La Revue de Presse

Vendredi 16 Jan

ACTUALITES ENTREPRISES

Le marché des batteries sodium-ion sera concurrentiel pour Tiamat

La start-up amiénoise Tiamat, spécialisée dans les batteries au sodium-ion, s’apprête à franchir une étape décisive avec le lancement, en 2026, du chantier de son usine de production à Boves, sur le pôle Jules-Verne à l’est d’Amiens. Si elle est aujourd’hui considérée comme le principal acteur français sur ce marché émergent, l’entreprise fait déjà face à une concurrence internationale très intense, dominée largement par la Chine, mais également marquée par l’arrivée d’acteurs européens et américains. Le marché des batteries sodium-ion, présenté comme une alternative crédible aux batteries lithium-ion, est en effet massivement contrôlé par l’Empire du Milieu. Plus de 95 % de la capacité mondiale de production y est concentrée. Le leader incontesté est le groupe chinois CATL, qui représente à lui seul plus d’un tiers du marché mondial des batteries pour véhicules électriques. D’autres entreprises chinoises jouent également un rôle majeur, parmi lesquelles Great Power Energy, DFD Energy, Chengdu Baisige Technology ou encore Horien Salt Battery Solutions. En 2026, près d’une trentaine d’acteurs chinois sont actifs sur ce segment, dont la valeur est estimée à 3,1 milliards de dollars, avec une croissance annuelle annoncée de 20 % jusqu’en 2035. Paradoxalement, Tiamat produit déjà des batteries sodium-ion en Chine, en partenariat avec l’entreprise Zenergy. Ces batteries sont notamment utilisées dans des outils électroportatifs, comme un tournevis commercialisé par Leroy Merlin sous la marque Tiamat. Ce recours à la production chinoise illustre à la fois la domination industrielle du pays et la nécessité, pour Tiamat, de sécuriser son développement avant l’ouverture de son site français. En Europe, quelques acteurs tentent de se positionner sur cette filière encore jeune. Le Suédois Altris se spécialise dans les batteries professionnelles et collabore avec l’américain Clarios sur des applications à basse tension. En Italie, Heiwit cible le marché des batteries stationnaires pour particuliers. Au Royaume-Uni, Batri a produit la première cellule sodium-ion européenne à partir de composants locaux, en partenariat avec l’Université de Swansea. En France, Tiamat demeure pour l’instant l’unique entreprise engagée dans une production industrielle à court terme, avec pour cibles prioritaires les data centers et les véhicules hybrides. La première ligne de production de l’usine de Boves affichera une capacité de 0,6 gigawatt-heure. Deux lignes supplémentaires viendront ensuite porter la capacité totale à 5 gigawatt-heures, soit environ 300 000 cellules produites par jour et 100 millions par an, marquant une étape clé pour la souveraineté industrielle française dans ce secteur stratégique. (Article du 12/01/2026 – Courrier Picard)


De Simencourt rachète la zone commerciale d’Auchan Dury


Un important projet immobilier est en passe de transformer la zone commerciale d’Auchan Dury, près d’Amiens. Selon des informations qui devraient être officiellement confirmées dans les prochains jours aux représentants syndicaux, le cabinet De Simencourt, promoteur immobilier amiénois, vient de finaliser le rachat de l’ensemble de la surface commerciale du site. Ce vaste ensemble, d’environ 80 hectares, comprend le foncier de la galerie marchande, les murs de l’hypermarché Auchan, un immense parking, les bâtiments de plusieurs grandes enseignes comme McDonald’s et Brico Dépôt, ainsi que des terrains périphériques. Si les syndicats étaient informés depuis 2025 de l’existence d’un projet de cession, l’identité du repreneur n’avait jusqu’ici pas filtré. Cette opération s’inscrit dans un contexte économique tendu pour le groupe Auchan, propriété de la famille Mulliez. En novembre 2025, le groupe a annoncé, face à d’importantes difficultés financières, le transfert de 300 supermarchés Auchan sous les enseignes Intermarché et Netto. Les hypermarchés, jugés stratégiques, devraient toutefois rester sous la bannière Auchan, comme celui de Dury, malgré la vente de ses actifs immobiliers. Pour les organisations syndicales, cette transaction confirme une stratégie de vente des « magasins coffres-forts », c’est-à-dire les sites les plus rentables. Stéphane Postel, secrétaire général CFDT services Picardie, explique que plusieurs magasins devaient être cédés à la filiale immobilière d’Auchan, tandis que celui de Dury serait vendu à un investisseur extérieur. Une réunion du comité social et économique est prévue afin d’apporter des réponses aux inquiétudes des salariés, notamment sur l’avenir du site et de l’emploi. Du côté des commerçants de la galerie marchande Au Shopping, l’arrivée d’un repreneur local est accueillie favorablement. Face à la concurrence croissante des centres commerciaux Grand A à Glisy et Shopping Promenade au nord d’Amiens, la zone de Dury peine à se renouveler. Plusieurs commerçants espèrent que ce changement de propriétaire permettra de redynamiser la galerie, d’améliorer la communication et d’attirer une clientèle plus jeune. Ils soulignent qu’un investisseur local, connaissant bien les enjeux du territoire, est perçu comme plus rassurant qu’un grand groupe immobilier éloigné du terrain. Contactés, ni le cabinet De Simencourt ni le groupe Auchan n’ont souhaité commenter cette opération à ce stade. (Article du 15/01 :2026 – Courrier Picard)


