». À travers cette exposition, Céline Cénac transforme les épreuves en une force collective, offrant une vision artistique profondément humaine et engagée. (Article du 12/04/2026 – Courrier Picard)
CITOYENNETE
Depuis septembre 2025, la Journée défense et citoyenneté (JDC), obligatoire pour les jeunes de 16 à 25 ans, a été profondément réformée pour devenir plus immersive, dynamique et orientée vers la découverte du monde militaire. Cette évolution répond à un contexte géopolitique plus tendu, avec l’objectif de sensibiliser la jeunesse aux enjeux de défense et, éventuellement, de susciter des vocations. En 2025, près de 24 645 jeunes picards ont participé à cette journée dans l’un des onze sites de la région. À Amiens, une session observée le 8 avril illustre ce nouveau format structuré en sept étapes. La journée débute par une cérémonie des couleurs, marquée par le chant de la Marseillaise et un cadre strict, notamment l’interdiction des téléphones. Elle se poursuit avec un atelier de tir sportif au laser, très apprécié des participants, qui permet une première approche des armes dans un cadre sécurisé et ludique. Un test de lecture est ensuite proposé afin d’évaluer les compétences en français. Cette étape met en lumière des difficultés persistantes chez certains jeunes, avec 13 % en difficulté de lecture et 6 % en situation d’illettrisme en 2024. Des solutions d’accompagnement sont prévues pour ceux en échec. La matinée continue avec un jeu de rôle simulant des crises internationales, permettant aux participants de mieux comprendre les missions des armées. Le déjeuner se compose d’une ration militaire, offrant une expérience originale et concrète du quotidien des soldats. L’après-midi est consacré à un forum des métiers animé par des professionnels, notamment des gendarmes, qui présentent leurs équipements et leurs missions à travers des démonstrations et des expériences immersives en réalité virtuelle. L’objectif est d’informer sans imposer, en montrant la diversité des carrières possibles dans la défense. La journée se conclut par un au revoir républicain et la remise d’un certificat indispensable pour certaines démarches administratives. Si tous ne souhaitent pas s’engager militairement, cette nouvelle JDC semble mieux capter l’attention des jeunes et renforcer leur compréhension des enjeux citoyens et de défense. (Article du 14/04/2026 – Courrier Picard)
ECONOMIE
À 2,395€ le litre de gazole, combien pour le distributeur ?
Cet article explore la formation des prix du carburant dans un contexte de forte volatilité des marchés pétroliers, alors que le gouvernement envisage de plafonner les marges des distributeurs. À Morvillers, dans l’ouest de l’Oise, un fournisseur indépendant, Samuel Nollet, explique concrètement pourquoi les prix restent élevés malgré la baisse récente du cours du pétrole. Ce pompiste, qui alimente deux stations locales, affirme pratiquer une marge très limitée, d’environ 7 centimes hors taxe par litre, soit le minimum nécessaire pour faire fonctionner une petite station. Contrairement aux idées reçues, la hausse ou la baisse des prix à la pompe ne dépend pas uniquement du cours du pétrole en temps réel. En effet, Nollet achète son carburant en gros volumes (36 000 litres) qu’il met ensuite deux à trois semaines à écouler. Ainsi, le prix affiché reflète souvent un achat effectué plusieurs jours, voire semaines auparavant. Par exemple, le gazole vendu 2,395 € le litre a été acheté début avril à un prix élevé, avant l’annonce d’un cessez-le-feu international qui a fait chuter les cours. Résultat : il doit vendre cher un stock acheté cher, même si les prix actuels du marché ont baissé. Cette inertie explique le décalage entre les fluctuations du baril et les prix à la pompe. À l’inverse, les grandes enseignes comme Intermarché, qui vendent des volumes bien plus importants, renouvellent leurs stocks plus rapidement. Elles peuvent ainsi répercuter plus vite les baisses de prix et proposer des tarifs plus compétitifs, parfois avec des marges très faibles (environ 3 centimes), le carburant servant de produit d’appel. Enfin, Nollet pointe l’extrême instabilité des marchés liée aux tensions géopolitiques, notamment autour de l’Iran et des nations politiques internationales. Il dénonce une flambée brutale des prix début mars, qu’il considère comme le pire choc pétrolier depuis 1973. En somme, cet article montre que les prix du carburant dépendent autant des conditions d’achat et des volumes écoulés que des fluctuations du marché mondial, ce qui pénalise particulièrement les petits distributeurs indépendants. (Article du 17/04/2026 – Courrier Picard)
La moitié du prix va à l’Etat
