Du chiffre à la décision #2 : Pilotage du BFR
Vendredi 29 MaiLe deuxième rendez-vous de notre série « Du chiffre à la décision » était consacré à un sujet aussi stratégique qu’opérationnel : le pilotage du BFR (Besoin en Fonds de Roulement).
Un thème essentiel pour les dirigeants, avec un constat fort :
Le BFR est souvent le levier au ROI le plus immédiat… sans avoir à investir un centime.
Le BFR, c’est quoi concrètement ?
Le BFR correspond à l’argent que l’entreprise doit immobiliser en permanence pour financer son exploitation.
Autrement dit, il représente le décalage de trésorerie entre :
- les dépenses engagées,
- les stocks,
- les factures clients en attente de règlement,
- et les délais de paiement fournisseurs.
Le BFR évolue avec l’activité : plus une entreprise se développe, plus son besoin de financement peut augmenter.
Et lorsqu’il est mal maîtrisé, il peut rapidement fragiliser la trésorerie.
Positif ou négatif : ce que cela signifie
Deux situations existent :
Un BFR positif
L’entreprise doit financer le décalage de trésorerie lié à son activité.
Un BFR négatif
L’exploitation génère suffisamment de ressources pour financer l’entreprise elle-même.
L’objectif n’est donc pas uniquement de suivre son chiffre d’affaires, mais aussi de mesurer combien de cash reste immobilisé dans le fonctionnement quotidien.
Une question simple a d’ailleurs été posée pendant cette session :
À combien de jours de chiffre d’affaires estimez-vous votre BFR ?
Réduire son BFR : des actions concrètes et immédiates
Bonne nouvelle : le BFR se pilote.
Et surtout, son optimisation repose souvent davantage sur des process efficaces que sur des investissements lourds.
Trois leviers principaux ont été évoqués :
1. Réduire les stocks
Mieux piloter les approvisionnements et les niveaux de stock pour éviter l’immobilisation inutile de trésorerie.
2. Raccourcir les délais clients
Structurer les relances et sécuriser les encaissements afin d’accélérer l’entrée du cash.
3. Allonger les délais fournisseurs
Négocier intelligemment avec ses partenaires tout en restant un payeur fiable.
Le pilotage du BFR est avant tout une question d’organisation et de discipline opérationnelle.
Le stock : un sujet souvent sous-estimé
Le stock ne doit pas être vu comme un bloc unique.
Il se compose notamment :
- des matières premières,
- des encours de production,
- des produits finis.
Chaque catégorie possède ses propres enjeux et doit être analysée différemment.
Au cours de cette session, Evelyne a partagé une méthodologie concrète et simple pour optimiser au maximum la gestion des stocks et limiter le cash immobilisé.
Pour piloter, il faut mesurer
Impossible d’améliorer ce que l’on ne mesure pas.
Trois indicateurs clés ont donc été mis en avant :
- le taux de rotation des stocks,
- le délai de règlement clients,
- le délai de règlement fournisseurs.
Des données essentielles pour suivre la santé financière de son exploitation et identifier rapidement les axes d’amélioration.
La suite du programme
Rendez-vous la semaine prochaine pour le troisième épisode de cette série : le plan de trésorerie.
Un outil souvent perçu comme un simple tableau… mais qui peut rapidement devenir un véritable réflexe de pilotage pour les dirigeants.