La zone d’Auchan Dury vendue mais « rien ne change » pour l’hypermarché


Le rachat du foncier de la zone commerciale d’Auchan-Dury a été officiellement confirmé par le groupe Auchan. Cette opération, annoncée dans la presse le 14 janvier, concerne la vente des murs et des terrains de la zone commerciale, mais pas l’activité de l’hypermarché lui-même. Auchan tient à rassurer : l’exploitation de l’hypermarché de Dury se poursuit normalement et l’enseigne reste sous la bannière Auchan. L’acquéreur est le cabinet de Simencourt, promoteur immobilier basé à Amiens, qui réalise avec cette transaction un investissement majeur. La zone commerciale d’Auchan-Dury constitue en effet le plus grand centre commercial du département de la Somme et représente un actif stratégique de premier plan. Le site s’étend sur environ 80 hectares et comprend le foncier de la galerie marchande, les murs de l’hypermarché, son vaste parking, ainsi que ceux de plusieurs grandes enseignes implantées sur la zone, comme McDonald’s et Brico Dépôt. Des terrains attenants font également partie de la vente. Cette acquisition est d’autant plus symbolique qu’elle concerne l’un des « bijoux de famille » du groupe Mulliez, maison mère d’Auchan mais aussi de Leroy Merlin, Boulanger ou Décathlon. Face aux inquiétudes suscitées par l’annonce, le groupe Auchan a souhaité éviter toute confusion. Il rappelle que seule la propriété immobilière a changé de mains, et non l’activité commerciale. Cette précision intervient dans un contexte sensible, deux mois après l’annonce du transfert de près de 300 supermarchés Auchan vers les enseignes Intermarché et Netto. Selon Auchan, les hypermarchés, dont celui de Dury, ne sont pas concernés par cette opération et devraient rester sous enseigne Auchan. Malgré ces assurances, les syndicats demeurent préoccupés. Ils redoutent une stratégie progressive de désengagement du groupe, évoquant d’abord la franchisation de centaines de magasins, puis une réduction des surfaces de vente d’ici à 2027. Pour la CFDT services Picardie, cette évolution fait craindre une future revente des hypermarchés, une fois ceux-ci devenus plus attractifs financièrement après une diminution de leur taille. Ces perspectives alimentent un climat d’inquiétude chez les salariés, qui s’interrogent sur la pérennité de leur emploi à moyen et long terme. (Article du 16/01/2026 - Courrier Picard)