Et si l’état était le grand gagnant de la hausse du prix du carburant ? Alors que le gouvernement envisage de plafonner les marges des distributeurs, il pourrait aussi envisager de... « baisser les taxes sur le carburant », qui représentent plus de 50% de la valeur à la pompe, rappelle M. Nollet, rejoignant la sortie de Michel-Edouard Leclerc, début mars, pour qui les revendeurs n’étaient pas responsables de la hausse des prix. Explications. Le carburant est soumis à l’accise, taxe définie par la loi de finances qui s’applique à la la quantité de carburant. Elle est de 0,61€ du litre de gazole. Et ne subit pas de variations. Cette accise est ensuite frappée de la TVA : 20%, soit 0,12€ du litre. Mais la TVA est appliquée sur le prix du produit en fonction... du prix. Sur un litre de gazole à 1,358€ HT cela fait 0,2716€ du litre, sur un litre à 2,078€ du litre, c’est 0,4156€. Soit une hausse de 50% de la recette de l’Etat. Belle aubaine ! (Article du 17/04/2026 – Courrier Picard)
POLITIQUE
« Face à l’inattention et la solitude, il y a la lecture, les mots »
Le 16 avril 2026, Emmanuel Macron s’est rendu à Cité internationale de la langue française, dans l’Aisne, pour lancer la première journée « hors ligne ». Cette initiative vise à encourager les jeunes à se déconnecter des écrans et à renouer avec la lecture et les échanges humains. À cette occasion, le président a rencontré environ 350 élèves venus d’Île-de-France et d’Amiens, participant à divers ateliers culturels organisés sur place. Accompagné du ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray et de la ministre de la Culture Catherine Pégard, ainsi que de personnalités comme l’écrivain Erik Orsenna et l’acteur Laurent Stocker, Emmanuel Macron a participé à une journée centrée sur la langue française et la transmission culturelle. Une émission de radio a également été organisée avec des élèves du lycée Diderot à Paris, leur permettant d’échanger directement avec le chef de l’État. Dans son discours, précédé par la lecture d’un texte de André Malraux, le président a mis en avant deux problèmes majeurs touchant la jeunesse : l’inattention et la solitude, aggravées selon lui par l’usage excessif des écrans. Il a insisté sur le rôle fondamental de la langue comme lien social et outil de construction personnelle. Plusieurs mesures ont été évoquées pour répondre à ces enjeux. D’abord, l’interdiction des réseaux sociaux avant l’âge de 15 ans, afin de protéger le développement des jeunes. Ensuite, la mise en place d’une journée mensuelle sans connexion, dédiée à des activités culturelles et sociales comme la lecture, l’écriture ou le théâtre. Enfin, il a proposé de généraliser un temps hebdomadaire de lecture à voix haute à l’école, afin de renforcer la compréhension des textes et la confiance en soi. En conclusion, Emmanuel Macron a réaffirmé l’importance de la lecture et de la maîtrise de la langue dans la formation des citoyens. Face aux défis de l’inattention et de l’isolement, il a appelé les jeunes à valoriser les mots et la culture comme des outils essentiels pour vivre ensemble. (Article du 17/04/2026 – Courrier Picard)
TOURISME
Les agences de voyage résistent à la crise
Depuis la fin du mois de février 2026 et le début de la guerre au Moyen-Orient, les professionnels du tourisme en France constatent un net ralentissement de leur activité. À Amiens, les agences de voyage ne font pas exception, même si la situation reste globalement maîtrisée. Cette baisse de la demande rappelle aux acteurs du secteur la période du Covid, qui avait durement frappé la profession et entraîné la fermeture de plusieurs agences, dont Thomas Cook. Aujourd’hui, une dizaine d’agences subsistent dans la ville et semblent mieux armées pour faire face à cette crise. Le principal impact observé concerne l’hésitation des clients. Les annulations restent limitées, mais de nombreux projets sont mis en attente en raison du climat d’incertitude. Les voyageurs privilégient désormais des destinations plus proches ou jugées plus sûres. Ainsi, des pays comme l’Espagne, le Portugal ou l’Italie tirent leur épingle du jeu, tandis que la Grèce, la Turquie ou encore certaines destinations du Moyen-Orient et d’Asie enregistrent une baisse notable d’intérêt. Les voyages en Asie sont particulièrement touchés, en partie à cause des escales souvent prévues dans des pays du Golfe, désormais évitées. Dans certaines agences, comme TUI Amiens, seules quelques annulations ont été enregistrées, et des solutions alternatives ont pu être proposées aux clients, notamment en modifiant les itinéraires pour contourner les zones sensibles. Les professionnels conseillent d’ailleurs de réserver le plus tôt possible afin d’éviter d’éventuelles hausses de prix, notamment liées au carburant. Malgré ces difficultés, certains acteurs du secteur restent confiants. Chez Navitour Amiens, on rappelle que le tourisme a déjà traversé de nombreuses crises, comme l’éruption du volcan Eyjafjallajökull éruption ou les bouleversements du printemps arabe. Selon eux, les réservations pour l’été restent proches de la normale, grâce à des adaptations comme de nouveaux itinéraires évitant le Moyen-Orient. Enfin, les professionnels soulignent que la saison estivale favorise naturellement certaines destinations : la France et le bassin méditerranéen restent attractifs, tandis que l’Asie (mousson), les Caraïbes (cyclones) ou l’Égypte (chaleur) sont moins prisés. Ainsi, malgré un contexte géopolitique tendu, le secteur du tourisme à Amiens espère maintenir une activité stable pour l’été 2026. (Article du 17/04/2026 – Courrier Picard)