EMPLOI

Les effectifs salariés en recul au 3 e trimestre 2025 dans la région

Au troisième trimestre 2025, l’emploi salarié dans le secteur privé recule légèrement dans la région des Hauts-de-France, suivant une tendance proche de celle observée au niveau national. Selon les données de l’Urssaf, les effectifs diminuent de 0,1 %, soit une perte de 1 580 postes. Cette baisse concerne principalement le Nord–Pas-de-Calais, tandis que la Picardie fait preuve d’une meilleure résistance. Dans le détail, le Nord–Pas-de-Calais concentre l’essentiel des pertes avec 1 540 emplois supprimés, contre seulement 40 en Picardie. À l’échelle départementale, les disparités sont marquées. Le Nord est le plus touché avec 1 440 postes perdus, suivi de l’Oise (-220) et de l’Aisne (-70). Le Pas-de-Calais affiche une quasi-stabilité (-90), tandis que la Somme se distingue positivement avec une création nette de 250 emplois. Sur un an, la région enregistre une baisse plus nette de 2 450 emplois (-0,2 %), en partie expliquée par le recul des contrats d’alternance. Comparée à la dynamique nationale, la région reste en retrait dans l’ensemble des grands secteurs économiques, à l’exception de l’intérim, où la baisse trimestrielle est moins prononcée. Plusieurs secteurs clés sont affectés. L’hébergement et la restauration enregistrent un recul de 0,2 %, soit environ 190 emplois perdus, après une période de croissance. Les services connaissent également une contraction de 0,1 %, correspondant à 540 postes supprimés, après une légère hausse au trimestre précédent. L’intérim recule lui aussi de 0,1 %, mettant fin à une progression de 1,3 %. La situation est particulièrement préoccupante dans l’industrie, où la baisse s’accentue à -0,2 %, représentant 680 emplois perdus, après un premier recul au trimestre précédent. En revanche, le rythme de diminution ralentit dans la construction (-0,1 %, soit 70 postes en moins), après une phase de reprise. Le secteur du commerce parvient, quant à lui, à stabiliser ses effectifs. Enfin, le salaire moyen régional reste nettement inférieur à la moyenne nationale. Il s’établit à 2 685 euros, contre 3 054 euros au niveau national, soulignant un écart persistant de rémunération et de dynamisme économique entre les Hauts-de-France et le reste du pays. (Article du 12/01/2026 – Courrier Picard)


300 postes à pourvoir chez Airbus Atlantic à Méaulte


Adecco a lancé une vaste campagne de recrutement pour le compte d’Airbus Atlantic afin de répondre à la montée en cadence des activités du site de Méaulte, dans la Somme. Plus de 300 postes sont à pourvoir, principalement des fonctions d’ajusteurs, un métier clé dans l’industrie aéronautique. Cette initiative vise à renforcer les équipes chargées de l’assemblage du fuselage avant des avions ainsi que de la structure des hélicoptères produits par l’avionneur. Dans les prochains mois, Adecco devra ainsi recruter et former 300 ajusteurs destinés à travailler sur le site industriel de Méaulte. Ces postes sont ouverts à un large public, sans exigence de diplôme spécifique. La campagne s’adresse aussi bien à des personnes en reconversion professionnelle qu’à des jeunes débutant leur carrière ou à des candidats éloignés de l’emploi. L’objectif est de favoriser l’accès à des métiers industriels qualifiés et porteurs, dans un contexte de forte demande de main-d’œuvre. Les qualités recherchées chez les candidats sont avant tout comportementales et pratiques. Adecco met en avant la minutie, la dextérité manuelle, le sens du travail en équipe et la capacité à s’inscrire dans un projet professionnel de long terme. Les personnes retenues bénéficieront d’une formation spécifique d’environ six mois, entièrement financée, afin d’acquérir les compétences techniques, les gestes professionnels et la rigueur exigés par le secteur aéronautique. Cette formation constitue un élément central du dispositif, permettant à des profils novices d’accéder à des postes hautement qualifiés. Un accent particulier est mis sur le recrutement local. Adecco souhaite s’appuyer sur les talents du territoire et contribuer au dynamisme économique régional. Dans ce cadre, 28 sessions de formation seront organisées tout au long de l’année 2026. Pour Gwenaëlle Laborde, responsable du développement des activités aéronautiques chez Adecco, cette campagne illustre la volonté de valoriser les compétences locales et d’offrir une véritable opportunité d’entrée dans un métier d’avenir, au sein d’un environnement industriel exigeant mais reconnu pour sa valeur ajoutée. Les postes proposés couvrent différents types de contrats : intérim, CDI et contrat de professionnalisation intérimaire. Les candidatures sont ouvertes aux débutants dans l’aéronautique. Pour postuler, les candidats peuvent déposer leur CV en ligne sur le site d’Adecco ou se rendre directement dans les agences Adecco de la région, afin de s’informer et d’engager les démarches de recrutement. (Article du 12/01/2026 – Courrier Picard)


Emploi salarié en léger recul et chômage à la hausse au 3 e trimestre 2025


Au troisième trimestre 2025, la situation de l’emploi dans les Hauts-de-France montre des signes de fragilisation, selon les données publiées par l’Insee. Après une progression observée au trimestre précédent, l’emploi salarié recule très légèrement à l’échelle régionale. Cette évolution s’inscrit dans un contexte de dégradation du marché du travail, marqué par une hausse continue du chômage, amorcée deux trimestres plus tôt. Le taux de chômage régional atteint ainsi 9,2 % de la population active, un niveau nettement supérieur à la moyenne nationale, qui s’établit à 7,7 % hors Mayotte. Les dynamiques de l’emploi diffèrent toutefois selon les départements. La Somme fait figure d’exception, avec une légère hausse des effectifs salariés de 0,1 %. À l’inverse, l’Aisne enregistre un recul plus marqué de 0,3 %, tandis que les autres départements de la région connaissent une baisse plus modérée, de l’ordre de 0,1 %. Ces écarts territoriaux traduisent des réalités économiques contrastées au sein des Hauts-de-France, certaines zones résistant mieux que d’autres aux tensions conjoncturelles. Concernant le chômage, la tendance est globalement à la hausse dans la région. Tous les départements sont touchés par une augmentation du taux de chômage au troisième trimestre 2025, à l’exception de l’Oise, où il se stabilise. Ce département apparaît ainsi relativement préservé dans un contexte régional défavorable, même si cette stabilité ne compense pas la dynamique globale de progression du chômage observée ailleurs. L’Insee s’est également penché sur l’évolution du secteur de la construction, particulièrement affecté par la crise immobilière. Les résultats font apparaître une reprise timide. Les autorisations de construction de logements progressent de 9,1 % dans les Hauts-de-France, une hausse notable mais très inférieure à celle enregistrée à l’échelle de la France métropolitaine, où elles augmentent de 26,6 %. Cette différence souligne le retard de la région dans la relance du secteur. En revanche, le marché des logements neufs reste fortement dégradé. Les ventes continuent de chuter au troisième trimestre 2025, avec un recul important de 33,3 % dans les Hauts-de-France. Ce chiffre confirme la persistance des difficultés dans l’immobilier, malgré quelques signaux de reprise du côté des autorisations de construction. (Article du 16/01/2026 – Courrier Picard)

SANTE

Posos concrétise un partenariat dans la prescription médicale

La medtech amiénoise Posos, spécialisée dans la prescription médicale assistée par intelligence artificielle, franchit une nouvelle étape dans son développement avec la signature d’un partenariat stratégique avec Tessan, acteur pionnier de la téléconsultation médicale augmentée. Dans le cadre de cette collaboration, Tessan intègre directement le module de prescription de Posos au cœur de ses solutions de téléconsultation, afin d’améliorer la qualité, la sécurité et l’efficacité des prescriptions réalisées à distance. L’objectif principal de ce rapprochement est de faciliter le travail des professionnels de santé tout en renforçant la conformité des parcours de soins. Grâce à l’intégration de la base médicamenteuse de Posos, agréée par la Haute Autorité de Santé, les médecins utilisant les outils de Tessan disposent désormais d’une interface de prescription à la fois intuitive et sécurisée. Celle-ci leur permet de gagner un temps médical précieux, un enjeu majeur dans un contexte de tension sur les ressources de santé et de forte augmentation du recours à la téléconsultation. La solution développée par Posos repose sur des fonctionnalités avancées d’intelligence artificielle. Elle permet notamment une recherche intelligente des médicaments en fonction des pathologies, la complétion automatique des traitements, la détection des contre-indications ainsi que la proposition d’alternatives thérapeutiques hiérarchisées. Ces outils contribuent à réduire les risques d’erreurs, à améliorer la traçabilité des prescriptions et à garantir un niveau de sécurité équivalent à celui d’une consultation en présentiel. Ils répondent également à un problème bien identifié par les praticiens : la saisie des traitements, souvent chronophage, notamment lors des consultations à distance. Pour Emmanuel Bilbault, cofondateur et directeur général de Posos, ce partenariat illustre l’évolution naturelle de la prescription assistée, qui ne doit plus se limiter aux hôpitaux ou aux cabinets médicaux. Selon lui, l’ambition de Posos est d’accompagner les médecins partout où ils exercent, y compris en téléconsultation, en leur proposant des prescriptions plus rapides, plus sûres et conformes dès le premier acte. Du côté de Tessan, son fondateur et CEO Jordan Cohen souligne que l’intégration de la technologie Posos permet de doter les médecins des meilleurs outils pour prescrire de manière simple, fiable et conforme aux exigences réglementaires. Il annonce également des perspectives d’évolution, avec une connexion renforcée aux données de santé, notamment aux prescriptions antérieures du dossier médical partagé, et une analyse encore plus fine des posologies, interactions médicamenteuses et contre-indications. Ce partenariat illustre ainsi la convergence croissante entre intelligence artificielle et télémédecine au service d’une pratique médicale plus sécurisée et plus efficiente. (Article du 12/01/2026 – Courrier Picard)


La nouvelle clinique de réadaptation entre en service


Le déménagement du centre de soins d’Henriville vers le nouveau Centre de soins médicaux et de réadaptation (SMR) « Vallée des Vignes » a officiellement débuté ce mardi matin avec l’accueil des premiers patients dans un établissement ultramoderne situé au 47 bis rue Alexandre-Dumas, à Amiens. Après deux années de travaux, ce nouveau bâtiment de 8 200 m² marque une étape majeure dans l’évolution de l’offre de soins sur le territoire. Une première vingtaine de patients a été transférée depuis l’ancien site d’Henriville grâce à la mobilisation des ambulanciers de Homa Santé et du CHU Amiens-Picardie. Les transferts se poursuivent progressivement, avec l’arrivée d’autres patients dans les jours suivants, puis d’une quarantaine supplémentaire en provenance du CHU. Implanté à proximité immédiate de la clinique Victor Pauchet, ce nouvel établissement permet une augmentation significative des capacités d’accueil, passant de 54 lits et 3 places à 136 lits et 20 places en hôpital de jour. Au-delà de l’aspect capacitaire, le centre Vallée des Vignes élargit considérablement son offre de soins. Il conserve ses activités de soins médicaux et de réadaptation polyvalents et gériatriques, tout en développant de nouvelles autorisations en oncologie médicale et en onco-hématologie. Le bâtiment, réparti sur six étages, a été conçu pour répondre aux besoins spécifiques des patients âgés ou à mobilité réduite. Une unité protégée a notamment été créée afin de sécuriser les patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Ce projet est le fruit d’un partenariat public-privé entre le CHU Amiens-Picardie et la clinique Victor Pauchet, dans le cadre d’un Groupement de coopération sanitaire (GCS) existant depuis 2008. À terme, l’établissement fonctionnera avec un effectif de 160 professionnels de santé, intégrant de nouveaux métiers comme psychomotriciens, orthophonistes ou éducateurs en activité physique adaptée. Des espaces sensoriels dédiés au bien-être des patients ont également été aménagés, ainsi que six lits en soins palliatifs. Représentant un investissement global de 27 millions d’euros, ce projet structurant a bénéficié de soutiens financiers de l’ARS Hauts-de-France, de l’État et de l’Union européenne, notamment via les plans « Ségur de la Santé » et « France Relance ». Il ambitionne de proposer une offre de soins complète, moderne et adaptée aux besoins actuels et futurs du territoire. (Article du 14/01/2026 – Courrier Picard)

MEDIAS

Dans les équipes d’ICI Picardie, inquiétude sur les ondes face aux attaques contre l’audiovisuel public

Le texte décrit le climat de malaise qui s’installe au sein de l’audiovisuel public en Picardie, à la croisée de tensions politiques nationales et de réformes structurelles controversées. À travers l’exemple concret d’ICI Picardie (ex-France Bleu), il met en lumière le rôle de proximité joué par ces médias, tout en soulignant les inquiétudes croissantes de leurs personnels. L’article s’ouvre sur une situation de terrain : un animateur d’ICI Picardie interrompt un programme enregistré pour diffuser une alerte routière liée à de fortes chutes de neige. Cette intervention illustre, selon les professionnels, la mission fondamentale de l’audiovisuel public : informer rapidement et utilement les habitants d’un territoire. Mais cette mission se déroule désormais dans un contexte de forte pression médiatico-politique. Depuis plusieurs mois, l’audiovisuel public est ciblé par une commission d’enquête parlementaire lancée fin octobre 2025 par l’Union des droites pour la République, portant sur sa neutralité, son fonctionnement et son financement. Des dirigeants et journalistes nationaux ont déjà été auditionnés, alimentant un climat de suspicion, relayé par certains médias privés. À l’échelle locale, ces critiques trouvent un écho chez certains responsables politiques, comme le député RN de la Somme Jean-Philippe Tanguy, qui accuse ICI Picardie de manquer de neutralité. Des accusations que la direction de la station réfute fermement, rappelant le respect strict des règles déontologiques et des temps de parole. Ce contexte ravive les craintes liées au projet de réforme dit « Dati », qui prévoit la fusion des stations locales de Radio France et des antennes régionales de France 3. Ce projet, à l’origine de la création de la marque ICI début 2025, vise des économies et des synergies accrues. Pour les syndicats et journalistes, il menace cependant les conditions de travail et la qualité de l’information, en favorisant un modèle de journaliste polyvalent, contraint de produire pour la radio, la télévision et le numérique. Malgré ce sentiment de défiance et d’incertitude, les salariés peuvent se prévaloir d’un succès d’audience : selon Médiamétrie, 2025 a été une année record pour les antennes régionales ICI, devenues le premier média de proximité. Un paradoxe qui souligne l’écart entre la reconnaissance du public et la fragilisation ressentie en interne. (Article du 13/01/2026 – Courrier Picard)

CULTURE

Romaric Daurier : « J’arrive avec dix artistes de la région »

Romaric Daurier est officiellement devenu, le 1er janvier 2026, le directeur de la Maison de la culture d’Amiens, scène nationale emblématique inaugurée en 1966 par André Malraux. Après dix-sept années passées à la tête du Phénix de Valenciennes, il prend la direction de ce lieu historique du spectacle vivant, qu’il considère comme la « maison-mère » des maisons de la culture en France. S’il a longtemps nourri le rêve de diriger Amiens, ce poste lui permet aussi de poursuivre son engagement artistique dans la région, après avoir été candidat à la direction du Centquatre à Paris. Romaric Daurier souhaite réinterroger et réactiver le modèle de décentralisation culturelle porté par Malraux. Selon lui, les valeurs fondatrices de ce projet restent pertinentes, mais doivent être adaptées aux enjeux contemporains. Son projet s’articule autour de deux axes majeurs : l’ouverture et la durabilité. Il entend défendre le « vivant », entendu à la fois comme rapport à la nature et comme expérience collective du spectacle, du partage et de la rencontre. Dans cette perspective, il ambitionne de transformer le hall de la Maison de la culture en un véritable tiers-lieu, ouvert et convivial. Le nouveau directeur arrive avec un important collectif d’artistes associés, pour la plupart issus de la région ou ayant un lien fort avec elle. Parmi eux figurent des figures majeures comme le chorégraphe Boris Charmatz, le metteur en scène Julien Gosselin, le collectif de cirque XY, ainsi que Tiffaine Raffier, Rebecca Chaillon, Gurshad Shaiman, Yuval Rozman, Tatiana Julien, le collectif Miroirs étendus et la jeune metteuse en scène flamande Lisaboa Houbrechts. Ces artistes travailleront à Amiens sur les cinq prochaines années. La saison 2026-2027 restera pluridisciplinaire, populaire et exigeante, avec environ soixante spectacles. Elle sera davantage tournée vers l’international et structurée autour de grandes thématiques et de partenariats territoriaux. Trois nouveaux temps forts verront le jour : un festival dédié à la nature et à l’écologie en septembre, un focus international en avril (consacré pour la première fois à la Wallonie) et un temps fort jeune public en décembre, avec l’objectif qu’un tiers des spectacles soient accessibles en famille. Enfin, Romaric Daurier fait de la rénovation du bâtiment, vieillissant et très minéral, une priorité de son mandat. Des discussions sont déjà engagées avec Amiens Métropole afin de programmer des travaux à la hauteur de l’histoire et des ambitions du lieu. (Article du 15/01/2026 – Courrier Picard)